BUREAU_VERITAS_DEU_2025 2025
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1.1Présentation générale du Groupe
Mission
Bureau Veritas est un leader mondial dans les services de test, inspection et certification, connus sous le nom de « TIC ». Le Groupe favorise le renforcement de la confiance entre entreprises, autorités et consommateurs. Sa mission consiste à réduire les risques de ses clients et à améliorer leurs performances. Il les accompagne aussi dans les innovations répondant à des enjeux de qualité, de santé, de sécurité et de développement durable.
Avec 198 ans d’expérience, Bureau Veritas est reconnu pour son expertise, son impartialité, son intégrité et son indépendance.
Les services proposés par Bureau Veritas visent à assurer la conformité des produits, des actifs ou des systèmes de gestion. Ils se basent sur des normes et réglementations en matière de qualité, santé, sécurité, environnement et responsabilité sociale (QHSE).
Selon les besoins des clients et les exigences réglementaires, normatives ou contractuelles, Bureau Veritas intervient de différentes manières :
- ●en tant que « tierce partie », agissant de façon indépendante pour établir des rapports et certificats attestant la conformité de produits, actifs, systèmes, services ou organisations ;
- ●en tant que « seconde partie », travaillant pour le compte et sous la direction de ses clients afin de mieux contrôler la chaîne d’approvisionnement ;
- ●en tant que « première partie », pour le compte de clients qui souhaitent une assistance afin d’établir ou d’améliorer la conformité de leurs produits, actifs, systèmes et services.
Les services délivrés par Bureau Veritas répondent à six axes de création de valeur pour ses clients :
Délivrer un permis d’exploitation
Les entreprises doivent prouver qu’elles se conforment à de multiples normes et réglementations. Bureau Veritas les aide en leur fournissant une expertise approfondie des normes applicables à leurs secteurs. En tant que tierce partie indépendante, Bureau Veritas vérifie que les entreprises respectent ces normes. Cela leur permet de mener et développer leurs activités conformément aux exigences réglementaires, tant locales qu’internationales. Ainsi, elles obtiennent et conservent les autorisations nécessaires à l’opération de leurs activités, délivrées par les autorités publiques.
Faciliter les échanges commerciaux
Le commerce international dépend de tierces parties pour certifier que les biens échangés respectent les critères de qualité et de quantité stipulés dans les contrats commerciaux. Bureau Veritas joue un rôle clé dans le cadre de ces transactions. Le Groupe teste les matériaux, vérifie la conformité des biens aux spécifications contractuelles et valide les quantités. Les échanges de matières premières, par exemple, se basent sur des certificats émis par des entreprises telles que Bureau Veritas.
Accéder aux marchés mondiaux
Les biens d’équipement et les produits grand public doivent répondre aux normes nationales et internationales pour être vendus dans un pays spécifique. Ces normes constituent des barrières techniques au commerce au sens de l’OMC. Les entreprises conçoivent et fabriquent leurs produits et équipements en respectant les normes de plusieurs pays. Elles s’appuient sur Bureau Veritas pour effectuer les tests et optimiser le plan de test. Ceci vise à accélérer la mise sur le marché de leurs produits.
Réduire les risques
Gérer les risques liés à la qualité, la santé, la sécurité, l’environnement et la responsabilité sociale augmente l’efficacité et les performances des organisations. Bureau Veritas aide ses clients à identifier et maîtriser ces risques. Cette assistance s’étend de la conception à la réalisation et jusqu’au décommissionnement de leurs projets.
Maîtriser les coûts
Les méthodes de contrôle, d’inspection et d’audit de seconde ou de tierce partie permettent aux entreprises de comprendre l’état réel de leurs actifs. Elles permettent également de lancer de nouveaux projets et produits en toute confiance. Les entreprises sont ainsi assurées de maîtriser les coûts, les délais et la qualité. Pendant l’exploitation, les inspections contribuent à optimiser la maintenance et à prolonger la durée de vie des équipements industriels.
Protéger les marques
L’essor de l’utilisation des réseaux sociaux a transformé la gestion des marques mondiales. Ces dernières peuvent rapidement être affectées par une défaillance de l’un des acteurs de leur chaîne d’approvisionnement ou de distribution. Bureau Veritas aide les entreprises à mieux gérer ces risques. Elles bénéficient ainsi des analyses d’un acteur mondial reconnu et impartial.
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1.3L’industrie du TIC
À la connaissance du Groupe, il n’existe aucun rapport exhaustif couvrant ou traitant des marchés sur lesquels il intervient. En conséquence, et sauf indication contraire, les informations figurant dans la présente section sont des estimations du Groupe, fournies à titre indicatif, qui ne constituent pas des données officielles. Le Groupe ne donne aucune garantie sur le fait qu’un tiers utilisant d’autres méthodes pour réunir, analyser ou compiler des données de marché aboutirait au même résultat. De plus, les concurrents du Groupe pourraient définir ces marchés d’une façon différente.
1.3.1Un marché estimé à près de 300 milliards d’euros
Les services associés aux domaines de la qualité, de la sécurité, de la performance, du développement durable et de la responsabilité sont regroupés sous l’appellation « TIC » (Test, Inspection, Certification). Ils englobent plusieurs types d’activités : des mesures sur site aux vérifications de données, en passant par les inspections sur la chaîne d’approvisionnement. Ces activités peuvent être réalisées à toute étape de la chaîne d’approvisionnement, dans tous les secteurs de l’économie, par des acteurs de la sphère publique ou privée.
La taille du marché du TIC est fonction de la valeur des produits et des actifs et du risque associé. L’intensité du TIC d’un produit ou d’un actif correspond à la part de la valeur de ce produit ou de cet actif consacré aux activités de contrôle afférentes. Elle s’inscrit généralement dans une fourchette comprise entre 0,1 % et 0,8 %. La valeur du marché du TIC est déterminée en multipliant l’intensité du TIC par le montant des dépenses allouées aux biens et produits et réalisées par les fabricants, les opérateurs, les acheteurs et les vendeurs.
Les fluctuations du marché sont liées à des facteurs économiques tels que l’inflation, l’activité économique mondiale ou encore les échanges internationaux. En utilisant cette approche, Bureau Veritas a estimé la taille du marché du TIC mondial à près de 300 milliards d’euros. Cette estimation prend en compte les facteurs externes tels que le volume d’investissement par marché et la valeur de la production de biens et services.
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1.4La stratégie et les objectifs du Groupe
1.4.1Les atouts du Groupe
Le Groupe bénéficie d’un réseau international performant
Bureau Veritas jouit d’un vaste réseau mondial comprenant plus de 1 500 bureaux et laboratoires situés dans près de 140 pays à travers le monde.
Le Groupe est fortement implanté dans les pays aux économies matures qui disposent d’un cadre réglementaire solide et dans lesquels il est reconnu pour son expertise technique et ses modèles de production modernes.
Le Groupe est également bien établi dans certaines économies en rapide développement où il s’assure une croissance durable. Au fil du temps, il s’est bâti une forte présence locale dans ces régions et poursuit son expansion en y ouvrant de nouveaux bureaux et laboratoires.
L’envergure du réseau du Groupe est un atout essentiel qui lui permet d’apporter valeur et différenciation à différents niveaux :
- ●sur le plan commercial, cela lui permet de proposer des services aux grands comptes et de gagner ainsi d’importants contrats internationaux qui représentent une part de plus en plus conséquente des activités ;
- ●sur le plan opérationnel, le Groupe tire parti de sa taille pour améliorer sa rentabilité. Il réalise des économies d’échelle grâce au partage des bureaux, des fonctions support et des ressources informatiques, à la répartition des coûts liés au développement de nouveaux services, et à la standardisation des procédures d’inspection sur une base plus large.
L’organisation en pôles régionaux permet à Bureau Veritas de diffuser efficacement les connaissances, le support technique et la force de vente et de bénéficier d’effets d’échelle.
Une forte image d’expertise technique et d’intégrité
Bureau Veritas a bâti avec succès une entreprise d’envergure mondiale grâce à sa réputation historique en matière d’expertise technique, de qualité et d’intégrité. Cette réputation constitue l’un de ses principaux actifs et un réel avantage compétitif.
Une expertise technique reconnue par les autorités et de multiples organismes d’accréditation
Au fil des années, Bureau Veritas a acquis une expertise dans de multiples domaines techniques, ainsi qu’une connaissance approfondie des environnements réglementaires. Le Groupe est aujourd’hui accrédité en tant que seconde ou tierce partie pour le compte d’un grand nombre d’autorités délégataires et d’organismes d’accréditation nationaux et internationaux. Il veille en permanence à entretenir, renouveler et étendre son portefeuille d’accréditations et d’agréments. Les autorités et organismes en question le soumettent régulièrement à des contrôles et des audits afin de s’assurer que ses procédures, les qualifications de ses collaborateurs et ses systèmes de gestion sont conformes aux exigences des normes, règles et réglementations concernées.
Les valeurs de qualité et d’intégrité ancrées dans la culture et les procédures du Groupe
Intégrité, éthique, impartialité et indépendance font partie des valeurs fondamentales de Bureau Veritas. Non seulement façonnent-elles la réputation de la marque, mais elles renforcent aussi sa valeur aux yeux des clients.
Elles constituent en outre le point d’ancrage du travail effectué par la profession du TIC en 2003, sous la direction du TIC Council (une association internationale représentant les sociétés indépendantes du secteur TIC), qui a conduit à l’élaboration du premier Code d’éthique du Groupe, publié en octobre 2003 et régulièrement mis à jour depuis.
Un modèle de croissance rentable soutenu par une forte génération de trésorerie
La structure financière de Bureau Veritas repose sur des bases solides qui présentent quatre caractéristiques essentielles :
- 1.Deux grands moteurs de croissance :
- ●la croissance organique, de l’ordre de 8,2 % depuis 2022(1),
- ●des acquisitions stratégiques.
- 2.Un modèle de croissance rentable, avec une marge opérationnelle ajustée à 16,3 % en 2025. Cela témoigne de la capacité du Groupe à gérer efficacement ses activités et à rester rentable.
- 3.Une génération de flux de trésorerie disponible régulière, avec une moyenne de plus de 715 millions d’euros ces cinq dernières années. Cette performance est le fruit d’importants efforts de suivi et d’optimisation de la trésorerie et de la liquidité, notamment au niveau du besoin en fonds de roulement.
- 4.Une politique disciplinée d’allocation de capital :
- ●la dette nette est maintenue à un niveau largement inférieur aux ratios bancaires,
- ●le Groupe doit disposer des liquidités nécessaires pour financer des acquisitions potentielles et continuer à verser des dividendes à ses actionnaires.
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1.5Présentation des activités
1.5.1Marine & Offshore
Chiffre d’affaires du groupe
Résultat opérationnel ajusté du Groupe
Accompagner et certifier le secteur maritime et offshore
Dans le secteur maritime, la mission principale de Bureau Veritas consiste à vérifier la conformité des navires et des unités offshore selon des règles de classification. Ces dernières portent essentiellement sur la solidité et la fiabilité des équipements. La mission de vérification s’associe souvent à une mission de certification réglementaire indispensable à l’exploitation des navires. Ces certificats sont exigés par les assureurs maritimes et contrôlée par les autorités portuaires lors de l’arrivée d’un navire.
Le Groupe est membre de l’Association internationale des sociétés de classification (IACS). Cette association regroupe les principales sociétés de classification mondiales classant environ 90 % de la flotte maritime internationale. Le reste de la flotte mondiale est classé par de plus petites sociétés ou n’est pas classé du tout.
Par ailleurs, il est crucial de garantir aux opérateurs d’unités offshore que ces dernières respectent des standards de sécurité, de qualité et de conformité réglementaire. Les services de l’activité Marine & Offshore de Bureau Veritas aident à l’application de ces réglementations. Ils contribuent aussi à une réduction des risques, à l’allongement de la durée de vie des actifs et à la préservation de l’environnement maritime.
Le Groupe intervient tout au long du cycle de vie des navires
Le Groupe intervient dès la construction des navires, avec l’approbation des plans, la supervision des inspections sur les chantiers navals, ainsi que le contrôle des matériaux et des équipements. Par la suite, des inspections périodiques sont réalisées tout au long de la vie du navire pour assurer une surveillance continue.
Bureau Veritas propose également une gamme complète de services techniques, dont la gestion de l’intégrité des actifs. Il assure la veille réglementaire, la détermination des normes applicables et la gestion des relations avec les autorités. Le Groupe informe ses clients sur les processus de conformité et assure la revue de conception et d’exécution des projets.
Au fil du temps, Bureau Veritas a élargi son offre vers l’expertise après accident, l’évaluation des risques pour l’industrie offshore, les enquêtes sur les accidents en mer, le conseil en opérations de sauvetage et de renflouement d’épaves. En 2018, la création de Bureau Veritas Solutions Marine & Offshore (BV Solutions M&O) a renforcé cette diversification.
En 2025, 47 % du chiffre d’affaires de l’activité Marine & Offshore du Groupe provenait de la certification des navires en construction, le reste étant lié à la surveillance des navires en service et aux services complémentaires.
Bureau Veritas s’adapte aux besoins d’une flotte diversifiée
Bureau Veritas occupe la première position mondiale en nombre de navires classés, et la sixième position en tonnage, confirmant le renforcement continu de sa part de marché et de son influence dans le secteur.
Le Groupe est reconnu pour son expertise sur tous les segments du transport maritime : vraquiers, navires-citernes, porte-conteneurs, transporteurs de gaz, navires à passagers, navires militaires et remorqueurs.
Son savoir-faire s’étend aussi aux équipements offshore conçus pour l’exploration et l’exploitation des champs gaziers et pétroliers côtiers ou en eau profonde : plateformes fixes ou flottantes, navires de support, navires de forage ou équipements sous-marins.
Bureau Veritas est aussi l’acteur de premier plan pour les navires à haute technicité. Cela inclut les navires propulsés ou transportant du gaz naturel liquéfié (GNL).
Le Groupe accompagne l’industrie maritime dans ses innovations, du transport dans l’Arctique aux chaînes d’approvisionnement en GNL. Il propose des solutions et notations adaptées à la sécurité à bord et aux évolutions technologiques, notamment pour les carburants alternatifs et l’autonomie embarquée.
Un réseau mondial au service de la réactivité
Pour répondre aux besoins de ses clients du secteur maritime, Bureau Veritas s’appuie sur un réseau mondial de plus de 3 000 experts répartis dans 90 pays. Le Groupe dispose de 19 bureaux locaux d’approbation de plans proches des clients, et d’un réseau de 180 stations de contrôle avec des experts qualifiés dans les principaux ports du monde.
Cette organisation permet d’effectuer les inspections à la demande, sans retarder les activités des navires et des armateurs, garantissant ainsi un service de proximité, de qualité et réactif.
Bureau Veritas évolue dans un secteur dynamique
La flotte mondiale maintient sa croissance
Le commerce maritime est en croissance depuis le début des années 2000, hormis l’année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19.
À la fin 2025, le carnet de commandes mondial représentait environ quatre années de commandes(10). La demande concerne notamment les porte-conteneurs, les vraquiers et les pétroliers.
Une clientèle diversifiée et fidèle
- ●les armateurs ;
- ●les chantiers de construction navale dans le monde entier ;
- ●les fabricants d’équipements et de composants ;
- ●les compagnies pétrolières et leurs contractants spécialisés dans l’ingénierie, la fourniture, l’installation et la mise en service d’unités de production offshore ;
- ●les assureurs, clubs P&I (Protection & Indemnity – Assurance de protection et d’indemnisation) et avocats.
Évolution du carnet de commandes
Évolution de la flotte en service du Groupe
Une offre Bureau Veritas adaptée à un marché en mutation
Le contexte réglementaire est en évolution
L’évolution rapide du contexte réglementaire international dans le domaine de la sécurité maritime et de la protection de l’environnement crée des opportunités et un dynamisme pour les sociétés de classification. Voici quelques exemples :
- ●Réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) : avec le renforcement des normes environnementales adoptées sous l’égide de l’OMI (Organisation maritime internationale) et de l’Union européenne, les navires neufs et existants doivent améliorer leur performance énergétique. Bureau Veritas peut jouer un rôle crucial en certifiant la conformité aux nouvelles normes EEXI et CII.
- ●Fit for 55 Package de l’Union européenne : ces mesures s’alignent sur l’objectif de réduction des émissions de GES de l’Union européenne d’au moins 55 % d’ici 2030 dans le cadre du pacte vert européen. Bureau Veritas offre des services d’audit, d’inspection et de certification pour aider les entreprises maritimes à se conformer aux normes entrées en vigueur en 2024 et 2025.
- ●Convention BWM (Ballast Water Management) adoptée dans le cadre de l’OMI : cette réglementation en vigueur depuis 2017 accroît le rôle des sociétés de classification dans la certification des systèmes de gestion des eaux de ballast. Depuis septembre 2024, les navires doivent être équipés d’un système de traitement des eaux de ballast.
- ●Recyclage des navires : la convention internationale de Hong Kong, entrée en vigueur en juin 2025, et la réglementation européenne offrent des opportunités dans les services d’inspection et de certification relatifs à l’inventaire des matières dangereuses (IHM) à bord des navires en vue de leur recyclage.
- ●Réglementation concernant les navires de navigation intérieure transportant des matières dangereuses : Bureau Veritas fait partie des sociétés de classification reconnues par l’Union européenne.
- ●Cyber résilience : la réglementation unifiée dans le cadre de l’IACS (Association internationale des sociétés de classification) adresse les règles de classification en matière de cyber résilience des navires, des systèmes et des équipements à bord. Une révision de la réglementation est entrée en vigueur en juillet 2024.
- ●MRV (Monitoring, Reporting and Verification) et DCS (Data Collection System) : l’UE et l’OMI ont mis en place des réglementations sur la surveillance, la déclaration et la vérification des émissions de dioxyde de carbone et la collecte des données sur la consommation de fioul des navires. Ces règles visent à conduire des efforts de décarbonation plus poussés dans le secteur maritime. BV M&O propose des services de vérification des plans de suivi et des données fournies par les armateurs.
- ●Code polaire et prohibition du fioul lourd : le Code polaire, ou « recueil de règles obligatoires pour les navires exploités dans les eaux polaires », élaboré par l’OMI, est entré en vigueur en janvier 2017. L’OMI a décidé par ailleurs de la prohibition de l’utilisation du fioul lourd de propulsion en zone Arctique depuis le 1er janvier 2024.
- ●Code international de sécurité pour les navires transportant du personnel industriel (code IP) : il vise à assurer la sécurité des personnes transportées pour travailler sur des installations offshore, y compris des parcs éoliens, et est entré en vigueur le 1er juillet 2024. L’objectif est de fournir des normes de sécurité minimales pour les navires transportant du personnel industriel, ainsi que pour le personnel lui-même, et d’aborder les risques spécifiques des opérations maritimes dans les secteurs de l’offshore et de l’énergie, comme les opérations de transfert de personnel.
- ●Les prescriptions de la convention SOLAS, entrée en vigueur au 1er janvier 2026, relatives aux appareils de levage et aux accessoires amovibles.
En tant que société de classification et de certification, le Groupe est bien positionné pour aider les acteurs du secteur maritime à naviguer dans ce paysage réglementaire complexe et changeant.
Le secteur est en transformation vers un modèle plus durable
Le secteur maritime se transforme sous l’impulsion de la transition énergétique et des réglementations internationales qui visent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette évolution entraîne une demande accrue de navires à faible empreinte carbone, alimentés par des carburants alternatifs (GNL, méthanol, GPL) et des technologies innovantes telles que la propulsion éolienne et le captage du carbone (CCUS). Fin 2025, plus de la moitié des commandes de navires neufs étaient ainsi basées sur des systèmes à double carburant.
Du côté du marché offshore, on observe une augmentation significative des investissements d’acteurs du domaine pétrolier dans le secteur de l’éolien, à la fois posé et flottant.
Dans le cadre de sa stratégie LEAP | 28, et en tant que leader de la transition énergétique maritime, Bureau Veritas accompagne ses clients dans la décarbonation de leur flotte. Il offre une expertise reconnue et promeut des solutions et la classification de navires bas carbone en soutenant l’adoption de technologies innovantes. Grâce à des solutions digitales avancées, telles que les jumeaux numériques, il optimise les inspections et la maintenance, tout en réduisant l’empreinte carbone.
- ●l’élaboration de standards pour les nouveaux carburants et technologies ;
- ●le développement de solutions pour améliorer l’efficacité opérationnelle ;
- ●le suivi des émissions carbone et la certification des performances environnementales ;
- ●les services de conseil pour la construction durable et la sécurité et la santé de l’équipage ;
- ●les solutions de cycle de vie de l’éolien onshore et offshore.
Cette approche renforce le rôle de partenaire clé joué par Bureau Veritas pour accompagner la transition du secteur maritime vers un modèle plus durable.
Accompagner les clients au-delà du cadre réglementaire et de la conformité
La croissance du Groupe et de ses marques s’appuie sur le développement continu de services à forte valeur ajoutée, particulièrement pertinents dans le contexte actuel de transition énergétique. Face aux enjeux de durabilité, les acteurs du secteur maritime recherchent des solutions innovantes pour concevoir et exploiter leurs navires de façon responsable.
C’est dans cette dynamique que Bureau Veritas Solutions Marine & Offshore (BV Solutions M&O), entité indépendante du Groupe, propose un accompagnement technique spécialisé. Son expertise en ingénierie et modélisation permet aux clients d’évaluer et de comparer différentes options technologiques, renforçant ainsi la prise de décision éclairée.
L’expansion internationale récente de BV Solutions M&O, notamment en Australie et en Corée, témoigne de la demande croissante pour ce type de services. L’organisation se distingue par ses études de risques et de faisabilité autour de l’intégration de nouveaux carburants comme l’hydrogène, l’ammoniac ou le méthanol, et des systèmes de propulsion vélique, qui occupent une place centrale dans le débat sur la décarbonation maritime. En outre, BV Solutions M&O développe des prestations axées sur la stratégie GES, destinées aussi bien aux armateurs qu’aux institutions financières, pour analyser globalement les flottes et envisager divers scénarios de gestion. Cette approche cohérente et transversale répond aux défis majeurs du secteur, permettant aux parties prenantes de s’engager durablement dans la transition énergétique.
Bureau Veritas partage son expertise avec le secteur
Le Groupe partage régulièrement son expertise technique et sa vision à travers des publications de référence destinées à éclairer et guider les acteurs du secteur :
- ●Livres blancs sur les carburants alternatifs (Alternative Fuels Outlook) et sur la décarbonation maritime (Decarbonization Trajectories – Sharing Expertise: realistic approaches to shipping’s decarbonization) ;
- ●Rapport technologique consacré à l’électrification du transport maritime (Maritime Electrification: Charting the Course), qui explore les leviers et conditions d’adoption de ces technologies ;
- ●L’ouvrage Toward a Sustainable Blue Economy signé par Matthieu de Tugny, Président de Bureau Veritas Marine & Offshore, illustre la vision d’une industrie maritime capable de penser différemment, de concilier grandes ambitions et exécution pragmatique, et de faire de la décarbonation un moteur de transformation durable.
La digitalisation de l’offre répond aux enjeux du secteur maritime
La performance est une préoccupation au cœur de la classification digitale
La révolution numérique s’accélère dans l’industrie maritime. Bureau Veritas Marine & Offshore est à la pointe de cette évolution, en intégrant la technologie dans la classification des navires et des unités offshore. Ces innovations permettent des gains de temps et de coûts, une meilleure sécurité, ainsi qu’une optimisation de la maintenance et des opérations.
- ●La classification 3D transforme la revue de conception et le suivi de construction des navires et unités offshore grâce à un modèle numérique partagé. Ce système favorise la collaboration entre bureaux d’études, chantiers navals et Bureau Veritas. Il permet des ajustements en temps réel, une efficacité accrue et une coordination optimale entre tous les intervenants du projet.
- ●Les inspections à distance, combinées à l’utilisation de drones, offrent une flexibilité nouvelle pour effectuer des vérifications sans déplacement d’inspecteurs à bord. Ce procédé améliore la sécurité du personnel, réduit les coûts de transport et facilite les contrôles dans des zones difficiles d’accès. Il permet aussi d’assurer une meilleure préparation et flexibilité des opérations pour les clients.
- ●Grâce à l’intelligence artificielle et aux dernières générations de drones équipés de LIDAR, Bureau Veritas crée des modèles 3D ultra précis des espaces inspectés. Ces « nuages de points » permettent d’identifier et localiser les défauts, comme la corrosion, dans un outil collaboratif (Augmented Surveyor 3D) qui aide les clients à planifier efficacement la maintenance et la réparation de leurs équipements.
- ●L’application Connect My Systems simplifie l’échange automatique de grandes quantités de données, comme celles liées au voyage et à la consommation de fioul, ou à la maintenance des équipements. Ce partage permet aux armateurs d’optimiser la gestion de leur flotte, d’adapter leurs opérations et de se rapprocher de leurs objectifs de réduction d’émissions. À terme, l’accumulation des données permettra d’évoluer vers des schémas optimisés et prédictifs, basés sur des analyses de risques spécifiques, source d’économies de temps et d’argent.
Une navigation intelligente qui contribue à la décarbonation du secteur maritime
Les sociétés de classification jouent un rôle important en facilitant la transition vers une navigation intelligente. Elles aident les acteurs maritimes à mettre en place de nouveaux outils d’automatisation et de connectivité, de nouvelles fonctions intelligentes et à gérer des processus sur la base de données de qualité. L’introduction de fonctions intelligentes à bord des navires joue un rôle clé pour des opérations plus performantes, plus sûres et pour accompagner la transition vers la décarbonation.
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1.6Accréditations, agréments et autorisations
Pour l’exercice de ses activités, le Groupe bénéficie de nombreuses autorisations d’exercer ou Licences To Operate – LTO (ci-après les « Autorisations ») qui prennent des formes diverses selon les pays ou les activités concernées : accréditations, agréments, délégations, reconnaissances officielles, certifications ou notifications. Ces Autorisations émanent, selon les cas, d’États, d’autorités publiques ou privées, d’organismes nationaux ou internationaux.
Division Marine & Offshore (M&O)
Bureau Veritas est un membre certifié et fondateur de l’Association internationale des sociétés de classification (IACS), qui réunit les douze plus importantes sociétés internationales de classification. Au niveau européen, Bureau Veritas est un « organisme reconnu » dans le cadre du règlement (CE) 391/2009 du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 établissant des règles et normes communes concernant les organismes habilités à effectuer l’inspection et la visite des navires. Bureau Veritas est également un organisme autorisé au titre de la Directive 2014/90/UE du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 relative aux équipements marins. Enfin, Bureau Veritas est actuellement titulaire de plus de 150 délégations émanant d’administrations maritimes nationales.
Ces accréditations, agréments et autorisations permettent à Bureau Veritas Marine & Offshore de fournir des services de classification et de certification de la plus haute qualité à ses clients dans le secteur maritime. Ils attestent de la compétence et de la fiabilité du Groupe dans ce domaine d’activité stratégique.
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1.7Recherche, développement, innovation,
brevets et licencesBureau Veritas s’engage activement dans la recherche et l’innovation pour renforcer sa position sur le marché et explorer de nouvelles opportunités. Voici un aperçu des initiatives majeures du Groupe :
- ●Collaborations technologiques : dans la foulée de son Move to Cloud, à l’occasion duquel il a optimisé son portefeuille applicatif, Bureau Veritas exploite désormais les possibilités offertes par AWS pour développer des outils d’intelligence artificielle et améliorer la gestion de sa donnée. Après le déploiement début 2025 de son agent conversationnel maison (Jules), qui s’appuie sur les LLM mis à disposition par les partenaires d’AWS, permettant la mise en place de génération à enrichissement contextuel (RAG, en anglais), l’entreprise a lancé l’interface avec ses applications métiers par le biais d’intégrations API à la demande. En ciblant les cas d’usage les plus pertinents, Bureau Veritas s’assure d’une intégration raisonnée et responsable de l’intelligence artificielle dans ses processus ;
- ●Partenariats stratégiques : des accords sont conclus avec diverses entreprises pour explorer des technologies et des segments spécifiques. En novembre 2025, Bureau Veritas a renforcé son engagement dans la transition énergétique du secteur maritime en signant une déclaration de coopération avec la Coalition des nouvelles énergies afin d’accélérer le développement de technologies nucléaires appliquées aux usages maritimes. Ce partenariat vise à faire progresser des solutions de propulsion innovantes, sûres et bas carbone, contribuant à l’émergence de systèmes énergétiques de nouvelle génération pour le transport maritime. À travers cette collaboration, Bureau Veritas confirme son rôle clé dans la décarbonation du secteur et sa capacité à accompagner le développement d’écosystèmes énergétiques de haute technologie ;
- ●Cybersécurité : la participation aux travaux avec l’European Cyber Security Organisation souligne l’importance accordée à cette thématique, en adéquation avec les objectifs de la Commission européenne ;
- ●Projets collaboratifs : la participation à des projets financés par des institutions comme le Fonds unique interministériel et à des appels à projets européens souligne l’engagement du Groupe dans des initiatives à grande échelle. Bureau Veritas a par exemple également rejoint CleanHyPro. Ce projet présente les caractéristiques suivantes :
- ●consortium de 28 partenaires issus des fabricants d’équipement d’origine (OEM) et des organisations de recherche et de technologie,
- ●co-financé par l’Union européenne, avec pour mission principale de diriger l’innovation dans les technologies et les matériaux d’électrolyse. Le périmètre de Bureau Veritas inclut le développement d’un label de qualité sur le cœur de l’électrolyse stack, offrant une transparence sur la technologie et des gages de qualité, fiabilité et performance du produit. Ce dernier aspect concerne la fiabilité, les effets du vieillissement, l’efficacité et les critères de durabilité ;
- ●Hydrogène et énergies renouvelables : en rejoignant l’Hydrogen Council et en participant activement aux comités de normalisation ISO et CEN, le Groupe démontre son intention de soutenir et de façonner l’avenir des énergies propres ;
- ●Digitalisation : Bureau Veritas est conscient de la nécessité d’évoluer vers des offres plus numériques, d’où les efforts pour développer de nouveaux concepts tels que l’inspection et l’audit du futur ;
- ●Innovation continue : face aux évolutions rapides du marché du TIC, le Groupe investit constamment pour s’adapter et répondre aux besoins changeants des clients. Bureau Veritas est résolument tourné vers l’avenir, avec une démarche proactive en matière de recherche et d’innovation pour rester à la pointe de son industrie. Voici quelques exemples concernant cette démarche :
- ●développement de l’intelligence artificielle (IA) pour les nouvelles techniques d’inspection (IA reconnaissance de formes et technologies 3D) et pour l’utilisation des règles et données techniques (IA de traitement du langage naturel),
- ●refonte des outils de production en une plateforme collaborative digitale ouverte aux clients, en tirant parti des solutions de gestion du cycle de vie des produits (partenariat avec Aras Innovator),
- ●développement continu des services de classification pour soutenir la numérisation des expéditions maritimes grâce à des notations intelligentes, développées conjointement avec les clients et fournisseurs de solutions digitales,
- ●Bureau Veritas renforce ses compétences en modélisation numérique avec l’intégration des technologies de Building Information Modeling (BIM) et de jumeaux numériques, soutenue par l’acquisition du groupe IDP. Ces solutions améliorent la coordination, la gestion des données, la visualisation 3D et le cycle de vie des projets de construction et d’infrastructures. Elles accélèrent aussi la décarbonation et l’optimisation opérationnelle de ces actifs afin de garantir des infrastructures plus sûres, durables et résilientes.
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1.8Systèmes d’information
- ●Elle établit l’architecture technologique du Groupe. Elle fixe les standards pour les applications et l'’infrastructure sur toutes les activités et zones géographiques ;
- ●Elle sélectionne et gère les solutions intégrées pour toutes les unités du Groupe. Ces solutions incluent la messagerie, les outils de collaboration et divers systèmes (ERP finance, gestion de la clientèle, ressources humaines, production) ;
- ●Elle s’assure que toutes les infrastructures et solutions du Groupe sont disponibles et sécurisées ;
- ●Elle coordonne la relation du Groupe avec ses principaux fournisseurs d’équipements, logiciels, télécommunications et services.
La Direction s’appuie sur six centres régionaux : en Amérique du Nord et latine, en Europe, en France, en Afrique, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Ces centres fournissent divers services aux pays de leurs continents.
De plus, un centre de services global en Inde centralise certains processus de support. En 2025, les dépenses liées aux systèmes d’information représentaient 4 % du chiffre d’affaires du Groupe.
(1)Moyenne pondérée de la croissance organique du Groupe sur la période 2022 à fin 2025(2)Tailles illustratives des éléments graphiques(3)À fin décembre 2025.(4)Les émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 sont calculées sur une période de 12 mois allant de janvier à décembre 2025. Les émissions pour le quatrième trimestre 2025 sont estimées sur la base du quatrième trimestre 2024, en tenant compte de tout événement majeur susceptible d'avoir un impact sur les émissions au cours de cette période.(5)TAR : taux total d’accidents (nombre d’accidents avec et sans arrêt de travail x 200 000 / nombre d’heures travaillées).(6)Proportion de femmes du Comité exécutif à la Bande III (grade interne correspondant à un poste de direction) dans le Groupe (nombre de femmes en équivalent temps plein occupant un poste de direction / nombre total d’équivalents temps plein occupant des postes de direction).(7)Taux de Croissance Annuel Moyen.(8)À taux constant.(9)(Flux net de trésorerie généré par l’activité – remboursement des dettes de location + impôt sur les sociétés) / résultat opérationnel ajusté.(10)Sources : Clarkson -
2.1Informations générales (ESRS 2)
Depuis 1828, Bureau Veritas agit en tant que créateur de confiance entre les entreprises, les gouvernements et la société, et est un garant indépendant et impartial de la parole de ses clients.
Identité
Bureau Veritas est un leader mondial des essais, de l’inspection et de la certification. Créé en 1828, le Groupe emploie environ 82 000 collaborateurs dans plus de 1 500 bureaux et laboratoires dans le monde entier. Bureau Veritas aide ses clients à améliorer leurs performances, en offrant des services et des solutions innovantes pour s’assurer que leurs actifs, produits, infrastructures et processus répondent aux normes et réglementations relatives à la qualité, la santé, la sécurité, la protection de l’environnement et la responsabilité sociale.
-
2.2Informations environnementales
2.2.1Taxonomie
Le présent reporting sur la taxonomie verte européenne est réalisé selon les exigences du règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2020 qui établit un cadre visant à favoriser les investissements durables et du règlement délégué (UE) 2021/2178 de la Commission du 6 juillet 2021, modifié par le règlement délégué (UE) 2023/2486 du 27 juin 2023 et par le règlement délégué 202/73 du 4 juillet 2025, précisant le contenu et la présentation des informations à publier.
2.2.1.1Contexte
Le règlement sur la taxonomie vise à flécher les financements vers des activités qui contribuent de manière significative à la réalisation d’un ou plusieurs des six objectifs environnementaux suivants :
- ●l’atténuation du changement climatique ;
- ●l’adaptation au changement climatique ;
- ●l’utilisation durable et la protection de l’eau et des ressources marines ;
- ●la transition vers une économie circulaire ;
- ●la prévention et la réduction de la pollution ;
- ●la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
Des actes délégués établissent les critères d’examen technique permettant de déterminer les conditions pour qu’une activité économique puisse prétendre contribuer de manière substantielle à l’un des objectifs du règlement et de déterminer si cette activité économique ne cause pas de préjudice significatif à l’un des autres objectifs environnementaux.
- ●elles contribuent substantiellement à un ou plusieurs des objectifs environnementaux ;
- ●elles ne causent de préjudice important à aucun des objectifs environnementaux ;
- ●elles sont exercées dans le respect des garanties minimales ; et
- ●elles sont conformes aux critères d’examen technique établis par la Commission européenne.
2.2.1.2Méthodologie de reporting
L’association professionnelle des organismes de vérification de conformité (TIC Council), dont Bureau Veritas est membre, a publié un guide sur le reporting de la taxonomie pour le secteur du TIC (Testing, Inspection, Certification). Ce guide précise notamment les services éligibles à la taxonomie.
Les services TIC sont regroupés en quatre catégories selon leur niveau d’éligibilité à la taxonomie :
- ●les services éligibles à la taxonomie :
- ●Niveau 1 : services TIC explicitement mentionnés dans les actes délégués de la taxonomie,
- ●les services non éligibles à la taxonomie :
- ●Niveau 2 : services TIC implicitement inclus dans des activités contributives à la taxonomie,
- ●Niveau 3 : autres services TIC contribuant substantiellement à un ou plusieurs objectifs environnementaux,
- ●Niveau 4 : services TIC ne contribuant pas aux objectifs environnementaux.
Services éligibles et/ou Contributifs
Réf. Activité
économiqueActivité économique
Services TIC éligibles et/ou contributifs
CCA 6.13
Infrastructure pour la mobilité personnelle, logistique cycliste
- ●Contrôle technique des infrastructures de mobilité personnelle (routes, ponts et tunnels) ;
- ●Inspection de sécurité des installations de recharge électrique pour les vélos ;
- ●Inspections des chargeurs électriques.
CCA 6.14
Infrastructures de transport ferroviaire
Services fournis aux infrastructures ferroviaires électriques :
- ●Contrôles techniques et inspections de sécurité ;
- ●Gestion de projets et gestion d’actifs ;
- ●Essais des composants et structures ferroviaires.
CCA 6.15
Infrastructures de transport routier et de transports publics
Services liés aux transports routiers et publics :
- ●Contrôles techniques et inspections de sécurité ;
- ●Gestion de projets et gestion d’actifs ;
- ●Essais des matériaux, composants et structures.
CCA 6.16
Infrastructure pour le transport par voie d’eau
Services liés au transport par voie d’eau :
- ●Contrôle technique réglementaire et inspections de sécurité ;
- ●Gestion de projet et gestion des actifs ;
- ●Essais des matériaux, des composants et des structures.
CCA 9.1
Activités d’ingénierie et services de conseil technique dédiés à l’adaptation au changement climatique
- ●Assistance technique pour l’adaptation au changement climatique ;
- ●Services d’aménagement urbain.
CCA 9.3
Conseil pour la gestion des risques physiques liés
au climat et l’adaptation- ●Évaluations de l’impact du changement climatique ;
- ●Conseil pour l’adaptation au changement climatique ;
- ●Conseil pour la gestion des risques physiques.
CCM 6.13
Infrastructure pour la mobilité personnelle,
logistique cycliste- ●Contrôle technique des infrastructures de mobilité personnelle (routes, ponts et tunnels) ;
- ●Inspection de sécurité des installations de recharge électrique pour les vélos ;
- ●Inspections des chargeurs électriques.
CCM 6.14
Infrastructures de transport ferroviaire
Services fournis aux infrastructures ferroviaires électriques :
- ●Contrôles techniques et inspections de sécurité ;
- ●Gestion de projets et gestion d’actifs ;
- ●Essais des composants et structures ferroviaires.
CCM 6.15
Infrastructures permettant un transport routier et un transport public à faible émission de carbone
- ●Inspections des stations de recharge pour véhicules électriques (SRVE). Contrôles des transports urbains électriques et zones de gestion de la pression. Inspections des stations de réapprovisionnement en hydrogène.
CCM 6.16
Infrastructure permettant un transport maritime
à faible émission de carbone- ●Contrôle technique des infrastructures permettant un transport maritime à faible émission de carbone ;
- ●Inspections réglementaires de sécurité des infrastructures permettant un transport maritime à faible émission de carbone.
CCM 7.3
Installation, entretien et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique
- ●Inspections périodiques des installations/équipements de chauffage, de ventilation et de climatisation ;
- ●Contrôles techniques des travaux d’optimisation de l’efficacité énergétique ;
- ●Certification d’expert en fluides frigorigènes.
CCM 7.4
Installation, entretien et réparation des bornes
de recharge pour véhicules électriques dans les bâtiments (et les espaces de stationnement attenants aux bâtiments)- ●Selon les critères de SC (Substantial Contribution Criteria).
CCM 7.5
Installation, entretien et réparation d’instruments et de dispositifs de mesure, de régulation et de contrôle des performances énergétiques des bâtiments
- ●Selon les critères de SC (Substantial Contribution Criteria).
CCM 7.6
Installation, entretien et réparation de technologies liées aux énergies renouvelables
- ●Contrôles et inspections des projets menés dans les domaines de l’éolien, de l’eau chaude et du solaire photovoltaïque.
CCM 9.3
Services professionnels liés à la performance énergétique des bâtiments
- ●Évaluation de la performance énergétique des bâtiments.
CE 3.2
Rénovation de bâtiments existants
- ●Diagnostic structurel – Contrôles amiante.
- ●Catégorisation des déchets – Plans de sécurité.
CE 3.4
Entretien des routes et autoroutes
- ●Inspections d’infrastructures ;
- ●Études d’entretien.
CE 3.5
Utilisation du béton dans le génie civil
- ●Tests de béton.
PPC 2.4
Assainissement des sites et zones contaminés
- ●Tests environnementaux.
WTR 1.1
Fabrication, installation et services associés pour les technologies de contrôle des fuites permettant la réduction et la prévention des fuites dans les réseaux d’alimentation en eau
- ●Configuration et installation de technologies de contrôle des fuites.
WTR 4.1
Fourniture de solutions informatiques/opérationnelles pilotées par les données pour la réduction des fuites
- ●Configuration et installation de technologies de contrôle des fuites.
CCA : Adaptation au changement climatique.
CCM : Atténuation du changement climatique.
CE : Économie circulaire.
PPC : Prévention et réduction de la pollution.
WTR : Eau et ressources marines.
2.2.1.3Reporting 2025 de Bureau Veritas
La préparation du reporting taxonomie est assurée par un comité qui rassemble les fonctions Finance, Opérations, Systèmes et RSE. Ce comité revoit et valide la méthode de reporting utilisée et vérifie les données collectées.
Le reporting de Bureau Veritas est présenté selon les recommandations du guide sur le reporting de la taxonomie de l’association professionnelle des organismes de vérification de conformité (TIC Council) révisé en 2026.
- ●le présent état porte sur la part du chiffre d’affaires, des Capex et des Opex associés à des activités éligibles/non éligibles et alignées/non alignées ;
- ●les activités qui seraient éligibles au titre de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation au changement climatique sont reportées uniquement au titre de l’atténuation du changement climatique pour éviter tout risque de double comptage ;
- ●éligibilité : seules les activités de niveau 1 sont reportées comme éligibles ;
- ●alignement :
- ●SC (Substantial Contribution Criteria) :
- ●les critères des contributions substantielles des activités auxquelles le service TIC est associé s’appliquent aux activités TIC,
- ●la collecte des informations demandées dans les contributions substantielles est d’une grande difficulté compte tenu du nombre important de clients concernés. En conséquence, seules les activités sans critère de contribution substantielle sont considérées comme alignées dans le présent reporting ;
- ●DNSH (Do No Significant Harm) :
- ●aucune activité reportée ne doit causer de préjudice aux autres objectifs environnementaux (article 17 du règlement Taxonomie),
- ●les exigences des DNSH des activités auxquelles le service TIC est associé ne s’appliquent que lorsqu’elles sont pertinentes, comme cela est recommandé dans la FAQ du 19 décembre 2022 de la Commission européenne,
- ●les exigences des DNSH définies dans l’annexe A (Generic Criteria for DNSH to Climate Change Mitigation) de l’acte délégué pour l’atténuation du changement climatique s’appliquent ;
- ●Garanties minimales (safeguards) :
- ●les garanties minimales reposent sur quatre piliers :
- ●Droits humains
- La politique des droits humains de Bureau Veritas et le rapport sur le devoir de vigilance assurent le respect des droits humains par Bureau Veritas dans ses opérations, ses filiales et sa chaîne de valeur (voir sections 2.3.1.2 – B (Respect des droits humains, dont les sujets relatifs au travail forcé et au travail des enfants) et 2.4.4 – Le plan de vigilance, du présent Document d’enregistrement universel),
- ●Corruption
- Le Code d’éthique de Bureau Veritas qui fait l’objet d’audits internes et externes réguliers assure le respect par Bureau Veritas des attendus en matière de lutte contre la corruption (voir section 2.4.1 – Conduite des affaires, du présent Document d’enregistrement universel),
- ●Fiscalité
- Bureau Veritas veille à la conformité de ses activités aux lois et règlements en matière de lutte contre l’évasion fiscale et s’attache à exercer ses activités dans le strict respect des réglementations fiscales en vigueur (voir section 2.1.2.5 – Lutte contre l’évasion fiscale du présent Document d’enregistrement universel),
- ●Compétition loyale
- Le Code d’éthique de Bureau Veritas qui fait l’objet d’audits internes et externes réguliers couvre le respect des pratiques d’affaires loyales (voir section 2.4.1 – Conduite des affaires et culture d’entreprise, du présent Document d’enregistrement universel) ;
- ●Droits humains
- ●Bureau Veritas réalise ses activités dans le respect des principes directeurs de l’OCDE à l’attention des entreprises multinationales et des principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, y compris des principes et des droits fixés par les huit conventions fondamentales citées dans la déclaration de l’Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail et de la charte internationale des droits de l’Homme (article 18 du règlement Taxonomie). Voir sections 2.1.3.1 (Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur), 2.4.1 (Conduite des affaires) et 2.3.1.2-B (Respect des droits humains, dont les sujets relatifs au travail forcé et au travail des enfants), du présent Document d’enregistrement universel ;
- ●Absence en 2025 de cas majeurs de condamnations en lien avec le droit de travail, ne remettant pas en cause le respect des garanties minimales par Bureau Veritas.
- ●les garanties minimales reposent sur quatre piliers :
- ●SC (Substantial Contribution Criteria) :
Le reporting est présenté selon les exigences de l’annexe 8 de la réglementation sur la taxonomie européenne et du règlement délégué (UE) 2020/852 de la Commission.
Chiffre d’affaires
- ●le chiffre d’affaires est extrait de l’outil de gestion du Groupe (FLEX), permettant d’assurer la traçabilité des montants déclarés. L’éligibilité de chaque affaire est étudiée au travers de critères définis pour trois attributs :
Le chiffre d’affaires total pris en compte pour le calcul des indicateurs taxonomiques suit les principes comptables de la norme IFRS 15 et correspond au « chiffre d’affaires et frais de mission refacturés aux clients » .
- ●Les critères d’éligibilité et d’alignement retenus sont ceux définis dans le guide de la profession (Taxonomy Guidelines de TIC Council 2026).
Chiffre d’affaires éligible et aligné par objectif environnemental
La part du chiffre d’affaires retenu de Bureau Veritas éligible à la taxonomie en 2025 est de 6,6 %.
Part du chiffre d’affaires total, éligible et aligné
Part du chiffre d’affaires total - Exercice 2025
Capex
En 2025, les dépenses d’investissement liées à des actifs ou à des processus associés à des activités économiques pouvant être considérées comme durables sur le plan environnemental au titre des annexes I et II du règlement de la taxonomie comprennent :
- ●les contrats de location (bureaux, laboratoires et véhicules) (IFRS 16) :
- ●le montant des baux de bureaux ou de laboratoires signés en 2025,
- ●les contrats de leasing de véhicules de société signés en 2025.
- ●les immobilisations corporelles (terrain, bâtiment ou équipement) (IAS 16) ;
- ●les immobilisations incorporelles (logiciels, brevets…) (IAS 38).
Détail des Capex
Capex
Montant 2025 (en millions d’euros)
%
Montant 2024 (en millions d’euros)
%
Baux de bureaux ou de laboratoires
98,1
30 %
108,8
21 %
Contrats de leasing d’équipements et véhicules de société
74,9
23 %
64,4
12 %
Total Capex éligible (numérateur)
173,0
53 %
173,2
33 %
Immobilisations corporelles (terrain, bâtiment ou équipement)
114,0
35 %
152,5
29 %
Immobilisations incorporelles (logiciels, brevets…)
37,4
12 %
198,1
38 %
Total Capex (dénominateur)
324,3
100 %
523,8
100 %
Ces Capex sont mis à disposition des activités de Bureau Veritas sans discernement. Ne disposant pas des moyens pour quantifier la part des Capex alignés, Bureau Veritas considère que l’ensemble de ces Capex est non aligné.
Bureau Veritas n’a pas pu conduire une analyse complète d’alignement de ses Capex avec la taxonomie de l’UE pour les raisons suivantes :
- 1.Critères d’alignement non vérifiables : critères techniques de sélection (DNSH). L’absence de données granulaires au niveau des projets de Capex ne permet pas de vérifier le respect des critères Do No Significant Harm (ne causer aucun préjudice significatif), notamment en matière d’impacts environnementaux secondaires ;
- 2.Traçabilité des fournisseurs : les Capex étant alloués sans discernement aux différentes activités du Groupe, il n’est pas possible de tracer les chaînes d’approvisionnement associées et de vérifier leur conformité aux critères de durabilité ;
- 3.Documentation et certification : l’absence de documentation standardisée au niveau des projets limite la capacité à démontrer l’alignement avec les critères techniques spécifiques de chaque activité économique éligible.
Cette approche est conforme à la FAQ no 13 relative au règlement délégué – article 8 (décembre 2022, publié au Journal officiel en octobre 2023), qui reconnaît que lorsque les informations nécessaires pour évaluer l’alignement ne sont pas disponibles ou vérifiables, les Capex doivent être classés comme non alignés.
Opex
Les dépenses d’Opex comprennent les dépenses d’exploitation liées à des actifs ou à des processus, associés à des activités économiques pouvant être considérées comme durables sur le plan environnemental. Ceci comprend les postes suivants :
- ●la recherche et développement pour 5,0 millions d’euros ;
- ●les locations de courte durée pour 45,6 millions d’euros ;
- ●la maintenance et les réparations d’actifs pour 116,5 millions d’euros.
Détail des Opex
Opex
Montant 2025 (en millions d’euros)
%
Montant 2024 (en millions d’euros)
%
Recherche et développement
5,0
3 %
4,9
3 %
Locations de courte durée
45,6
27 %
50,5
30 %
Total Opex contributifs (numérateur)
50,6
30 %
55,4
32 %
Maintenance et réparation d’actifs
116,5
70 %
115,2
68 %
Total Opex (dénominateur)
167,1
100 %
170,6
100 %
Ces dépenses d’investissement représentent moins de 5 % des coûts opérationnels (salaires, sous-traitants et achats). Elles ne sont pas significatives pour le modèle économique de Bureau Veritas. Elles ne seront donc pas déclarées conformément à la règle d’exemption prévue à l’article 1.3.1.2 du règlement délégué (UE) 2021/2178 de la Commission du 6 juillet 2021.
(en millions d’euros)
Salaires (a)
Sous-
traitants (b)Achats (c)
Coûts d’expl. (a) + (b) + (c)
Opex éligible/
Coûts d’expl. (%)Coûts d’exploitation 2025 (Coûts d’expl.)
2 793
687
1 323
4 803
1,1 %
Chiffre d’affaires
Exercice N
2025
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (« critères DNSH ») (h)
Activités économiques (1)
Code (2)
Chiffre d’affaires (3)
Part du chiffre
d’affaires, année N (4)
Atténuation du
changement
climatique (5)
Adaptation
au changement
climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie
circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du
changement
climatique (11)
Adaptation au
changement
climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie
circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties
minimales (17)Part du chiffre d’affaires
aligné sur la taxonomie
(A.1) ou éligible
à la taxonomie (A.2)
année N-1 (18)
Catégorie activité
habilitante N-1 (19)
Catégorie activité
transitoire (20)M€
%
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON ; N/EL
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
%
H
T
A – Activités éligibles à la taxonomie
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
Infrastructure pour le transport ferroviaire (annexe I – 6.14)
Contrôle technique et inspection d’infrastructures de transport ferroviaire
CCM 6.14
76,6
1,1 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0,5 %
H
Services professionnels liés à la performance énergétique des bâtiments (annexe I – 9.3)
Audits de performance énergétique de bâtiments
CCM 9.3
63,9
1,0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0,6 %
H
Infrastructures permettant un
transport routier et un transport public
à faible émission de carbone
(annexe I – 6.15)Inspection de stations de recharge
de véhicules électriquesCCM 6.15
2,1
0,0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0,0 %
H
Installation, entretien et réparation des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Émission de certificats d’économie d’énergie
CCM 7.3
61,0
0,9 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0,9 %
H
Installation, entretien et réparation des technologies d’énergie
renouvelable (annexe I – 7.6)Inspection d’installations de production d’énergie renouvelable
CCM 7.6
108,4
1,6 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
1,2 %
H
Chiffre d’affaires des activités durables
sur le plan environnemental
(alignées sur la taxonomie) (A.1)312,0
4,7 %
4,7 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
3,3 %
dont habilitantes
312,0
4,7 %
4,7 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
3,3 %
H
dont transitoires
0
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
T
A.2. Activités éligibles à la taxonomie, mais non durables sur le plan environnemental (non alignées à la taxonomie) (g)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
Installation, entretien et réparation des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Inspection des équipements de chauffage, ventilation et climatisation
CCM 7.3
EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
0 %
Assainissement des sites et zones
contaminés (annexe 3 – 2.4)Tests environnementaux
PPC 2.4
121,9
1,8 %
N/EL
N/EL
N/EL
EL
N/EL
N/EL
2,0 %
Rénovation des bâtiments existants
(annexe 2 – 3.2)
Rénovation du bâtiment
CE 3.2
6,1
0,1 %
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
EL
N/EL
0,1 %
Chiffre d’affaires des activités éligibles
à la taxonomie, mais non durables
sur le plan environnemental
(non alignées sur la taxonomie) (A.1)128,0
1,9 %
0,0 %
0 %
0 %
1,8 %
0,1 %
0 %
2,1 %
Chiffre d’affaires des activités
éligibles à la taxonomie
(A.1 + A.2)440,0
6,6 %
4,7 %
0,0 %
0,0 %
1,8 %
0,1 %
0,0 %
5,5 %
B – Activités non éligibles à la taxonomie
Chiffre d’affaires des activités
non éligibles à la taxonomie6 241,3
93,4 %
Total (A + B)
6 681,3
100 %
CapEx
Exercice N
2025
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (« critères DNSH ») (h)
Activités économiques (1)
Code (2)Capex (3)
Part des Capex,
année N (4)
Atténuation du
changement
climatique (5)
Adaptation au
changement
climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie
circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du
changement
climatique (11)
Adaptation au
changement
climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie
circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties
minimales (17)Part des Capex alignée
sur la taxonomie (A.1)
ou éligible à la
taxonomie (A.2) année
N-1 (18)
Catégorie activité
habilitante N-1 (19)
Catégorie activité
transitoire (20)M€
%
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
%
H
T
A – Activités éligibles à la taxonomie
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
Infrastructures pour le transport ferroviaire (annexe I – 6.14)
Contrôle technique et inspection d’infrastructures de transport ferroviaire
CCM 6.14
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Services professionnels liés à la performance énergétique des bâtiments (annexe I – 9.3)
Audits de performance énergétique de bâtiments
CCM 9.3
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Infrastructure permettant un
transport routier et un transport public
à faible émission de carbone
(annexe I – 6.15)Inspection de stations de recharge
de véhicules électriquesCCM 6.15
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Installation, entretien et réparation
des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Émission de certificats d’économie d’énergie
CCM 7.3
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Installation, entretien et réparation
des technologies d’énergie
renouvelable (annexe I – 7.6)Inspection d’installations de production d’énergie renouvelable
CCM 7.6
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Capex des activités durables sur le plan environnemental
(alignées sur la taxonomie) (A.1)0
0 %
0,0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
dont habilitantes
0
0 %
0,0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
dont transitoires
0
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
T
A.2. Activités éligibles à la taxonomie, mais non durables sur le plan environnemental (non alignées à la taxonomie) (g)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
Installation, entretien et réparation
des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Inspection des équipements de chauffage, ventilation et climatisation
CCM 7.3
0
0,0 %
EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
0 %
Acquisition et propriété de bâtiments
CCM 6.5
98,1
30,2 %
EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
20,8 %
Transport par route – Acquisition et propriété de véhicules
CCM 7.7
74,9
23,1 %
EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
N/EL
12,3 %
Capex des activités éligibles
à la taxonomie, mais non durables
sur le plan environnemental
(non alignées sur la taxonomie) (A.1) (1)173,0
53,3 %
53,3 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
33,1 %
CapEx des activités éligibles
à la taxonomie (A.1 + A.2)173,0
53,3 %
53,3 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
33,1 %
B – Activités non éligibles à la taxonomie
Capex des activités
non éligibles à la taxonomie151.4
46,7 %
Total (A + B)
324.3
100 %
- (1)Une erreur d’allocation des Capex éligibles à la taxonomie de l’UE a été identifiée pour les années antérieures. Cette erreur a été corrigée en 2025 avec le reclassement des baux commerciaux et leasings de véhicules électriques aux activités appropriées (7.7, 6.5 - CCM).
OpEx
Exercice N
2025
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (« critères DNSH ») (h)
Activités économiques (1)
Code (2)
Opex (3)
Part des Opex,
année N (4)
Atténuation du
changement
climatique (5)
Adaptation au
changement
climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie
circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du
changement
climatique (11)
Adaptation au
changement
climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie
circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties
minimales (17)Part des Opex alignée
sur la taxonomie (A.1)
ou éligible à la
taxonomie (A.2) année
N-1 (18)
Catégorie activité
habilitante N-1 (19)
Catégorie activité
transitoire (20)M€
%
OUI/NON
N/ELOUI/NON
N/ELOUI/NON
N/ELOUI/NON
N/ELOUI/NON
N/ELOUI/NON
N/ELOUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
OUI/NON
%
H
T
A – Activités éligibles à la taxonomie
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
Infrastructures pour le transport ferroviaire (annexe I – 6.14)
Contrôle technique et inspection d’infrastructures de transport ferroviaire
CCM 6.14
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Services professionnels liés à la performance énergétique des bâtiments (annexe I – 9.3)
Audits de performance énergétique de bâtiments
CCM 9.3
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Infrastructure permettant un
transport routier et un transport public
à faible émission de carbone
(annexe I – 6.15)Inspection de stations de recharge
de véhicules électriquesCCM 6.15
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Installation, entretien et réparation
des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Émission de certificats d’économie d’énergie
CCM 7.3
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Installation, entretien et réparation
des technologies d’énergie
renouvelable (annexe I – 7.6)Inspection d’installations de production d’énergie renouvelable
CCM 7.6
0
0 %
OUI
NON
NON
NON
NON
NON
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
Opex des activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie) (A.1)
0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
dont habilitantes
0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
H
dont transitoires
0
0 %
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
OUI
0 %
T
A.2. Activités éligibles à la taxonomie, mais non durables sur le plan environnemental (non alignées à la taxonomie) (g)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
EL ; N/EL (f)
Installation, entretien et réparation
des équipements d’efficacité
énergétique (annexe I – 7.3)Inspection des équipements de chauffage, ventilation et climatisation
CCM 7.3
0
0 %
EL
N/EL
N/EL
0 %
Assainissement des sites et zones
contaminés (annexe 3 – 2.4)Tests environnementaux
PPC 2.4
0
0 %
N/EL
N/EL
N/EL
0 %
Rénovation des bâtiments existants
(annexe 2 – 3.2)
Rénovation du bâtiment
CE 3.2
0
0 %
N/EL
N/EL
N/EL
0 %
Opex des activités éligibles
à la taxonomie, mais non durables
sur le plan environnemental
(non alignées sur la taxonomie) (A.1)0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
OpEx des activités éligibles
à la taxonomie (A.1 + A.2)0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
B – Activités non éligibles à la taxonomie
Opex des activités non éligibles à la taxonomie
167,1
100 %
100 %
Total (A + B)
167,1
100 %
100 %
-
2.3Informations sociales
2.3.1Personnel (S1)
2.3.1.1Stratégie
Intérêts et opinions des parties prenantes (S1. SBM-2)
Les intérêts, points de vue et droits des parties prenantes du Groupe guident la stratégie et le modèle économique de Bureau Veritas à travers un certain nombre de priorités. Ces priorités contribuent à assurer au Groupe un personnel capable d’atteindre les objectifs de croissance grâce à la création de solutions innovantes, à la fourniture de conseils et de connaissances d’experts et au respect strict des normes éthiques lors de la fourniture des services aux clients du Groupe. Ces priorités se reflètent également dans la stratégie des ressources humaines du Groupe et alimentent les trois politiques clés de cette stratégie : attirer, engager et développer.
Les actions découlant de la stratégie des ressources humaines s’inscrivent dans le cadre du plan stratégique LEAP | 28 de Bureau Veritas, qui fixe 2028 comme échéance principale. Bureau Veritas cartographie précisément les horizons temporels de chaque action en identifiant :
- ●les jalons intermédiaires permettant de structurer la mise en œuvre ;
- ●une traçabilité claire des progrès tout au long de la période.
Les trois composantes de la stratégie des ressources humaines du Groupe assurent l’exécution de la stratégie par le biais de politiques, processus, systèmes et initiatives qui reflètent les intérêts, les opinions et les droits des collaborateurs du Groupe. Cela comprend :
- ●une offre d’emplois sûrs et durables ;
- ●une main-d’œuvre diversifiée et une culture inclusive ;
- ●la formation continue et le développement de carrière ;
- ●un fort engagement des collaborateurs ;
- ●un environnement de travail sûr ;
- ●le respect des droits humains, y compris les droits sociaux.
Chacune de ces composantes bénéficie d’une feuille de route temporelle spécifique, avec des objectifs et jalons définis à court terme (1 an), moyen terme (2-5 ans) et long terme (horizon 2028 et au-delà), afin d’assurer une responsabilité claire et une traçabilité mesurable des progrès.
Impacts, risques et opportunités significatifs et leurs interactions avec la stratégie et le modèle économique (S1. SBM-3)
IMPACTS, risques et opportunités significatifs réels et potentiels liés aux effectifs du Groupe
Thème
Sous-thème
IMPACT(S)
RISQUE(S)
OPPORTUNITE(S)
Conditions de travail
Sécurité de l’emploi
Positif/réel
Un emploi insuffisamment sécurisé a un impact négatif sur le revenu durable et stable des employés, entraînant ainsi du stress et une baisse du niveau de vie. Un emploi sécurisé en revanche donne aux employés une meilleure qualité de vie, une santé mentale plus saine et une bonne santé physique.
Conditions de travail
Temps de travail
Positif/réel
Les exigences des activités de l’entreprise nécessitant de longues heures de travail peuvent avoir un impact négatif sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Réel
Baisse de la productivité et de la capacité à attirer, retenir et engager les talents.
Conditions de travail
Salaires décents
Potentiel
Des salaires inadéquats pourraient entraîner des dommages à la réputation, des réclamations juridiques, des coûts de main-d’œuvre plus élevés, un turnover et un désengagement des employés.
Conditions de travail
Dialogue social/existence de comités d’entreprise/droits des travailleurs à l’information, à la consultation et à la participation
Liberté d’association/
négociation collective, y compris la proportion de travailleurs couverts par des conventions collectivesPositif/réel
Un dialogue social et une négociation collective insuffisants ont un impact sur l’engagement des employés et de la communauté locale et, dans certains cas, sur la qualité de vie.
Réel
Ne pas favoriser un environnement qui soutient les droits des travailleurs et le dialogue social chez Bureau Veritas pose des risques de baisse de productivité, de turnover élevé, de problèmes de conformité, de perturbations opérationnelles, de dommages à la réputation et de défis de recrutement.
Conditions de travail
Équilibre entre vie professionnelle et vie privée
Négatif/potentiel
Les exigences des activités de Bureau Veritas, comme les horaires irréguliers et les missions sur les sites des clients, peuvent perturber l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée de ses employés, avec un impact sur leurs familles et leurs communautés locales.
Conditions de travail
Santé et sécurité
Positif/réel
Les activités de tests et d’inspections de Bureau Veritas exposent ses employés à des risques de santé et de sécurité.
Égalité de traitement et égalité des chances pour tous
Égalité de genre et égalité de rémunération pour un travail de valeur égale
Négatif/potentiel
Les pratiques actuelles de salaires du Groupe peuvent entretenir les inégalités de traitement entre les genres, ce qui peut affecter la cohésion sociale et les moyens de subsistance des femmes en raison des écarts de salaire.
Réel
Ne pas s’attaquer aux disparités de rémunération peut engendrer des risques de réputation, financiers et opérationnels, comme un risque de non-conformité, des problèmes de climat social et une baisse de productivité.
Égalité de traitement et égalité des chances pour tous
Formation et développement des compétences
Positif/réel
Assurer des opportunités de formation équitables est nécessaire pour garantir l’égalité des chances de développement personnel, professionnel et de carrière.
Égalité de traitement et égalité des chances pour tous
Emploi et inclusion des personnes en situation de handicap
Négatif/potentiel
L’inadéquation des postes ou de l’environnement de travail de Bureau Veritas pour les personnes en situation de handicap, ainsi que leur sous-représentation dans ses effectifs, peuvent avoir des impacts sociétaux négatifs.
Égalité de traitement et égalité des chances pour tous
Mesures de lutte contre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail
Négatif/potentiel
Des mesures internes insuffisantes prises par Bureau Veritas pour lutter contre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail pourraient avoir un impact physique et psychologique néfaste sur ses employés. Cela pourrait à son tour entraîner des conséquences sur la réputation pour les clients, les partenaires et les talents actuels/futurs de l’entreprise.
Égalité de traitement et égalité des chances pour tous
Diversité
Négatif/réel
Un accent insuffisant mis sur la diversité et l’inclusion compromettrait la confiance et la satisfaction des employés, des communautés et des actionnaires, car le Groupe ne reflèterait pas la diversité de ses parties prenantes ou ne tirerait pas parti des avantages d’une main-d’œuvre diversifiée et d’une culture inclusive. Cela a également un impact sur la capacité des groupes les plus sous-représentés à obtenir un emploi durable. Une égalité de traitement ainsi qu’une égalité des chances permet une plus grande diversité des effectifs, tout en permettant aux minorités d’avoir des parcours professionnels enrichis.
Réel
Négliger la diversité et l’inclusion peut entraîner des risques de réputation, de performance et financiers, comme des problèmes potentiels de non-conformité, une innovation insuffisante, une capacité réduite à attirer et à retenir les talents et le désinvestissement des clients.
Autres droits liés au travail
Travail des enfants et travail forcé
Réel
Ne pas prévenir le travail des enfants et le travail forcé comporte des risques de réputation, juridiques et de conformité qui pourraient gravement nuire aux normes éthiques et la confiance du public envers Bureau Veritas.
Autres droits liés au travail
Protection
de la vie privéeRéel
La protection de la vie privée représente un enjeu matériel pour Bureau Veritas au regard des risques importants d’exposition du Groupe. Les défaillances en matière de conformité RGPD, les failles de sécurité des données et les pratiques inadéquates de gestion de l’information constituent des vecteurs de risque majeurs : violations de données affectant collaborateurs et clients, amendes réglementaires substantielles, contentieux légaux, détérioration de la réputation et perte de contrats. Renforcer la protection de la vie privée est essentiel pour réduire ces expositions au risque et permettre au Groupe d’opérer efficacement dans un environnement numérique sécurisé et conforme.
La fréquence des incidents de travail significatifs négatifs, relatifs notamment à la sécurité de l’emploi, dépend de divers facteurs, tels que la conjoncture économique, et est de ce fait impossible à déclarer.
Ces impacts, risques et opportunités sont liés au modèle d’affaires du Groupe et notamment aux dimensions suivantes :
- ●la nécessité pour le Groupe de disposer d’une main-d’œuvre hautement qualifiée pour répondre à l’évolution des besoins et des attentes des clients du Groupe ;
- ●l’avantage concurrentiel en termes de productivité que le Groupe tire d’une main-d’œuvre engagée ;
- ●l’innovation et la créativité du personnel, ainsi que la diversité de celui-ci grâce auxquelles le Groupe développe des solutions pour ses clients et pour ses propres opérations ;
- ●une marque forte, en tant qu’entreprise et employeur, et des pratiques d’inclusion, de concertation et de sécurité, que le Groupe utilise pour attirer et fidéliser ses collaborateurs et ses clients, et pour réaliser ses projets de croissance.
Les collaborateurs du Groupe concernés par ces impacts, ces risques et ces opportunités sont principalement ses salariés et non-salariés.
Salariés : les salariés sont majoritairement en contrat de travail à durée indéterminée. En raison de la spécificité de certaines activités, Bureau Veritas utilise également des contrats de travail à durée déterminée et à heures non garanties.
Les collaborateurs non-salariés (ESRS S1– Effectifs propres) : les collaborateurs non salariés du Groupe représentent une part non significative par rapport aux salariés. Ces collaborateurs comprennent principalement des travailleurs indépendants (freelances) et des collaborateurs intervenant directement pour Bureau Veritas sous sa responsabilité directe.
- ●Travaillent sous la responsabilité de la Direction de Bureau Veritas ;
- ●Appliquent les politiques et processus de Bureau Veritas ;
- ●Disposent d’une autonomie technique et organisationnelle ;
- ●Interviennent directement dans les opérations du Groupe.
À ce jour, le Groupe ne centralise pas les dossiers de ces non-salariés. Pour cette raison, les informations fournies à la section 2.3.1 – Personnel du présent Document d’enregistrement universel ne concernent que les salariés, sauf indication contraire.
2.3.1.2Gestion des impacts, des risques et des opportunités
I – Politiques et actions (S1-1)
Le Groupe a conçu et mis en place une stratégie de ressources humaines dont le fil rouge est « Sécurité et bien-être ». Elle a pour but de gérer les impacts, risques et opportunités significatifs réels et potentiels liés aux effectifs du Groupe. Elle s’articule autour de trois politiques clés : « Compétences stratégiques », « Expérience des employés » et « Évolution de carrière ». Sa conception s’appuie en partie sur des témoignages d’employés au travers d’initiatives telles que l’enquête annuelle d’engagement.
L’impact de cette stratégie est mesuré par les retours des employés via les enquêtes d’engagement, les retours des employés lors des réunions avec les managers et les discussions avec les représentants des employés. Cette stratégie est communiquée aux employés par les managers du Groupe et par des communications centralisées. La Directrice des Ressources humaines est responsable de la mise en œuvre des politiques au niveau du Groupe, pour une réalisation des actions clés avant fin 2028.
3 politiques clés
Fil rouge
Compétences stratégiques
Expérience des employés
Évolution de carrière
Sécurité et bien-être
- ●Attraction stratégique des talents
- ●Rémunération compétitive et juste, avec équité salariale
- ●Retour des employés
- ●Culture inclusive
- ●Mixité des effectifs :
- ●un équilibre femmes/hommes
- ●une représentation ethnique variée
- ●des personnes en situation de handicap
- ●des personnes s’identifiant comme LGBT+
- ●des employés intergénérationnels
- ●des vétérans militaires
- ●des employés des Premières Nations
- ●des personnes ayant des responsabilités familiales
- ●Environnement de travail sans harcèlement
- ●Respect des droits humains, dont les sujets relatifs au travail forcé et au travail des enfants
- ●Plan de formation, de développement professionnel et de développement du leadership
- ●Apprentissages techniques, de compétences professionnelles et qualifications reconnues par des tiers
- ●Intégration
- ●Développement de carrière et mobilité interne
- ●Formation, communication et engagements avec des employés
- ●Sécurité et bien-être
Bureau Veritas identifie les actions nécessaires et appropriées en réponse aux impacts négatifs réels ou potentiels sur ses effectifs, en se basant sur des indicateurs de suivi des risques de ces impacts et en consultant ses employés et/ou leurs représentants. Ce suivi et cette consultation permettent notamment d’évaluer si les pratiques de l’entreprise n’ont pas d’impacts négatifs importants sur ses employés.
Thématiques des impacts, risques et opportunités significatifs réels et potentiels liés aux effectifs du Groupe
Sécurité de l’emploi
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Évolution de carrière
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants sur les changements prévus et sur les expériences passées des employés ;
- ●Plans de remédiation : montée en compétences et reconversion des employés.
- ●Développement de carrière et mobilité interne
- ●Apprentissages techniques, compétences professionnelles et qualifications reconnues par des tiers
40
Nombre d’heures de formation par employé
95 %
% d’employés participant à une évaluation de performance
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Temps de travail
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
Sécurité et bien-être
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants sur les changements prévus et sur les expériences passées des employés ;
- ●Plans de remédiation : modifications des heures de travail et des missions prévues pour les clients du Groupe.
- ●Retours des employés
- ●Formation, communication et engagement avec les employés (sécurité et bien-être)
76
Taux d’engagement des collaborateurs mesuré lors de l’enquête annuelle d’engagement (2)
0,23
TAR : nombre d’accidents avec et sans arrêt de travail x 200 000 / nombre d’heures travaillées
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
(2) Bureau Veritas utilise le taux d’engagement comme indicateur transversal mesurant l’efficacité globale de ses politiques RH. L’enquête d’engagement comprend 24 questions listées ci-dessous couvrant plusieurs domaines. Les plans d’actions des thématiques des impacts, risques et opportunités sont mesurés par une ou plusieurs questions de l’enquête. Par exemple, le plan d’action sur la formation, communication et engagement avec les employés (sécurité et bien-être) est mesuré par plusieurs questions de l’enquête dont le climat de sécurité, l’éthique, le rôle modèle, la communication de la direction, le retour, l’inclusion, la collaboration, la connexion et l’action après l’enquête. Cet indicateur capture l’impact cumulé des politiques déployées au niveau du Groupe et localement, et est complété par des indicateurs spécifiques (taux de départ volontaire, recrutement, etc.) pour une évaluation granulaire de chaque politique.
Domaine d’engagement
Perspective du collaborateur
Authenticité
J’ai le sentiment de pouvoir être moi-même au travail.
Autonomisation
Je me sens habilité(e) à prendre des décisions concernant mon travail.
But
Le travail que j’effectue pour Bureau Veritas m’apporte quelque chose.
Carrière
Chez Bureau Veritas, je dispose d’opportunités de carrière intéressantes.
Clarté du rôle
Je comprends clairement ce que l’on attend de moi dans mon poste.
Climat de sécurité
La sécurité est l’une des principales priorités ici.
Collaboration – Équipe
Les équipes œuvrant au sein de Bureau Veritas collaborent efficacement à l’obtention de résultats.
Communication des managers
Les managers font un bon travail dans leur communication avec les collaborateurs.
Développement
Chez Bureau Veritas, je dispose d’opportunités intéressantes pour apprendre et développer mon potentiel.
Éthique
Les membres du personnel de Bureau Veritas se comportent de manière éthique.
Inclusion – Équipe
Le climat qui règne dans notre équipe tient compte des différences de points de vue.
Intention de rester
Je prévois de continuer à travailler pour Bureau Veritas dans l’année qui vient.
Mobilité
Le management apporte tout son soutien aux salariés qui recherchent des postes au sein d’autres équipes ou services.
Modèle
Chez Bureau Veritas, les cadres supérieurs donnent l’exemple.
Obstacles à l’exécution
Chez Bureau Veritas, nous savons éliminer les obstacles qui freinent notre travail.
Orientation client
Bureau Veritas offre une expérience client de grande qualité appréciée de ses clients.
Perspectives
Je suis enthousiaste quant à l’avenir de Bureau Veritas.
Prise de mesures
Je suis convaincu que cette enquête débouchera sur des mesures significatives.
Quoi d’autre ?
Avez-vous d’autres idées à suggérer ?
Rapport
Je me sens proche de mes collègues.
Recommander
Je recommanderais Bureau Veritas comme un endroit où il fait bon travailler.
Reconnaissance
Je suis satisfait(e) de la reconnaissance ou des félicitations que je reçois pour mon travail.
Retour
Mon manager me fournit des feedbacks qui m’aident à améliorer mes performances.
Valeurs
Les employés de Bureau Veritas incarnent les valeurs de l’entreprise.
Salaires décents
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Compétences stratégiques
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : revues des salaires.
- ●Rémunération compétitive et juste, avec équité salariale
76
Taux d’engagement des collaborateurs (2)
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
- (2)Bureau Veritas utilise le taux d’engagement comme indicateur transversal mesurant l’efficacité globale de ses politiques RH. Le questionnaire d’engagement comprend 25 questions couvrant cinq domaines clés : (i) technique et ingénierie ; (ii) qualité et sécurité ; (iii) environnement ; (iv) transformation digitale ; et (v) ressources humaines. Cet indicateur synthétique capture l’impact cumulé des politiques déployées au niveau du Groupe et localement, et est complété par des indicateurs spécifiques (taux de départ volontaire, recrutement, etc.) pour une évaluation granulaire de chaque politique.
Dialogue social/existence de comités d’entreprise/droits des travailleurs à l’information, à la consultation et à la participation, et liberté d’association/négociation collective, y compris la proportion de travailleurs couverts par des conventions collectives
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : introduction de nouveaux processus de concertation.
- ●Retours des employés
- ●Respect des droits humains, dont les sujets relatifs au travail forcé et au travail des enfants
76
Taux d’engagement des collaborateurs
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Équilibre entre vie professionnelle et vie privée
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants, discussions avec des groupes de représentants des employés spécialisés dans la sécurité ;
- ●Plans de remédiation : modification des heures de travail et des manières de travailler.
- ●Retours des employés
- ●Cadre de bien-être
76
Taux d’engagement des collaborateurs (2)
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
- (2)Bureau Veritas utilise le taux d’engagement comme indicateur transversal mesurant l’efficacité globale de ses politiques RH. Le questionnaire d’engagement comprend 25 questions couvrant cinq domaines clés : (i) technique et ingénierie ; (ii) qualité et sécurité ; (iii) environnement ; (iv) transformation digitale ; et (v) ressources humaines. Cet indicateur synthétique capture l’impact cumulé des politiques déployées au niveau du Groupe et localement, et est complété par des indicateurs spécifiques (taux de départ volontaire, recrutement, etc.) pour une évaluation granulaire de chaque politique.
Santé et sécurité
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
Sécurité et bien-être
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants, discussions avec des groupes de représentants des employés spécialisés dans la sécurité ;
- ●Plans de remédiation : modification des heures de travail, des manières de travailler, des règles de travail et des processus à suivre pour travailler.
- ●Retours des employés
- ●Formation, communication et engagement avec les employés (sécurité et bien-être) :
- ●Règles de sécurité essentielles et principes fondamentaux de sécurité
- ●Manuel des exigences HSSE pour les sous-traitants et les travailleurs non exclusifs
76
N/A
Taux d’engagement des collaborateurs (2)
TAR : nombre d’accidents avec et sans arrêt de travail x 200 000 / nombre d’heures travaillées (3)
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
- (2)Bureau Veritas utilise le taux d’engagement comme indicateur transversal mesurant l’efficacité globale de ses politiques RH. Le questionnaire d’engagement comprend 25 questions couvrant cinq domaines clés : (i) technique et ingénierie ; (ii) qualité et sécurité ; (iii) environnement ; (iv) transformation digitale ; et (v) ressources humaines. Cet indicateur synthétique capture l’impact cumulé des politiques déployées au niveau du Groupe et localement, et est complété par des indicateurs spécifiques (taux de départ volontaire, recrutement, etc.) pour une évaluation granulaire de chaque politique.
- (3)Bureau Veritas utilise le TAR (nombre total d’accidents de travail avec ou sans arrêt rapporté aux heures travaillées) pour mesurer l’efficacité de ses actions en santé et sécurité. Cet indicateur permet de suivre l’évolution des accidents indépendamment des variations d’activité, offrant une mesure fiable de l’efficacité des actions de prévention.
Égalité de genre et égalité de rémunération pour un travail de valeur égale
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
Compétences stratégiques
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants, discussions avec des groupes d’employés sous-représentés (exemple : des femmes à des grades spécifiques) sur des sujets spécifiques ;
- ●Plans de remédiation : formation des managers et des employés, développements professionnels ciblés pour des groupes sous-représentés, révisions des salaires.
- ●Mixité des effectifs dont équilibre femmes/hommes
- ●Rémunération compétitive et juste, et équité salariale
36 %
Taux de femmes managers (band EC-II)
36 %
Taux de femmes managers (band EC-IV)
35 %
Taux de femmes dans l’ensemble des effectifs
1,0
Ratio des salaires femmes/hommes
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Formation et développement des compétences
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Évolution de carrière
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, revues annuelles de la performance et du développement des employés avec leurs managers, consultation avec des employés et/ou leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : nouveaux plans de formation, identification de nouveaux parcours et opportunités de développement de carrière.
- ●Plan de formation, de développement professionnel et de développement du leadership
- ●Apprentissages techniques, des compétences professionnelles et qualifications reconnues par des tiers
- ●Développement de carrière et mobilité interne
- ●Intégration
35 %
Index de mobilité interne
(Comité exécutif à bande IV)
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Emploi et inclusion des personnes en situation de handicap
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Compétences stratégiques
Évolution de carrière
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, discussions avec des employés en situation de handicap et leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : formation de managers et des employés, modifications des lieux et des espaces de travail, collaboration avec des associations externes.
- ●Attraction stratégique des talents (dont les personnes en situation de handicap)
- ●Plan de formation, de développement professionnel et de développement du leadership
N/A
Pourcentage d’employés enregistrés en situation de handicap (pour la France)
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Mesures de lutte contre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, discussions avec des employés sous-représentés et leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : formation de managers et des employés, communication des processus de signalement.
- ●Environnement de travail sans harcèlement
N/A
Nombre total d’incidents de discrimination, y compris de harcèlement, signalés au cours de la période considérée
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Diversité
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
- ●Dialogue : enquête annuelle sur l’engagement, discussions avec des employés sous-représentés et leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : formation de managers et des employés, campagnes de recrutement inclusives, programmes de développement ciblés.
- ●Mixité des effectifs
36 %
Pourcentage de femmes managers (band EC-II)
36 %
Pourcentage de femmes managers (band EC-IV)
35 %
Pourcentage de femmes dans l’ensemble des effectifs
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Travail des enfants et travail forcé
Politique
Processus de dialogue
et les plans de remédiation
mis en œuvrePlans d’action (1)
Cibles pour 2028
Indicateurs
Expérience des employés
- ●Dialogue : concertation avec des employés et leurs représentants ;
- ●Plans de remédiation : formation de managers et des employés, communication des codes et des règles.
- ●Respect des droits humains, dont le travail des enfants et le travail forcé
0
Nombre de problèmes et d’incidents graves en matière de droits humains liés au personnel de Bureau Veritas
0
Nombre (y compris zéro) d’incidents graves liés aux droits humains affectant des employés au cours de la période considérée, y compris une indication du nombre de cas de violation des principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, de la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail ou des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales
- (1)Les plans d’action, classés par politique, sont décrits à la suite des tableaux de chaque thématique.
Note relative à la protection des données personnelles des employés
La protection des données personnelles des collaborateurs de Bureau Veritas suit les mêmes principes et standards que ceux appliqués à la protection des données externes. Par conséquent, cette thématique est traitée de manière globale dans la section dédiée aux questions de durabilité spécifiques au secteur (section 2.5.2 – Protection des données), qui couvre l’ensemble des enjeux relatifs à la gestion et la sécurité des données au sens large, indépendamment de leur nature (données personnelles internes ou externes).
A. Compétences stratégiques
a. Attraction stratégique des talents
Afin de soutenir la continuité de l’emploi de ses collaborateurs, le Groupe s’attache à attirer en permanence des personnes qualifiées et compétentes, capables de répondre aux exigences opérationnelles et aux enjeux de croissance du Groupe. Cette démarche vise à assurer la pérennité des activités et à favoriser le développement des talents au sein de l’organisation. La planification stratégique des effectifs du Groupe utilise notamment l’analyse de données provenant des processus d’évaluation et de développement des talents ainsi que des plans de succession de Bureau Veritas, en vue d’identifier les capacités et les profils indispensables au Groupe pour atteindre les objectifs de croissance définis dans sa stratégie. Parmi ces compétences et profils figurent :
- ●les experts et responsables commerciaux pour stimuler la croissance organique ;
- ●les experts et managers en développement durable pour mettre au point et commercialiser de nouveaux services ;
- ●les compétences digitales pour accompagner la transformation des offres de services du Groupe ;
- ●les spécialistes en cybersécurité pour offrir des services améliorés d’évaluation et de conseil en matière de cybersécurité ;
- ●les experts en transformation pour alimenter les programmes de transformation ;
- ●les talents diversifiés, notamment pour parvenir à une mixité plus équilibrée parmi les managers en termes de genre, d’âge, de nationalité et de situation de handicap.
S’appuyant sur les résultats de ces analyses, les équipes de recrutement ont revu leurs stratégies de recrutement, à savoir :
- ●recourir à des plateformes de recrutement soigneusement sélectionnées ;
- ●renforcer des partenariats avec des prestataires de recrutement externes ;
- ●former les équipes et managers chargés du recrutement, notamment au recrutement inclusif ;
- ●renforcer la stratégie de marque employeur du Groupe – une marque employeur distinctive, baptisée Leave your Mark, qui met l’accent sur les opportunités offertes à ses collaborateurs d’apporter à Bureau Veritas des contributions concrètes et précieuses qui impactent la croissance durable des communautés dans lesquelles le Groupe opère ;
- ●numériser les processus d’attraction des talents, y compris en tirant parti de l’intelligence artificielle ;
- ●déployer et/ou étendre les programmes destinés aux débuts de carrières, y compris le recrutement de diplômés, les stages et l’apprentissage.
La marque employeur ainsi que les processus d’attraction, d’évaluation et de sélection des talents du Groupe visent également à recruter des personnes qui incarneront et afficheront quotidiennement les « Valeurs » et les « Absolus » du Groupe (présentés ci-dessous) ainsi que les « habitudes » du « Leadership Framework ».
b. Rémunération compétitive et juste, avec équité salariale
Des enquêtes de salaires sont régulièrement réalisées par le Groupe pour veiller à conserver un positionnement compétitif permettant à la fois d’attirer les bons candidats, de fidéliser les talents, et de rémunérer les employés conformément à leur poste.
Bureau Veritas dispose également d’accords d’intéressement et de plans d’épargne, comme en France où tous les salariés participent aux mécanismes légaux obligatoires de participation aux résultats de l’entreprise. En outre, ceux ayant une ancienneté de plus de trois mois ont, au titre de l’intéressement, un droit proportionnel à leur présence au sein du Groupe.
Le Groupe s’engage à atteindre d’ici 2028 l’équité salariale femmes/hommes en évaluant au minimum une fois par an les écarts de rémunération pour un travail égal de ses collaborateurs, en tenant compte de facteurs légitimes tels que la localisation des collaborateurs et leurs rôles et responsabilités. Cette analyse vise à identifier les écarts significatifs qui sont définis à plus de 5 % et qui ne s’expliquent pas par des facteurs légitimes. Une fois identifiés, le Groupe s’engage à mettre en place des actions correctives assorties d’échéanciers pour corriger ces écarts.
B. Expérience des employés
Retours des employés
Le Groupe mène une enquête annuelle afin d’obtenir des commentaires de la part de ses collaborateurs, puis prend les mesures nécessaires sur la base des résultats obtenus. Ces enquêtes comprennent :
- ●une enquête annuelle sur l’engagement des employés ;
- ●un dispositif d’enquêtes d’intégration pour les nouveaux arrivants. Une première enquête 30 jours après la prise de poste, suivie d’une deuxième évaluation 90 jours après ce même point de départ. Ces mesures permettent d’identifier les axes d’amélioration et de garantir une intégration de qualité au sein de l’organisation ;
- ●des enquêtes de départ envoyées aux employés sur le point de quitter Bureau Veritas ;
- ●des enquêtes thématiques spécifiques portant par exemple sur l’efficacité des communications relatives à la conduite du changement et à la nouvelle stratégie.
Culture inclusive
L’engagement du Groupe à se constituer, par l’équité, un personnel durablement diversifié et inclusif se traduit par la mise en œuvre de plans d’action et initiatives, parmi lesquels :
- ●l’une des quatre valeurs de Bureau Veritas « Ouverture d’esprit et Inclusion » (voir ci-après) repose sur la conviction que chaque talent individuel ne peut atteindre son plein potentiel que s’il ou elle est capable de s’exprimer librement et ouvertement, et que ses collaborateurs l’encouragent à s’exprimer par leurs comportements. La façon dont les collaborateurs traduisent concrètement l’ensemble des valeurs de Bureau Veritas dans leurs actes est évaluée chaque année lors de leur évaluation de performance ;
- ●le Groupe attend des managers qu’ils incarnent et diffusent cette culture inclusive en traduisant les principes du Leadership Framework dans leurs pratiques managériales. L’axe Build engaged Teams engage les managers à établir un climat de sécurité psychologique au sein de leurs équipes. Cet environnement de confiance permet aux collaborateurs de contribuer pleinement, d’exprimer des points de vue divergents et de collaborer sans crainte de représailles, favorisant ainsi l’engagement, l’innovation et l’évolution collective ;
- ●des formations(11) pour les managers co-animées par des dirigeants expérimentés, abordant les fondamentaux suivants du leadership inclusif :
- ●les comportements inclusifs pour éliminer les biais inconscients,
- ●le mentorat et le parrainage des employés identifiés sur des bases objectives,
- ●l’attraction, l’évaluation et la sélection des talents par des moyens objectifs ;
- ●des séances de sensibilisation à la santé des femmes adressées à l’ensemble des collaborateurs au Royaume-Uni ;
- ●Bureau Veritas est signataire de la Charte de la diversité en France.
Mixité des effectifs
Pour Bureau Veritas, l’atteinte d’une plus grande diversité au sein de son personnel constitue une priorité stratégique. À cette fin, le Groupe a mis en place et entend poursuivre la mise en œuvre de stratégies visant à atteindre ses objectifs en la matière. Les éléments suivants, ainsi que les stratégies qui leur sont associées, contribuent à créer un personnel diversifié :
Équilibre femmes/hommes
- ●des programmes de développement accéléré en matière de leadership pour les femmes à haut potentiel, parmi lesquels :
- ●Elevate HER – un programme mondial de développement du leadership pour les collaboratrices à fort potentiel issues de toutes les parties du monde et de toutes les activités du Groupe. L’objectif est d’offrir aux participantes des opportunités de développement accéléré par le biais de coaching individuel, de mentorat et d’activités d’apprentissage en groupe afin d’augmenter leur préparation aux postes de direction au sein de différentes entités ou divisions du Groupe,
- ●Women@BV – France. Ce programme est conçu et mis en œuvre pour accélérer le développement des collaboratrices à haut potentiel. Il comporte un mentorat assuré par les membres du leadership senior du Groupe, un accompagnement par des intervenants extérieurs sur des thématiques prioritaires, ainsi que des outils permettant à chacune de définir son propre style de leadership. Il vise également à multiplier les passerelles d’accès dans l’industrie du Groupe pour les femmes externes, notamment grâce à un partenariat avec l’organisation Elles bougent qui offre par exemple la possibilité à des adolescentes de se rendre dans les locaux de Bureau Veritas afin d’y découvrir les débouchés possibles ;
- ●les collaboratrices enceintes sont protégées contre les risques professionnels, conformément aux règles cardinales de sécurité du Groupe, et contre le licenciement, conformément aux lois et réglementations locales ;
- ●le congé parental rémunéré plus long que celui prévu par les législations locales (à noter que les conditions d’éligibilité à ces congés varient selon les pays, par exemple, aux États-Unis il faut être employé par l’entreprise depuis au moins douze mois, avoir travaillé au moins 1 250 heures au cours des douze mois consécutifs précédant immédiatement la date du début du congé, et être un employé régulier à temps plein) :
- ●au Royaume-Uni, le congé parental (maternité et paternité) offert est : pour les mères, les six premières semaines sont payées à 100 % (contre 90 % selon la loi) et les semaines 7 à 16 sont également payées à 100 % (contre 152 livres sterling par semaine selon la loi) ; les pères bénéficient quant à eux de deux semaines payées à 100 % (contre 152 livres sterling par semaine selon la loi),
- ●en Australie, tout collaborateur ayant douze mois d’ancienneté peut bénéficier d’un congé parental rémunéré s’il ou elle a la charge du nouveau-né ou de l’enfant récemment adopté comme « aidant primaire » quel que soit le format de la famille (monoparentale, duo parentale, etc.). Sa durée est de six semaines avec rémunération à taux plein, plus deux semaines de salaire si le collaborateur revient travailler au moins un mois dans l’entreprise. Un collaborateur peut par ailleurs prendre cinq jours sur sa réserve de congés pour raisons personnelles s’il n’est pas l’aidant primaire de l’enfant,
- ●aux États-Unis, le congé parental (maternité) payé par Bureau Veritas peut aller jusqu’à quatorze semaines rémunérées,
- ●en Inde, les avantages liés au congé parental ont été étendus aux pères, qui bénéficient désormais de cinq jours de congés payés,
- ●en Espagne, les employés bénéficient de plusieurs mesures de soutien familial destinées à faciliter la conciliation entre vie professionnelle et personnelle. En cas de naissance ou adoption d’un enfant, une allocation en espèces est versée lors de l’arrivée du nouvel enfant dans la famille. Les familles reçoivent également une aide financière pour les enfants scolarisés dans la tranche d’âge spécifique (6-16 ans), des allocations supplémentaires pour les enfants en situation de handicap, ainsi que des contributions spéciales en espèces pour les familles nombreuses (généralement à partir de trois enfants ou plus). Sur le plan des congés rémunérés, les mères bénéficient de douze semaines minimum de congé de maternité, auxquelles s’ajoutent cinq jours supplémentaires rémunérés au-delà de ce minimum légal, avec la possibilité de transférer une partie de ce congé au père. Enfin, une aide spécifique existe pour les victimes de violences sexistes, sous la forme d’un congé rémunéré pouvant aller jusqu’à dix jours, destiné à régler les démarches administratives, judiciaires ou médicales liées à ces violences ;
- ●les bureaux du Groupe, en France et en Espagne, proposent des salles dédiées à l’allaitement pour les femmes ;
- ●en Espagne, le Groupe a obtenu la certification GEEIS (Gender Equality European and International Standard), après examen de plusieurs critères, dont la présence de plans d’action et de pratiques spécifiques en matière de ressources humaines ;
- ●Bureau Veritas est signataire des Principes pour l’autonomisation des femmes des Nations Unies, afin de renforcer son engagement et de soutenir ses stratégies pour faire progresser l’égalité femmes/hommes et l’autonomisation des femmes au travail et, plus largement, au sein de la société ;
- ●Hinda Gharbi, Directrice Générale du Groupe, est mentor dans le programme de mentorat des Ateliers Entreprise et Mixité ainsi qu’au sein de l’organisation Equaleaders dont l’objectif est de promouvoir une meilleure mixité dans le leadership des entreprises ;
- ●Matthieu Gondallier de Tugny, Vice-Président exécutif en charge de la division Marine & Offshore de Bureau Veritas, est un membre fondateur du Comité d’étude sur la diversité (Diversity Study Council) du Forum maritime mondial (Global Maritime Forum), dont la mission consiste à élaborer une charte mondiale pour la diversité et l’inclusion propre à l’industrie maritime, devant favoriser l’accès et l’évolution des femmes dans ce secteur ;
- ●Nathalie Brunel, Vice-Présidente sales, marketing et communication – Bureau Veritas France, est membre du Conseil d’administration de l’association Elles bougent qui a pour objectif d’attirer plus de femmes vers des métiers d’ingénierie.
Une représentation de nationalités et d’ethnicités variées
- ●Bureau Veritas est également très engagé en faveur d’un renforcement constant de diversités de nationalités et d’éthnicités dans ses effectifs et veille à ce que sa culture d’entreprise permette à chacun de s’épanouir, quelle que soit son appartenance de nationalité ou ethnique. Le Groupe est présent dans 140 pays et emploie des collaborateurs de 164 nationalités différentes. Les valeurs de Bureau Veritas et son Leadership Framework s’assurent de la mise en œuvre de cet engagement en faveur du renforcement de la diversité de nationalités et d’ethnicités, notamment au sommet de l’échelle hiérarchique. Le Comité exécutif du Groupe se compose ainsi de membres de plusieurs nationalités (allemande, américaine/argentine, australienne/tunisienne, brésilienne, chinoise, espagnole, française, pakistanaise et thaïlandaise), et 36 % de ses membres ne sont pas européens.
- ●Le Groupe continue d’accroître la capacité des managers à se constituer des équipes plus diverses ainsi qu’à contribuer à renforcer la culture d’entreprise où chacune et chacun a les mêmes chances de réussir et de progresser dans sa carrière. Les initiatives prises à cet effet sont les suivantes :
- ●programmes de formation sur le leadership inclusif dont la sensibilisation aux biais inconscients, le recrutement inclusif et le mentorat/le parrainage des employés basé sur des critères objectifs,
- ●événements locaux, comme des célébrations culturelles, pour célébrer et reconnaître les différences,
- ●suivi des données relatives aux nationalités représentées au sein de l’effectif total et au sein du management, en vue d’amoindrir les disparités entre ces deux groupes.
Le Groupe s’attache constamment à créer un cadre de travail qui permette à un plus grand nombre de personnes en situation de handicap d’accéder à l’emploi. Plusieurs initiatives ciblées ont été entreprises en 2025 :
- ●en France, parmi les initiatives pour accroître l’accès à l’emploi figurent :
- ●des campagnes de communication interne en collaboration avec des consultants experts pour accroître la sensibilité de l’ensemble des collaborateurs,
- ●la participation à des événements permettant de compléter la sensibilisation : Activ’Challenge, SEEPH et DuoDay,
- ●une stratégie pour le recrutement de personnes en situation de handicap, qui comprend notamment la mise en lien du site de recrutement du Groupe avec celui de l’Association pour la gestion des fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) et l’accès à leur base de candidatures,
- ●la mise en place d’une ligne d’accompagnement téléphonique pour permettre aux employés du Groupe d’obtenir des conseils ou un soutien pour faire reconnaître leur handicap,
- ●une préparation opérationnelle à l’emploi qui permet, en lien avec l’AFPA, de former des personnes en situation de handicap et actuellement sans emploi pour être embauchées par Bureau Veritas ;
- ●en Afrique du Sud, Bureau Veritas s’est associé à une société de formation pour financer la formation de travailleurs en situation de handicap et ainsi accroître leur employabilité ;
- ●en Espagne, le Groupe est titulaire de la certification Bequal Plus qui évalue les politiques des entreprises en matière de recrutement et de ressources humaines, l’accessibilité aux bureaux ainsi que les taux de fidélisation et de reclassement des collaborateurs en situation de handicap.
Personnes qui s’identifient comme LGBT+
Le Groupe vise à attirer et recruter des talents qui s’identifient comme LGBT+, en instaurant un cadre de travail où ils ont le sentiment de pouvoir s’épanouir pleinement dans leurs fonctions et progresser dans leur carrière. Voici quelques exemples d’autres actions menées à cet égard :
- ●des événements locaux dans quelques pays tels que le Royaume-uni et le Canada pour célébrer le Mois des fiertés. Ils permettent de mettre en avant la culture inclusive de Bureau Veritas pour tous ses collaborateurs, notamment ceux qui s’identifient comme LGBT+, et d’encourager un plus grand nombre de personnes à devenir alliées des personnes qui s’identifient comme LGBT+, tout en les sensibilisant aux meilleurs moyens de favoriser un lieu de travail plus inclusif ;
- ●des groupes de réseaux de collaborateurs LGBT+ et leurs alliés, tels que le LGBT+ Diversity Group au Royaume-Uni, sont encouragés et des guides sont disponibles pour leur création et leur opération ;
- ●la possibilité pour les collaborateurs de déclarer appartenir au genre non binaire ;
- ●la politique d’inclusion de Bureau Veritas applique une tolérance zéro envers toute discrimination fondée sur les marqueurs d’identité suivants : identité de genre, expression de genre, orientation sexuelle ;
- ●au Royaume-Uni, le Groupe a recensé les collaborateurs qui ont choisi de s’identifier volontairement comme LGBT+. Ces données servent à recevoir des retours de ces employés pour mieux déterminer de quelles façons renforcer l’inclusion dans la culture du Groupe.
Employés intergénérationnels
Compte tenu de la pyramide des âges des collaborateurs de Bureau Veritas, il est essentiel de développer les talents, quelle que soit leur génération. De nombreuses initiatives y contribuent, parmi lesquelles :
- ●le Groupe accorde une importance particulière au ciblage de candidats externes de tous âges. Sa marque employeur Leave your Mark illustre sa proposition de valeur en matière d’emploi pour différentes générations. Elle établit un lien entre l’expertise de ses collaborateurs et les bénéfices tangibles apportés à la société. Le Groupe suit attentivement l’engagement de ses collaborateurs, le taux de départ volontaire ainsi que les heures consacrées à la formation et au développement, en les ventilant par tranche d’âge et par niveau hiérarchique. L’objectif est d’identifier d’éventuels écarts entre les différents groupes afin de mettre en place des stratégies adaptées pour les réduire ;
- ●en France, les équipes de recrutement ont déployé des initiatives afin de permettre le recrutement de personnes en réinsertion professionnelle et auprès des jeunes populations (par exemple des stagiaires, des alternants et des premiers emplois) avec la réalisation de campagnes de visibilité sur les réseaux sociaux (dont Meta, TikTok et Pinterest) ;
- ●au Japon, afin de retenir ses collaborateurs les plus âgés, Bureau Veritas a mis en place un programme permettant à ceux ayant atteint l’âge légal de départ en retraite (63 ans) de conserver leur emploi à temps partiel.
Vétérans militaires
Bureau Veritas valorise le recrutement de vétérans en raison des compétences techniques, professionnelles et de leadership dont ils disposent. Le Groupe estime en outre qu’il est de son devoir d’offrir davantage de possibilités d’emploi aux personnes qui ont servi dans les forces armées.
- ●Aux États-Unis, Bureau Veritas a signé un partenariat avec RecruitMilitary.com, un leader dans la mise en relation des employeurs avec le programme communautaire militaire qui aide les anciens combattants à accéder à l’emploi. En outre, en tant que fournisseur approuvé par SkillBridge du département de la Défense, Bureau Veritas démontre son engagement à soutenir le personnel militaire dans ses transitions de carrière. De plus, les équipes de recrutement de la région aux États-Unis ont une stratégie ciblée visant à créer et maintenir des relations avec les officiers de transition dans l’armée afin de renforcer la marque de Bureau Veritas en tant qu’employeur privilégié pour les anciens combattants.
- ●Bureau Veritas a conclu un accord avec RecruitMilitary.com, une agence de recrutement dédiée au programme Soldier for Life de l’armée américaine, qui aide les vétérans à retrouver un emploi. D’autre part, les équipes de recrutement du Groupe aux États-Unis appliquent une stratégie ciblée visant à établir et à entretenir des relations avec les Transition Officers de l’armée afin d’asseoir la marque Bureau Veritas comme employeur de choix pour les vétérans.
- ●Au Royaume-Uni, Bureau Veritas reste en 2025 détenteur du prix d’Or décerné par le ministère de la Défense dans le cadre d’un dispositif honorifique en direction des employeurs, en reconnaissance de la qualité de son programme d’insertion en faveur des vétérans des forces armées britanniques, qui permet à ces derniers d’accéder à une deuxième carrière. Cela fait désormais huit ans que le Groupe détient ce prix, qui témoigne notamment des nombreuses possibilités offertes aux vétérans s’agissant d’aménager leur travail sous la forme de rôle de mentors ou de consultants ou encore par la mise en place de schémas de travail à temps partiel.
Employés des Premières Nations
- ●En Australie, Bureau Veritas s’associe à différents groupes de Premières Nations et communautés locales afin d’attirer davantage de candidatures issues des communautés de Premières Nations. Le Groupe a également vu son plan d’action innovant pour la réconciliation approuvé par Reconciliation Australia.
Personnes ayant des responsabilités familiales
- ●Au niveau mondial, la Politique de Bureau Veritas en matière de flexibilité du travail fournit aux employés un cadre leur permettant la possibilité de plus de flexibilité quant aux heures, au lieu et à la façon de travailler lorsque des responsabilités d’ordre privé les appellent, comme c’est le cas des aidants familiaux et des proches aidants. En outre, certains pays prévoient des congés rémunérés spéciaux pour les collaborateurs assumant des responsabilités d’aidant. Par exemple, en Espagne, les employés dont un proche immédiat (enfant, parent, beau-parent, beau-fils ou belle-fille) est hospitalisé ont droit à un congé rémunéré pouvant aller jusqu’à 30 jours ouvrés.
Environnement de travail sans harcèlement
- ●Le Groupe dispose de codes spécifiques alignés sur les instruments pertinents reconnus au niveau international, y compris les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme. Ces codes destinés aux collaborateurs salariés et non salariés abordent explicitement la traite des êtres humains, le travail forcé/obligatoire et le travail des enfants. Ils incluent la politique des droits humains, la politique anti-harcèlement la politique d’inclusion, les règles cardinales et principes de sécurité et le Code d’éthique. Les motifs de discrimination suivants sont spécifiquement interdits par la politique d’inclusion du Groupe : l’ethnicité, la couleur de peau, l’âge, les différences visibles, l’héritage ou l’ascendance, le lieu d’origine, le statut socio-économique, le sexe, l’identité sexuelle, l’expression sexuelle, l’orientation sexuelle, l’état civil, la situation familiale (dont avoir ou ne pas avoir d’enfants), la condition médicale (dont la grossesse et l’allaitement), la situation handicap, l’opinion politique, la religion (croyance), tout autre statut protégé par la loi.
- ●Ces codes sont mis en œuvre par le biais de procédures spécifiques pour s’assurer que la discrimination est évitée et atténuée et que les actions appropriées sont mises en place si la discrimination est détectée. Ces codes servent également à promouvoir la diversité et l’inclusion en général. Le Groupe prend très au sérieux toutes les plaintes pour discrimination ou harcèlement portées à sa connaissance et s’engage à enquêter rapidement sur chacune d’elles et à prendre les mesures qui s’imposent en fonction des résultats de son enquête. La politique du Groupe confirme que toute personne déposant une plainte sera protégée contre les représailles. Il veille en outre, au moyen de formations et de communications constantes, à ce que les collaborateurs sachent ce qui constitue un cas de discrimination ou de harcèlement, et comment le signaler (il existe à cet égard une ligne d’alerte gérée par un tiers indépendant).
- ●Le Groupe a pris des engagements spécifiques liés à l’augmentation de la représentation des femmes. Ces engagements comprennent des objectifs visant à atteindre une plus grande représentation des femmes dans les effectifs, parmi les cadres dirigeants/experts et au niveau du management senior, par des stratégies ciblées de recrutement, de développement et d’engagement.
- ●Il incombe à tous les collaborateurs de suivre une formation au Code d’éthique du Groupe, qui intègre sa politique de tolérance zéro en matière de harcèlement et son engagement en faveur de la diversité de ses effectifs et d’une culture inclusive. En outre, des séminaires Open & Inclusive ont été dispensés pour les managers en 2025 et étaient animés par des dirigeants expérimentés basés dans les mêmes pays ou régions que les managers. Les dirigeants expérimentés avaient été formés par un expert d’inclusion et accompagnés par des directeurs locaux des Ressources humaines pour assurer la qualité et la cohérence des séminaires. Ces séminaires ont été conçus au niveau du Groupe et ont visé à renforcer le rôle du manager dans l’instauration d’un cadre de travail exempt de toutes formes de discrimination et de harcèlement, et de promouvoir une culture d’inclusion. Aux initiatives Groupe précitées viennent s’ajouter des mesures locales, telles que la formation obligatoire pour les collaborateurs en France sur la prévention des risques psychosociaux.
Respect des droits humains, dont les sujets relatifs au travail forcé et au travail des enfants
Les codes et initiatives du Groupe vis-à-vis de sa propre main-d’œuvre interdisent explicitement la traite des êtres humains, le travail forcé ou obligatoire et le travail des enfants. Le Groupe dispose également d’une politique globale de prévention et de gestion des accidents du travail.
Les codes et initiatives de Bureau Veritas et leur déploiement sont conformes aux instruments internationaux pertinents, notamment les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme et les Principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques à l’intention des entreprises multinationales sur la conduite responsable des entreprises.
Les engagements du Groupe en matière de droits humains applicables à ses propres collaborateurs comprennent :
- ●la liberté d’association et le droit de négociation collective : Bureau Veritas respecte le droit qu’ont tous ses collaborateurs à constituer ou adhérer à un syndicat et de négocier collectivement, conformément à la réglementation locale. Une politique de non-discrimination est appliquée envers ses collaborateurs adhérents ou militants syndicaux en matière d’emploi, de promotion, de mutation ou de licenciement. Bureau Veritas encourage une communication ouverte et honnête sur ses lieux de travail où les collaborateurs peuvent parler avec leurs managers de leurs idées, préoccupations ou problèmes et travailler ensemble pour résoudre les problèmes liés aux conditions de travail ;
- ●l’élimination des discriminations et des inégalités de rémunération : Bureau Veritas lutte contre toute forme de discrimination, de harcèlement et tout autre comportement irrespectueux ou inapproprié, y compris les traitements injustes ou les représailles de toute nature sur le lieu de travail ou dans toute circonstance liée au travail. Les décisions en matière de recrutement, de nomination, de formation, de rémunération et d’évolution sont exclusivement fondées sur les qualifications, les performances, les compétences et l’expertise, le tout sans tenir compte de l’ethnicité, la couleur de peau, l’âge, les différences visibles, l’héritage ou l’ascendance, le lieu d’origine, le statut socio-économique, le sexe, l’identité sexuelle, l’expression sexuelle, l’orientation sexuelle, l’état civil, la situation familiale (dont avoir ou ne pas avoir d’enfants), la condition médicale (dont la grossesse et l’allaitement), la situation de handicap, l’opinion politique, la religion (croyance), tout autre statut protégé par la loi. Bureau Veritas s’engage également à identifier les inégalités de rémunération basées sur le genre et à prendre des mesures pour les éliminer. Les processus permettant de les identifier et de prendre les mesures nécessaires comprennent des analyses et des rapports réguliers, suivis de l’élaboration et de l’exécution de plans d’action locaux pour combler ces écarts ;
- ●le soutien à la diversité et à l’inclusion : Bureau Veritas soutient et promeut la diversité et l’inclusion dans tous ses lieux de travail ;
- ●la mise à disposition d’un lieu de travail sûr et sécurisé : Bureau Veritas s’engage à fournir un lieu de travail sûr et sain, exempt de violence, de harcèlement, d’intimidation et d’autres conditions dangereuses ou perturbatrices, afin de minimiser le risque d’accidents et de blessures et de réduire l’exposition aux risques de sûreté, de santé et de sécurité pour tous ses collaborateurs. Le programme de santé et de sécurité du Groupe est conforme aux lois et réglementations applicables. Cela comprend la fourniture d’équipements de protection individuelle appropriés aux travailleurs, l’établissement de procédures de sécurité et de programmes de formation sur les risques professionnels et la mise en place de codes et de procédures pour faire face à toute situation d’urgence ;
- ●la protection de la vie privée : Bureau Veritas s’engage à respecter le droit à la vie privée et à la liberté d’expression et prend toutes les mesures raisonnables pour s’efforcer de protéger les collaborateurs contre l’accès, l’utilisation, la destruction, la modification ou la divulgation non autorisés de leurs informations personnelles et données personnelles. Le Groupe traite les données personnelles des collaborateurs conformément à sa politique de confidentialité mondiale et aux lois et réglementations applicables. Des garanties de sécurité pour les données des collaborateurs sont fournies en fonction des besoins et sont maintenues dans le respect de la vie privée et de la dignité des collaborateurs.
Le Groupe dispose de processus et de mécanismes de contrôle du respect des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, de la déclaration de l’Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail et des Principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques à l’intention des entreprises multinationales sur la conduite responsable des entreprises. Ces processus et mécanismes comprennent :
- ●une politique de partenariat : Bureau Veritas s’engage à faire en sorte que ses partenaires, tels que les agents, intermédiaires, co-entreprises et membres de consortiums, appliquent son Code de conduite des partenaires d’affaires et sa politique des droits humains. Bureau Veritas peut décider de cesser ses activités avec des clients, gouvernements ou collectivités locales qui ne respecteraient pas les droits humains ;
- ●un processus de signalement : Bureau Veritas met en place des processus qui encouragent chaque collaborateur à s’exprimer lorsqu’il est témoin d’actes ou de pratiques au sein de l’entreprise s’il estime qu’ils vont à l’encontre du Code d’éthique. Une ligne d’alerte externe a été mise en place pour permettre aux salariés de rapporter tout signalement, par e-mail ou par téléphone, tout en conservant l’anonymat s’ils le souhaitent :
- ●Signalement par des salariés : si un salarié souhaite poser des questions sur la politique des droits humains ou signaler une violation présumée de cette politique, il peut suivre les procédures prévues par le Code d’éthique de l’entreprise. Bureau Veritas s’engage à enquêter sur les problèmes soulevés, le cas échéant à les résoudre, et à préserver, dans la mesure du possible et conformément à la loi en vigueur, la confidentialité tout au long de cette procédure. Aucune sanction ou autre forme de représailles ne sera appliquée à un salarié pour avoir signalé une violation de cette politique,
- ●Signalement par des personnes externes : tous les signalements effectués par des personnes externes, telles que les clients, les collectivités, les fournisseurs ou les sous-traitants, font l’objet d’une enquête et sont traités conformément aux procédures existantes prévues par le Code d’éthique de Bureau Veritas, y compris la ligne d’alerte externe, en préservant, dans la mesure du possible et conformément à la loi en vigueur la confidentialité tout au long de cette procédure ;
- ●lutte contre le travail forcé et le travail des enfants : Bureau Veritas interdit le recours à toute forme de travail forcé, y compris le travail forcé en prison, le travail sous contrat, le travail servile, le travail militaire, l’esclavagisme ou toute forme de traite des êtres humains, dans toutes ses opérations. Bureau Veritas opère en totale conformité avec toutes les lois applicables relatives aux heures de travail, aux salaires, y compris les textes relatifs au salaire minimum, aux heures supplémentaires et aux avantages sociaux. Les travailleurs sont libres d’interrompre toute relation de travail, sous réserve d’un préavis d’une durée raisonnable. Concernant la prévention du travail des enfants, Bureau Veritas interdit l’emploi de personnes âgées de moins de 16 ans dans toutes ses activités et s’engage à lutter contre toute exploitation des enfants. Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent pas occuper des emplois dangereux susceptibles d’affecter leur santé et leur sécurité. Le Groupe n’a identifié aucune zone géographique ni opération qui ont des risques d’incidents significatifs de travail forcé ou de travail des enfants.
C. Évolution de carrière
Plan de formation, de développement professionnel et développement du leadership
La stratégie de formation du Groupe vise le renforcement des compétences de ses collaborateurs dans l’optique d’une contribution à ses objectifs de croissance et dans la préparation des équipes de demain. Les fondements de cette stratégie incluent :
- ●l’analyse des besoins de formation ;
- ●la réponse aux besoins de formation identifiés, par la conception et le développement de solutions basées sur l’expérience pratique, les connexions avec les autres et la formation formelle ;
- ●le déploiement de solutions incluses dans les plans de formation individuels (voir paragraphe sur MyDevelopment ci-après) ;
- ●l’évaluation de ces solutions à l’aide notamment du modèle de Kirkpatrick et du système de gestion de l’apprentissage du Groupe, dans le but d’optimiser leur impact sur l’entreprise.
- ●Étoffement des compétences sur les carburants alternatifs
- La division Marine & Offshore du Groupe a constitué une équipe dédiée à l’avenir de la navigation (Future Shipping Team – FST) qui aligne et connecte plus de 100 experts du Groupe sur plus de douze thèmes majeurs de durabilité pour la navigation, parmi lesquels la transition énergétique, la décarbonation et la neutralité carbone. Les membres de l’équipe partagent systématiquement leurs connaissances, travaillent sur des projets stratégiques clés dans le cadre d’une feuille de route mondiale et dispensent une formation interne sur les sujets d’actualité envers un public plus large ;
- ●Sustainability Academy
- Ce programme a pour objectif le développement de talents spécifiques et combine différentes modalités d’apprentissage, dont des évaluations à 360° avec feedback et coaching, du mentorat et des séminaires. Le centre développe aussi des projets d’innovation collectifs actuellement soutenus par la Direction du Groupe, dont plusieurs ont permis de créer des services nouveaux et de meilleure qualité pour les clients de Bureau Veritas ;
- ●Centre de développement – Europe et Afrique
- La Sustainability Academy est le programme mondial de renforcement des capacités de Bureau Veritas, conçu pour combler le manque d’expertise en matière de développement durable et accélérer le développement des professionnels en début de carrière. Elle propose une formation technique structurée dans des domaines clés liés au développement durable, tels que le carbone et le climat, la circularité des produits, la chaîne d’approvisionnement, la nature et l’ESG, ainsi que des compétences en matière de conseil, de réalisation de projets et de numérique. Grâce à des modules animés par des experts, à l’apprentissage sur le terrain, au mentorat et à l’évaluation, l’Académie permet aux diplômés de progresser rapidement vers l’autonomie et de fournir des services de développement durable de haute qualité à nos clients dans toutes nos zones géographiques ;
- ●Académie d’Amérique latine – Renforcer les capacités opérationnelles
- Cette académie vise à faire évoluer les compétences techniques et celles des professionnels au début de leur carrière pour ceux qui sont dans le métier du développement durable. Des modules animés par des experts ciblent des sujets spécifiques pour répondre aux besoins des services de conseils de développement durable de pointe offerts par ces professionnels. De plus, avec des modules sur le mentorat et des séances en présentiel avec des leaders et des formateurs sur les compétences professionnelles et interpersonnelles, cette académie englobe une approche qui accélère le développement de ces professionnels dans un métier de forte croissance ;
- ●Formation digitale pour tout le personnel
- La plateforme d’e-learning du Groupe, MyLearning, continue d’être améliorée pour proposer à tous les collaborateurs connectés des formations toujours plus ciblées, accessibles partout et à tout moment. En 2025, tous les employés ont pu entreprendre des formations parmi l’ensemble du programme proposé par le fournisseur externe Coursera. Ce programme inclut de nombreux cours accrédités par des universités, des organismes de formation et d’autres instances externes reconnues ;
- ●Learning Week
- Bureau Veritas organise une semaine de la formation au travail (Learning at Work Week), durant laquelle l’ensemble des collaborateurs doivent assister à un webinaire sur une nouvelle thématique d’actualité et s’engager à mettre en pratique trois enseignements importants. Animées par des partenaires externes et des experts internes, les formations en question portent sur des sujets définis à partir d’une analyse des besoins de formation prioritaires de l’entreprise, à savoir : l’optimisation de productivité à l’aide de l’intelligence artificielle, les conseils pour accélérer son apprentissage des langues ; l’agilité d’apprentissage ; la planification professionnelle et de carrière ; et la cultivation de ses points forts et sa confiance.
En outre, pour construire un vivier solide et diversifié de talents pour ses postes de direction, le Groupe met en place une stratégie de gestion des talents visant à identifier, évaluer et développer les talents. Cela comprend l’identification des personnes talentueuses qui sont affectées à des cercles de talents. Le cercle auquel les employés peuvent être affectés dépend d’une évaluation de leur potentiel pour des rôles futurs. Ces personnes bénéficient ensuite de programmes de développement ciblés pour s’assurer qu’il y ait un vivier solide de talents en place.
Apprentissages techniques, des compétences professionnelles et qualifications reconnues par des tiers
Bureau Veritas intervenant dans un grand nombre de domaines techniques, les formations techniques que le Groupe propose sont essentielles pour que les collaborateurs travaillent en ayant une connaissance complète des référentiels (normes et réglementations), des méthodes d’inspection (échantillonnages, analyses, contrôles non destructifs, mesures, etc.), des caractéristiques techniques des éléments inspectés (produits, processus, équipements, etc.) et des règles de sécurité, qu’ils soient existants ou en cours d’élaboration. Les départements techniques de chaque division effectuent un suivi des qualifications et compétences, qui font également l’objet d’audits par les organismes d’accréditation correspondants (Cofrac, IACS, UKAS, etc.). Une part significative des heures de formation enregistrées correspond au développement de compétences techniques, ce qui souligne l’engagement de Bureau Veritas en faveur de l’excellence technique.
Bureau Veritas collabore également avec des écoles, établissements d’enseignement supérieur et organismes de formation pour permettre à ses collaborateurs de développer des compétences professionnelles clés et d’acquérir des qualifications et des certifications reconnues en dehors de l’entreprise. En voici quelques exemples :
- ●en Australie, le Groupe prend en charge la formation et aménage du temps libre pour les collaborateurs dans le cadre de stages leur permettant d’obtenir des certificats et des diplômes en techniques de laboratoire délivrés par LTT (Labtech Training Victoria) ;
- ●en Chine, où un certain nombre de nouveaux chefs de projet ont suivi un programme en collaboration avec l’université de Tianjin pour obtenir une certification en gestion de projet et en compétences de leadership ;
- ●en Inde, les collaborateurs ont suivi des parcours de formation certifiants couvrant l’ensemble des technologies critiques suivantes : PySpark, frameworks de données avancés, Python, certification AWS (infrastructure cloud et ingénierie des données), Power Apps & Power Platform, management de projet, ITIL V4, cybersécurité, Netskope Proxy, intelligence artificielle générative, Angular, JavaScript, Docker, gouvernance des identités et des accès, ainsi que Power BI ;
- ●au Royaume-Uni, où Bureau Veritas collabore avec l’université Robert Gordon pour offrir des bourses d’études et la possibilité pour les bénéficiaires d’acquérir de l’expérience professionnelle dans le domaine du génie mécanique et électrique ;
- ●en France, où les employés ont la possibilité d’obtenir des certificats en méthodes Agile et Scrum, en gestion des contrats, ainsi que dans des domaines liés à l’intelligence artificielle (IA), tels que le machine learning, le traitement du langage clair, la vision par ordinateur et l’automatisation des processus robotiques – des compétences précieuses dans tous les secteurs et essentielles pour la compétitivité à long terme de Bureau Veritas.
Intégration
Les nouveaux embauchés bénéficient d’une expérience structurée visant à maximiser leur productivité et à faire naître chez eux un sentiment d’appartenance à Bureau Veritas. Les principales caractéristiques de ce parcours d’intégration sont :
- ●les « Moments qui comptent », qui sont des passages obligés pour les nouveaux collaborateurs ;
- ●la digitalisation des processus ;
- ●des lignes directrices et de la formation pour les managers et les équipes RH afin d’optimiser la communication avec les nouveaux arrivants ;
- ●l’identification, la formation et l’affectation de BV Buddies ;
- ●un programme de formation pour les nouveaux embauchés au cours de leur première année, afin de les aider à s’approprier leur rôle, ainsi qu’un programme de familiarisation avec le Groupe, Welcome to Bureau Veritas, qui présente sa structure, sa culture et sa marque employeur et notamment :
- ●les règles cardinales de sécurité,
- ●le programme de conformité de Bureau Veritas, qui couvre son Code d’éthique, la sécurité en déplacement, la protection des données, la charte SI/IT Groupe, et la sécurité routière,
- ●des modules sur les absolus et les valeurs de Bureau Veritas, axés sur les comportements attendus de la part de tout collaborateur,
- ●des modules sur la marque employeur Leave your Mark et le rôle que tous les collaborateurs et managers jouent dans son développement et son amélioration, et
- ●des modules sur les politiques de ressources humaines du Groupe.
Développement de carrière et mobilité interne
Bureau Veritas s’engage à instaurer une culture et des mécanismes d’accompagnement à la performance et au développement de ses collaborateurs. Ces mécanismes incluent MyPerformance@BV et MyDevelopment (décrits ci-après), au travers desquels les collaborateurs et leurs managers sont amenés chaque trimestre à suivre des procédures spécifiques, parmi lesquelles une évaluation annuelle des valeurs du Groupe. MyPerformance@BV repose sur les mesures suivantes :
- ●gestion par objectifs : définir des objectifs alignés avec la stratégie du Groupe et le développement de carrière des collaborateurs ;
- ●redéfinir ces objectifs en fonction des besoins et des conditions de marché ;
- ●évaluations multidimensionnelles des performances : évaluer la performance en utilisant les appréciations de plusieurs collaborateurs ;
- ●fournir et recevoir du feedback efficace et constructif.
- ●conversations agiles : conversations régulières sur le développement de carrière pour répondre à l’évolution des besoins et objectifs professionnels et personnels (au moins une fois par an) ;
- ●un suivi numérique des objectifs de développement approuvés et évalués ;
- ●des solutions proposées pour aider à l’atteinte des objectifs de développement, telles que des projets spéciaux, des affectations étendues, du mentorat et des formations ;
- ●l’utilisation d’un cadre de rôles et de développement pour accompagner les collaborateurs dans la planification de leur carrière.
Cadre de développement de carrière de Bureau Veritas
Étapes clés
Ressources
Exemples
Identification
- ●Identifier les futurs postes, responsabilités, projets, etc. qui présentent un intérêt pour l’avancement de carrière des collaborateurs.
- ●Valider les besoins futurs de Bureau Veritas par rapport à ces postes, responsabilités, projets, etc.
- ●Orienter les carrières vers des postes de manager ou d’expert à travers la communication interne des opportunités d’emploi, les Talent Reviews, des conseils de la part des mentors et managers, et des viviers de talents.
- ●Entretiens d’évolution de carrière dans le cadre de MyDevelopment.
- ●Entretiens de mentorat pour les collaborateurs appartenant à des groupes spéciaux (par exemple, Women@BV en France).
Évaluation
- ●Évaluer les compétences nécessaires aux postes, responsabilités, projets, etc. qui présentent un intérêt pour les collaborateurs par rapport à leurs connaissances actuelles.
- ●Feedback issu de plusieurs sources (dont évaluation à 360°).
- ●Évaluation des compétences et qualifications techniques par des experts.
- ●Les habitudes du Leadership Framework.
- ●Revues annuelles des talents.
- ●Retours de performance dans le cadre de MyPerformance.
Développement
- ●Élaborer des plans pour combler les lacunes identifiées dans les compétences des collaborateurs.
- ●Formations techniques et spécialisées, supervision par des experts des collaborateurs passant des qualifications.
- ●Programmes de développement du leadership.
- ●Certification et qualification des experts.
- ●Programme de développement Sustainability Academy
Le Groupe est convaincu que la mobilité interne est essentielle au développement de ses collaborateurs. Les témoignages des employés de Bureau Veritas obtenus via des enquêtes confirment qu’ils mettent une telle approche en valeur. Ils sont ainsi encouragés à postuler pour de nouveaux postes, à exprimer leur désir de prendre part à de nouveaux projets et à assumer de nouvelles responsabilités. Chez Bureau Veritas, la mobilité interne est soutenue par une approche et une politique de mobilité fonctionnelle et géographique qui se traduisent notamment par :
- ●des questions structurées lors d’échanges entre collaborateurs et managers dans le cadre de MyDevelopment, et des champs de saisie en ligne dédiés aux préférences géographiques et fonctionnelles dans SuccessFactors ;
- ●la formation des managers à l’animation de réunions de planification et de développement de carrière motivantes ;
- ●le partage des profils des collaborateurs dans le cadre des Talent Reviews et la planification de succession ;
- ●le recrutement : la quasi-totalité des offres de poste sont proposées en priorité en interne via le portail interne des offres d’emploi du Groupe ;
- ●préavis : les préavis pour les mobilités internes sont identiques ou inférieurs à ceux relatifs à des démissions ;
- ●éligibilité : tous les collaborateurs, qu’ils soient en CDI ou CDD, peuvent postuler à des offres d’emploi internes. Les seules conditions sont six mois d’ancienneté pour les CDI et aucune durée minimale pour les CDD ;
- ●notification : les employés ne sont pas tenus d’informer leur responsable ou leur équipe RH locale lorsqu’ils postulent à des postes, bien que cela soit encouragé ;
- ●campagnes promotionnelles : tout au long de l’année, des initiatives se déroulent pour encourager les collaborateurs à rendre plus visibles leurs préférences de carrières en utilisant les mécanismes tels que les conversations avec leur manager et la saisie d’informations dans le système d’information des ressources humaines ;
- ●la communication interne : les nominations à des postes senior et les promotions font l’objet d’une annonce sur l’intranet du Groupe et via des messages de la Directrice Générale du Groupe.
D. Sécurité et bien-être
La gestion des risques liés à la santé et à la sécurité au travail est d’une importance primordiale pour Bureau Veritas, sachant qu’une part importante de ses activités se déroulent sur le site de ses clients ou de leurs fournisseurs.
En outre, ses propres locaux présentent une multitude de risques, et il opère dans un très grand nombre de régions dont les degrés de maturité et de contrôle des exigences réglementaires diffèrent. Veiller à ce que chacun des collaborateurs rentre chez lui sain et sauf est une priorité absolue. C’est une condition sine qua non de l’activité. C’est pourquoi la sécurité chez Bureau Veritas est un principe absolu qui ne change pas avec le temps, les priorités, la pression ou le climat économique. La sécurité des travailleurs est au cœur de toutes les priorités de Bureau Veritas.
Le Groupe a revu en octobre 2023 son engagement santé, sécurité et bien-être, établissant les attentes les plus élevées sur ces sujets. L’engagement a été signé par la nouvelle Directrice Générale et diffusé à toutes les entités. Il est traduit dans différentes langues.
Bureau Veritas possède un système de management intégré et certifié (ISO 9001, 14001 et 45001) régulièrement audité par un organisme indépendant. Au siège du Groupe, avec le soutien de son réseau opérationnel, le manuel QSSE (Qualité, Santé, Sécurité et Environnement) est mis à jour et des normes internationales sont régulièrement émises sur la base des investigations menées par la Direction, des rapports d’incidents, des résultats d’audit et de l’évaluation générale du programme.
Le Groupe s’est fixé pour ambition d’améliorer son empreinte ISO 45001 et en a fait un indicateur clé de la performance. La variation de cet indicateur en 2025 reflète notamment des changements de périmètre. Concrètement, Bureau Veritas envisage que plus de collaborateurs soient déployés sur des entités dotées de systèmes de management certifiés, afin de s’assurer de la durabilité du processus d’amélioration continue et, à terme, d’offrir de meilleures conditions de travail et de réduire le nombre d’accidents du travail.
Accidents de véhicule
Le risque le plus important est lié aux accidents de véhicule. Les collaborateurs de Bureau Veritas utilisent des véhicules de fonction ou des deux-roues dans le cadre de leurs missions. Pour garantir que ces missions sont accomplies en toute sécurité, le Groupe a lancé une politique mondiale couvrant :
- ●les programmes visant à réduire l’utilisation des deux-roues et la limitation de la puissance des moteurs ;
- ●la gestion des trajets et le contrôle de la fatigue ;
- ●la gestion de la vitesse excessive ;
- ●la formation renforcée pour les gros rouleurs.
Formation, communication et engagement avec les employés
Il est crucial de veiller à ce que le personnel de Bureau Veritas reste attaché aux absolus du Groupe et prenne les bonnes décisions au bon moment. En 2025, le Groupe a déployé une campagne de communication focalisée sur deux axes :
- ●la sécurité routière pour les employés de terrain ;
- ●la sécurité en laboratoire pour les travailleurs de laboratoire.
Chacune des communications du Groupe rappelle les règles cardinales et les principes fondamentaux de sécurité.
Au cours de l’exercice, le Groupe a lancé plusieurs alertes de sécurité consécutives pour partager les mesures correctives et préventives identifiées lors des analyses d’accidents.
Causeries – Pour assurer la dynamique de la sensibilisation et des communications autour de la sécurité entre la Direction et les équipes de terrain, les collaborateurs de Bureau Veritas dans le monde sont tenus de participer à un minimum de six causeries. Selon les segments d’activité, les exigences réglementaires locales et l’organisation locale, ces discussions qui portent sur des sujets de santé, de sûreté et de sécurité tels que la prévention des chutes, l’utilisation des deux-roues et les espaces confinés, par exemple, peuvent durer entre 15 et 30 minutes.
Formation HSSE
En 2025, Bureau Veritas a mis en place plusieurs modules de formation. En particulier, un nouveau module de conduite orienté vers tous les employés. De plus, étant donné que ce risque est si important pour le Groupe, cette formation a été rendue obligatoire pour tous les nouveaux embauchés.
Programme d’audit QSSE
La mise en œuvre de programmes d’audit effectifs est essentielle pour garantir que, sur le terrain et dans les laboratoires, la réalité est conforme aux attentes du Groupe. Dans un monde post-pandémie, la Société a relancé les audits physiques afin de garantir un système de gestion solide après plusieurs années d’audits à distance. En 2025, Bureau Veritas a effectué 248 audits internes QSSE (réalisés par ses auditeurs internes QSSE) et 38 audits de certification QSSE externes (réalisés par l’organisme de certification), couvrant les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 14001.
Protection des machines
Après un grave incident au Mozambique, le Groupe a lancé une campagne mondiale pour éliminer toutes les machines dangereuses sur ses sites. Il a ainsi développé une formation à la sécurisation des machines en plusieurs langues, une liste de contrôle en la matière et une plateforme pour collecter et gérer l’ensemble des données de protection des machines. En 2025, l’ensemble des entités s’est mobilisé pour la remise aux normes de toutes les machines non conformes, avec une date limite fixée au 31 décembre 2025 pour achever complètement cette initiative.
Digitalisation
Pour perfectionner son système de management, le Groupe a dû collecter des données plus détaillées, ce qui a permis aux dirigeants d’être mieux informés des risques et de prendre des mesures éclairées au niveau des entités et des pays. En 2024, Bureau Veritas a finalisé le déploiement de sa plateforme numérique baptisée Nexus, intégrant et centralisant la totalité des modules d’information. Conçue de A à Z par l’équipe informatique, en collaboration avec des experts QSSE (Qualité, Santé, Sécurité et Environnement) et le réseau dans son ensemble, cette nouvelle solution permet à l’organisation de suivre continuellement les programmes suivants :
- ●audits externes (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001), gestion des actions correctives, planification, analyse des tendances ;
- ●audits internes, gestion des actions correctives, analyse des tendances ;
- ●module de gestion QHSE des acquisitions garantissant l’intégration QHSE complète des nouvelles entreprises acquises ;
- ●module d’enquête accidents avec déclaration des presqu’accidents, les situations dangereuses et les blessures, permettant d’avoir une bonne visibilité sur les tendances et la mise en œuvre des actions correctives ;
- ●visites sécurité (safety walks), inspections et audits à l’échelle locale – cet outil permet à la Direction locale de définir des plans et des listes de vérification (checklists) au niveau local, et intègre un module amélioré de planification et de suivi d’exécution ;
- ●2 minutes for my safety :
- ●au bureau, sur le terrain et en laboratoire,
- ●conduite automobile,
- ●conduite en deux-roues,
- ●déplacements à l’étranger (pays à haut risque),
- ●embarquement en toute sécurité,
- ●accès aux espaces confinés,
- ●transport des équipements de rayonnements ionisants.
Disponible en 17 langues, cette plateforme a vocation à regrouper un ensemble de tableaux de bord garantissant une exécution en toute transparence des différents programmes de sécurité critiques.
En complément, Bureau Veritas a développé une solution mobile appelée Maia, permettant à ses utilisateurs de signaler les accidents, les presqu’accidents, les conditions dangereuses, mais également de suivre le module 2 minutes for my safety et de réaliser des visites de sécurité. Avec cette solution logicielle et son application mobile, les utilisateurs ont toutes les informations nécessaires à portée de main pour gérer efficacement le programme de sécurité.
86 273 visites sécurité réalisées par des managers dans Nexus en 2025
705 000 évaluations 2 minutes for my safety effectuées par des employés
Gestion des conditions de risque élevé
Au cours de l’année 2024 et au début de 2025, Bureau Veritas a identifié des domaines d’amélioration qui ont entraîné des incidents graves. Pour renforcer la maîtrise de ces risques, le Groupe a lancé un programme appelé Les 10 programmes essentiels pour la vie. Ce sont des domaines d’action qui, s’ils ne sont pas correctement mis en œuvre localement, peuvent conduire à des événements tragiques pour les collaborateurs. Bureau Veritas a donc commencé par recycler ses responsables HSE sur les dix attentes essentielles pour la vie, puis leur a demandé de procéder à une autoévaluation. L’autoévaluation développée en 2025 sera fondamentale pour les plans d’action 2026 avec les différentes entités, en mettant l’accent sur ce qui compte vraiment – la protection des collaborateurs.
Gestion des collaborateurs non salariés (travailleurs externes)
Pour Bureau Veritas, la gestion de ses collaborateurs non salariés est primordiale pour garantir le succès de ses missions. En ce qui concerne les attentes en matière de sécurité, cette catégorie d’employés est traitée avec le même niveau d’attention que les salariés. Ils participent aux causeries, aux campagnes de communication et aux événements de formation. Pour suivre leurs performances, le Groupe effectue des visites sécurité (safety walks) chez ses sous-traitants, pour contrôler le respect des procédures opérationnelles standards, des méthodes de travail et du port des équipements de protection individuelle. En 2025, Bureau Veritas n’a signalé aucun décès avec des travailleurs externes. Le Groupe a également renforcé le contrôle des travailleurs externes qui effectuent des activités à haut risque dans les installations du Groupe avec le déploiement d’un permis de démarrage et d’un processus de vérification en cinq points. Les gestionnaires chargés de la sous-traitance ont également reçu une formation officielle.
Bien-être
Afin de favoriser le bien-être de ses collaborateurs, Bureau Veritas a élaboré un engagement santé, sécurité, sûreté et bien-être définissant les ambitions et les engagements du Groupe, et a mis en place un « cadre de bien-être » avec quatre piliers : bien-être physique, bien-être émotionnel, bien-être financier, et sens et engagement sociétal.
Axes
Exemples
Bien-être physique
Prendre soin de soi, de son sommeil, de son alimentation et faire de l’exercice sont autant de facteurs qui contribuent à la performance.
- ●des fonctionnalités technologiques améliorées pour permettre un travail à distance plus efficace ;
- ●la reconfiguration des espaces de travail pour optimiser le bien-être des collaborateurs ;
- ●des possibilités de flexibilité et de job sharing, notamment la réduction du temps de travail à la demande des collaborateurs ;
- ●le remboursement de matériel destiné à équiper son bureau à domicile ; et
- ●la possibilité d’acheter des vélos à tarif réduit, et des places de stationnement gratuites pour les deux-roues.
Bien-être émotionnel
Notre état émotionnel et mental a un impact direct sur ce que nous ressentons, ainsi que sur la façon dont nous nous adaptons à des environnements en mutation et dont nous exerçons nos tâches.
- ●des conseils et des lignes directrices à l’intention des managers sur la façon de diriger des équipes en période de crise, comme celle de la Covid-19 : renforcement de la résilience, management à distance, importance de faire des points réguliers avec les équipes et de communiquer au sujet de leur santé et de leur bien-être ;
- ●des actions de sensibilisation et de formation autour de la santé au travail (par exemple des séances de sensibilisation à la ménopause au Royaume-Uni) ;
- ●la communication systématique d’informations sur la pandémie, des conseils de professionnels de santé et un accompagnement des collaborateurs adaptés aux situations locales ;
- ●des campagnes de sensibilisation à la santé physique et mentale (comme R U OK? en Australie) et des programmes tels que des cours de méditation et d’amélioration du sommeil ou encore le subventionnement d’évaluations de santé et d’abonnements à des salles de sport ;
- ●des solutions sur mesure pour réduire l’absentéisme ;
- ●le déploiement de solutions locales dans le cadre de la politique du Groupe en matière de flexibilité du travail ;
- ●la fourniture gratuite de produits d’hygiène féminine en Australie ;
- ●des programmes de soutien destinés aux collaborateurs ; et
- ●des années sabbatiques ou des périodes flexibles de congé.
Bien-être financier
Les préoccupations financières peuvent être génératrices de stress et nous gâcher la vie ; comprendre notre situation financière et les options qui s’offrent à nous permet de réduire ce stress.
- ●des couvertures en matière de santé et d’assurance-vie pour les collaborateurs, tout en tenant compte des conditions locales ;
- ●l’extension des avantages et des services apportés aux collaborateurs (par exemple, des lignes téléphoniques pour obtenir un conseil d’expert) ; et
- ●l’intégration de programmes de bien-être et de sensibilisation (y compris conseils financiers) aux polices d’assurance.
Sens et engagement sociétal
Trouver un sens à notre travail et avoir la possibilité de se sentir utile procure une satisfaction qui contribue à notre bien-être, tout comme de travailler pour une entreprise qui joue un rôle positif dans la société.
- ●le don d’heures de travail des collaborateurs pour un engagement bénévole local ;
- ●le don de services Bureau Veritas à des associations caritatives locales ; et
- ●les campagnes pour inciter les collaborateurs à accompagner des communautés locales telles que pour le don de sang.
II – Processus de dialogue avec le personnel et les représentants des travailleurs au sujet des impacts (S1-2)
Bureau Veritas s’engage à instaurer des processus pour dialoguer avec les représentants des travailleurs et les membres de son personnel sur les impacts réels et potentiels les concernant et dont la Directrice des Ressources humaines, conduisant les services des ressources humaines du Groupe, est responsable. Ces procédures visent à prendre en compte des avis du personnel du Groupe dans les processus de prise de décision qui influencent ces impacts, dont :
- ●enquêtes : enquête d’engagement menée une fois par an, enquêtes d’intégration des nouveaux embauchés et de départ des employés quittant l’entreprise ;
- ●discussions avec des groupes d’employés lors de réunions de type Town Hall qui ont lieu au minimum une fois par an ;
- ●consultations et discussions avec les représentants des employés, dont la fréquence dépend des règlements et des cultures locales ;
- ●des entretiens individuels ou en groupe avec les managers des employés.
Les points de vue des travailleurs sur la fixation des cibles de l’entreprise sont également pris en compte au minimum une fois par an lors des revues individuelles de performance et de développement, durant lesquelles les employés et leurs managers discutent :
- ●de la fixation des objectifs personnels qui contribuent à influencer les objectifs de Groupe ;
- ●des performances passées par rapport aux objectifs ;
- ●de l’identification des enseignements tirés des expériences passées pour améliorer les performances futures.
Afin de mieux connaître les perspectives de ses collaborateurs, pour ceux qui pourraient être particulièrement vulnérables aux impacts et/ou marginalisés, le Groupe examine leurs retours et élabore des plans d’action le cas échéant. Bureau Veritas organise également, le cas échéant, des séances supplémentaires de partage avec les employés concernés afin d’identifier des idées à partir des commentaires initiaux déjà donnés.
L’efficacité de l’engagement avec le personnel du Groupe est évaluée à l’aide d’indicateurs tels que l’amélioration de l’engagement enregistré des employés à la suite d’actions prises sur la base des commentaires reçus lors de l’enquête d’engagement.
Le Groupe joue un rôle essentiel et actif dans la communication et la négociation avec les collaborateurs et leurs instances représentatives pour améliorer constamment le cadre de travail, notamment en élaborant des accords collectifs signés dans un grand nombre de pays (voir ci-après). Les responsables des ressources humaines des pays et/ou régions où le Groupe est présent assurent cette communication et cette négociation. Les résultats et commentaires des employés issus des enquêtes (menées au minimum une fois par an) permettent au Groupe de mesurer l’efficacité de son dialogue avec son personnel.
Bureau Veritas respecte la liberté d’association et le droit de négociation collective, ainsi que le droit qu’ont tous ses collaborateurs à constituer ou adhérer à un syndicat conformément à la réglementation locale.
Le Groupe s’attache à respecter et à promouvoir la déclaration de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail ainsi que ses conventions fondamentales. Ces dernières couvrent plusieurs enjeux, notamment la liberté syndicale et la protection du droit syndical (convention no 87) et le droit d’organisation et de négociation collective (convention no 98).
Le Groupe applique une politique de non-discrimination envers ses collaborateurs adhérents ou militants d’organisations syndicales en matière d’emploi, de promotion, de mutation et de licenciement. Ceci s’applique aussi à leurs représentants, via le respect de la convention de l’OIT concernant les représentants des travailleurs.
Bureau Veritas a également mis en place les procédures suivantes qui reflètent sa communication active avec son personnel et leurs représentants :
- ●Bureau Veritas vise à tenir ses collaborateurs et/ou leurs représentants informés de toute réorganisation dans les plus brefs délais ;
- ●dans certains pays, le Groupe conclut des accords avec les représentants du personnel, visant le développement continu des compétences. En France notamment, un dispositif de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) a été mis en place pour aligner les emplois, les effectifs et les compétences aux évolutions stratégiques du Groupe et aux transformations de l’environnement économique, social et juridique ;
- ●les structures représentatives du personnel existent dans la plupart des pays où le Groupe compte un nombre important de collaborateurs dont : l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Grande Chine, la Corée du Sud, la Côte d’Ivoire, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Kazakhstan, la Malaisie, le Maroc, le Nigeria, les Pays-Bas, le Pérou, les Philippines, la Roumanie, le Royaume-Uni, le Sénégal, Singapour, la Suède, la Thaïlande et l’Ukraine ;
- ●des accords collectifs couvrant les principaux sujets liés aux Ressources humaines (organisation du temps de travail, politique de rémunération, conditions de travail, etc.) ont été conclus avec les instances représentatives du personnel dans un grand nombre des principaux pays où Bureau Veritas opère, tels que : Afrique du Sud, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Espagne, France, Inde, Italie, Nigeria, Pays-Bas, Pérou, Roumanie, Singapour, Suède, Ukraine et Vietnam ;
- ●le Groupe a mis en place un Comité d’entreprise européen (CEE) pour représenter ses employés. Bureau Veritas et le CEE ont défini les règles de fonctionnement internes. Le Comité d’entreprise européen du Groupe comporte 28 représentants de pays européens. Le Comité d’entreprise européen est informé de la situation économique et financière, de l’évolution probable des activités et des cessions de l’entreprise. Il est aussi consulté sur la situation et l’évolution de l’emploi, les investissements, les changements substantiels d’organisation, les éventuelles fusions ou cessations d’activité ou encore les licenciements collectifs.
III – Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant au personnel de faire part de ses préoccupations (S1-3)
Le Groupe a instauré des procédures formelles (de réclamation et de signalement notamment) permettant à ses collaborateurs de lui faire part de leurs préoccupations et de leurs besoins, mais aussi d’obtenir des réponses de sa part pour remédier à d’éventuels impacts négatifs ou irrégularités. Parmi ces canaux figurent :
- ●une ligne d’alerte et un site internet de lancement d’alerte gérés en externe, avec des revues continues des communications et de son utilisation ;
- ●des points de contact « responsable de l’éthique » en interne ;
- ●des responsables des ressources humaines attribués à chaque collaborateur ;
- ●l’accès aux membres de la haute direction (tant les responsables opérationnels que les responsables des ressources humaines) grâce à une politique de la « porte ouverte » ;
- ●des canaux locaux de chaque pays/division tenant compte des habitudes locales, cultures, etc. ;
- ●des instances représentatives telles que le Comité social et économique en France, le Comité d’entreprise européen (CEE) et les comités en charge de la santé et de la sécurité.
Les problèmes individuels des collaborateurs sont suivis et gérés par les responsables des ressources humaines et les responsables de l’éthique en interne, afin de trouver des solutions satisfaisantes. Ces responsables évaluent également l’efficacité des différents canaux mis en place pour que les collaborateurs puissent faire part de leurs préoccupations. Cette évaluation se fait en analysant les commentaires des collaborateurs, notamment lors de l’enquête annuelle sur l’engagement des collaborateurs, concernant leur connaissance de ces canaux et leur confiance en eux. Les responsables prennent aussi en compte les commentaires directs que les collaborateurs leur font en dehors de ces enquêtes.
Les codes de Bureau Veritas, comme le Code d’éthique et la politique anti-harcèlement, protègent explicitement les employés contre toutes représailles lorsqu’ils utilisent ces différents canaux pour faire part de leurs préoccupations ou de leurs besoins.
IV – Prendre des mesures concernant les impacts matériels sur les effectifs, les approches de gestion des risques significatifs et la recherche d’opportunités majeures liées à la main-d’œuvre, et l’efficacité de ces mesures (S1-4)
Le Groupe identifie les actions à mener face à un impact négatif particulier, réel ou potentiel, sur ses effectifs par ses managers et ses équipes de ressources humaines, en évaluant :
- ●les options disponibles en termes d’actions ;
- ●la façon dont ces actions atténuent les risques significatifs pour les effectifs du Groupe ;
- ●la façon dont ces actions soutiennent la recherche d’opportunités matérielles en relation avec l’employé. Par exemple, le Groupe a investi dans un fournisseur mondial de contenu de formation, y compris de certification, pour aider à s’assurer que les compétences de ses employés répondent aux besoins futurs du marché. Il s’agit notamment d’atténuer les impacts négatifs sur les travailleurs de la transition vers une économie plus verte et neutre pour le climat, qui pourraient être des expériences où la demande des industries à forte intensité de carbone pour les services du Groupe diminue au fil du temps.
L’efficacité des actions et des initiatives visant à produire des résultats pour les effectifs du Groupe est évaluée principalement par le biais de l’enquête sur l’engagement des collaborateurs du Groupe, par des formations suivies par les collaborateurs du Groupe et par les évolutions de carrière.
La maximisation de la sécurité de l’emploi par le Groupe est un élément central de son engagement en tant qu’employeur responsable. Le Groupe a mis en place un certain nombre des processus et des ressources dédiées pour offrir et maximiser la sécurité de l’emploi aux collaborateurs, notamment :
- ●limiter l’offre de CDD aux fonctions dédiées aux tâches suivantes :
- ●intervention sur un projet particulier et peu susceptible d’être reconduit,
- ●intervention sur un projet s’étendant sur quelques mois seulement,
- ●couverture des pics d’activité et/ou fourniture d’une expertise pointue difficile à trouver sur le marché du travail classique ;
- ●atténuer l’impact des CDD en :
- ●définissant les rémunérations et avantages sociaux en comparant les rémunération et avantages octroyés aux employés en CDD par rapport à leurs homologues en CDI,
- ●priorisant le recrutement en contrat à durée indéterminée, conformément à son approche de gestion des carrières. En effet, aucune période minimale d’ancienneté n’est exigée quand les collaborateurs veulent postuler pour des rôles en interne quand ils ont un contrat à durée déterminée, tandis que les salariés en contrat à durée indéterminée doivent justifier d’une ancienneté d’au moins six mois ;
- ●envisager de licencier des employés qu’après un examen approfondi des alternatives s’inscrivant dans un dispositif à trois niveaux :
- ●maximisation des possibilités de redéploiement :
- ●mise en place, au plus tôt, d’une concertation avec les employés et/ou leurs représentants en cas de changement opérationnel,
- ●évaluation continue des compétences et perspectives de développement des employés dans le cadre d’une approche favorisant la formation continue,
- ●recherche de postes en interne, identification et mise en lien avec les profils correspondants,
- ●suivi individuel, et notamment aide à la démarche de candidature ;
- ●promotion des pratiques de travail flexibles :
- ●en incitant à la prise de congés payés ou sans solde, ou en ayant recours à des dispositifs de chômage partiel dans certains pays,
- ●en réduisant le nombre d’heures travaillées, y compris les heures supplémentaires ;
- ●proposer des plans de départs volontaires :
- ●étudier les options de retraite anticipée,
- ●services de reclassement professionnel, dont accompagnement de carrière, évaluations et cursus de développement des compétences, aide à la recherche d’emploi, services de conseil et d’accompagnement psychologique.
- ●maximisation des possibilités de redéploiement :
Il convient de noter qu’en raison des différences de conditions d’emploi applicables dans les pays où Bureau Veritas exerce ses activités, les ressources disponibles pour prendre des mesures concernant les impacts matériels sur ses effectifs varient en fonction du pays où les collaborateurs concernés sont basés.
Le Groupe identifie les actions à mener face à un impact négatif particulier, réel ou potentiel, sur ses effectifs par ses managers et ses équipes de ressources humaines, en évaluant :
- ●les options disponibles en termes d’actions ;
- ●la façon dont ces actions atténuent les risques significatifs pour les effectifs du Groupe ;
- ●la façon dont ces actions soutiennent la recherche d’opportunités matérielles en relation avec l’employé. Par exemple, le Groupe a investi dans un fournisseur mondial de contenu de formation, y compris de certification, pour aider à s’assurer que les compétences de ses employés répondent aux besoins futurs du marché. Il s’agit notamment d’atténuer les impacts négatifs sur les travailleurs de la transition vers une économie plus verte et neutre pour le climat, qui pourraient être des expériences où la demande des industries à forte intensité de carbone pour les services du Groupe diminue au fil du temps.
L’efficacité des actions et des initiatives visant à produire des résultats pour les effectifs du Groupe est évaluée principalement par le biais de l’enquête sur l’engagement des collaborateurs du Groupe, par des formations suivies par les collaborateurs du Groupe et par les évolutions de carrière.
2.3.1.3Indicateurs et objectifs (S1-5)
A. Caractéristiques des employés de l’entreprise (S1-6)
Les données relatives aux ressources humaines sont saisies par les bureaux locaux du Bureau Veritas dans un système d’information commun sur les ressources humaines. L’analyse des données est effectuée par la Direction des Ressources humaines du Groupe à l’aide de ressources dédiées.
Lorsque des objectifs ont été fixés, ils le sont pour couvrir la période allant de l’année du présent Document d’enregistrement universel de référence à 2028, sauf indication contraire. L’efficacité des politiques et des mesures visant à atteindre les objectifs fait l’objet d’un suivi au moins trimestriel en fonction de l’impact, des risques et des opportunités significatifs liés à la durabilité. Pour ce faire, Bureau Veritas rend compte régulièrement de l’état des indicateurs qui mesurent les progrès accomplis dans l’atteinte des cibles.
Effectifs au 31 décembre 2025
Effectifs au 31 décembre 2024
Distribution par type de contrat
Bureau Veritas distingue deux catégories de contrats de travail(12), conformément à la norme ESRS S1-6 :
- ●Contrats permanents (CDI – contrats à durée indéterminée) : contrats de travail sans limite de durée, offrant une stabilité d’emploi à long terme. Ces contrats constituent la majorité des effectifs de Bureau Veritas.
- ●Contrats temporaires (CDD – contrats à durée déterminée) : contrats de travail conclus pour une période définie, incluant les contrats à heures non garanties. Ces contrats sont utilisés pour répondre à des besoins spécifiques et temporaires.
Effectifs mondiaux au 31 décembre 2025
Femmes
Hommes
Non binaires
Non
communiquéTotal
Nombre d’employés
24 536
56 621
7
13
81 117
Nombre d’employés en CDI
20 377
42 505
6
11
62 899
Nombre d’employés en CDD
4 159
14 116
1
2
18 278
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
410
1 316
1
0
1 727
Nombre d’employés à temps plein
22 979
54 984
6
13
77 982
Nombre d’employés à temps partiel
1 557
1 637
1
0
3 195
Effectifs mondiaux au 31 décembre 2024
Femmes
Hommes
Non binaires
Non
communiquéTotal
Nombre d’employés
25 981
58 245
9
10
84 245
Nombre d’employés en CDI
21 265
43 025
6
9
64 305
Nombre d’employés en CDD
4 716
15 220
3
1
19 940
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
542
1 412
3
0
1 957
Nombre d’employés à temps plein
24 171
56 097
6
9
80 283
Nombre d’employés à temps partiel
1 810
2 148
3
1
3 962
Effectifs régionaux au 31 décembre 2025 – Europe
Femmes
Hommes
Non binaires
Non
communiquéTotal
Nombre d’employés
6 677
12 197
4
6
18 884
Nombre d’employés en CDI
6 282
11 762
4
5
18 053
Nombre d’employés en CDD
395
435
-
1
831
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
18
102
-
-
120
Nombre d’employés à temps plein
5 712
11 691
4
6
17 413
Nombre d’employés à temps partiel
965
506
-
-
1 471
Effectifs régionaux au 31 décembre 2025 – Afrique, Moyen-Orient
Femmes
Hommes
Non binaires
Non communiqué
Total
Nombre d’employés
1 750
6 900
-
1
8 651
Nombre d’employés en CDI
1 601
6 402
-
1
8 004
Nombre d’employés en CDD
149
498
-
-
647
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
26
61
-
-
87
Nombre d’employés à temps plein
1 744
6 895
-
1
8 641
Nombre d’employés à temps partiel
6
4
-
-
10
Effectifs régionaux au 31 décembre 2025 – Amériques
Femmes
Hommes
Non binaires
Non communiqué
Total
Nombre d’employés
6 912
15 013
2
3
21 930
Nombre d’employés en CDI
3 889
5 616
2
3
9 510
Nombre d’employés en CDD
3 023
9 397
-
-
12 420
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
95
422
-
-
517
Nombre d’employés à temps plein
6 606
14 397
2
3
21 008
Nombre d’employés à temps partiel
306
616
-
-
922
Effectifs régionaux au 31 décembre 2025 – Asie-Pacifique
Femmes
Hommes
Non binaires
Non communiqué
Total
Nombre d’employés
9 197
22 511
1
3
31 712
Nombre d’employés en CDI
8 605
18 725
-
2
27 332
Nombre d’employés en CDD
592
3 786
1
1
4 380
Nombre d’employés avec un contrat « zéro heure »
271
731
1
-
1 003
Nombre d’employés à temps plein
8 917
22 000
-
3
30 920
Nombre d’employés à temps partiel
280
511
1
-
792
Indicateurs conformes à la méthodologie de la CSRD
Exercice 2025
Exercice 2024
Nombre de recrutements à durée indéterminée
12 487
12 605
Nombre de recrutements à durée déterminée
15 426
16 900
Nombre d’employés ayant quitté le Groupe
31 240
28 635
Taux de départ du personnel (1)
27,8 %
25,3 %
Nombre de départs volontaires
11 353
11 928
Taux de départ volontaire (2)
10,1 %
10,6 %
Nombre de licenciements
4 701
3 435
Nombre de départs autres
2 567
1 723
Méthodologies utilisées de calcul :
(1) Taux de départ du personnel :
Numérateur (Total des départs) :
- ●Départs volontaires (CDI + CDD) sur l’exercice
- ●Départs involontaires - Licenciements (CDI + CDD) sur l’exercice
- ●Fins de contrats temporaires (CDD) sur l’exercice
- ●Autres départs (CDI + CDD) sur l’exercice
Dénominateur (Effectif de référence) :
- ●Effectif au 1er janvier de l’exercice (CDI + CDD)
- ●Recrutements sur l’exercice (CDI + CDD)
- ●Employés acquis sur l’exercice (CDI + CDD)
(2) Taux de départ volontaire :
Numérateur (Départs volontaires) :
- ●Départs volontaires (CDI + CDD) sur l’exercice
Dénominateur (Effectif de référence) :
- ●Effectif au 1er janvier de l’exercice (CDI + CDD)
- ●Recrutements de l’exercice (CDI + CDD)
- ●Employés acquis sur l’exercice (CDI + CDD)
Bureau Veritas recourt aux contrats temporaires (CDD) pour répondre à des besoins spécifiques et temporaires, principalement justifiés par :
- ●une couverture de missions de chantier : certaines activités d’inspection et de certification requièrent des ressources temporaires pour des projets de durée limitée ;
- ●des spécificités locales : certains marchés régionaux nécessitent une flexibilité accrue pour adapter les effectifs aux variations d’activité ;
- ●une expertise technique spécifique : recours à des compétences ponctuelles pour des missions techniques définies.
Les fins de contrats temporaires (CDD) sont incluses dans le taux de départ du personnel, car elles constituent des séparations d’emploi. Ces fins de contrats représentent une part significative du taux global de départ et reflètent la nature temporaire de ces engagements.
Bureau Veritas s’engage à maintenir une approche équilibrée du recours au travail temporaire, en veillant à :
- ●limiter le recours aux CDD aux besoins réels et temporaires ;
- ●assurer des conditions de travail équivalentes pour les salariés temporaires et permanents ;
- ●améliorer le suivi et la transparence des données relatives aux contrats temporaires.
Indicateurs de suivi de Bureau Veritas
Répartition des effectifs par genre dans les principaux pays représentant plus de 10 % des effectifs de Bureau Veritas au 31 décembre 2025
B. Caractéristiques des travailleurs non salariés (S1-7)
Le Groupe n’est actuellement pas en mesure de communiquer le nombre de collaborateurs non salariés(13) au 31 décembre 2025. Les dossiers de ces employés sont décentralisés sans qu’aucun processus existant ne permette de communiquer ces informations à l’échelle mondiale. Bureau Veritas travaille à mettre en place des solutions visant à communiquer les informations concernant ces travailleurs à l’avenir.
C. Couverture des négociations collectives et du dialogue social (S1-8)
Périmètre
Type de couverture
Au 31 décembre 2025
Au 31 décembre 2024
Monde
Pourcentage d’employés couverts par des accords de négociation collective et de dialogue social
33 %
34 %
EEE (Espace économique européen)
87 %
88 %
Europe – hors EEE
7 %
8 %
Afrique, Moyen-Orient
12 %
12 %
Amériques
31 %
35 %
Asie-Pacifique
13 %
14 %
Monde
Pourcentage d’employés couverts par des
représentants du personnel élus de manière formelle30 %
31 %
Taux de couverture
Relevant de négociations collectives
Dialogue social
Employés – pays de l’EEE représentant plus de 10 % de l’effectif total
Employés – pays hors EEE sur la base d’une estimation pour les pays comptant plus de 10 % de l’effectif total
Représentation sur le lieu de travail – pays de l’EEE représentant plus de 10 % de l’effectif total
0-19 %
Chine
20-39 %
40-59 %
60-79 %
80-100 %
France
France
D. Indicateur de diversité (S1-9)
Indicateurs
Résultats 2025
2024
Objectifs 2028
Équilibre hommes/femmes (taux de femmes) à des hauts postes de direction
(Comité exécutif à Bande II)29 %
27 %
36 %
Équilibre hommes/femmes (taux de femmes) à des postes de direction
(Comité exécutif à Bande IV)31 %
29 %
36 %
Équilibre hommes/femmes mondial (taux de femmes)
30 %
31 %
35 %
E. Salaires décents (S1-10)
En tant qu’élément fondamental de sa stratégie de rémunération, le Groupe reconnaît l’importance de rester aligné sur les exigences légales et a donné la priorité au respect des normes nationales en matière de salaire minimum.
En 2025, Bureau Veritas a engagé une démarche approfondie d’analyse des niveaux de rémunération fixe versée à ses collaborateurs, couvrant environ les deux tiers de ses effectifs dans les 20 principaux pays dans lesquels Bureau Veritas opère. Il en ressort que 100 % des employés de ce périmètre perçoivent un salaire conforme au salaire minimum national fixé par la législation ou la négociation collective.
Dans une optique d’amélioration continue, l’analyse des salaires continuera à faire l’objet d’un examen approfondi en 2026, notamment en vue de couvrir l’intégralité des effectifs de Bureau Veritas et de consolider les pratiques de reporting en la matière.
L’engagement de Bureau Veritas en faveur d’une rémunération équitable reste indéfectible et le Groupe s’efforce continuellement d’améliorer le bien-être et la sécurité financière de son personnel au niveau mondial.F. Protection sociale (S1-11)
Conformément à son engagement à respecter les exigences légales dans chaque pays d’implantation et à sa politique de Groupe existante en matière d’assurance-vie, Bureau Veritas veille à ce que ses employés bénéficient d’une protection sociale adéquate. L’élément principal de son cadre de protection sociale est la mise en place d’un contrat d’assurance-vie collectif, garantissant une couverture minimale de douze mois de salaire en cas de décès d’un employé.
Il est important de noter que l’approche de Bureau Veritas en matière de protection sociale est décentralisée, en s’appuyant sur le respect des exigences légales propres à chaque pays. Par conséquent, la couverture peut varier en fonction des réglementations et pratiques en vigueur dans les juridictions respectives. Bien que sa politique de Groupe en matière d’assurance-vie constitue un élément fondamental, Bureau Veritas reconnaît que dans certains pays et pour certains types de collaborateurs, il est possible que la couverture complète de tous les événements majeurs de la vie ne soit pas assurée.
Plus précisément, dans certains des 140 pays où le Groupe opère, il peut y avoir des variations dans la couverture des événements majeurs de la vie tels que les maladies, le chômage, les accidents du travail et les handicaps acquis, le congé parental et la retraite selon les catégories d’employés.
Dans le cadre de son engagement permanent en faveur du bien-être de ses collaborateurs, le Groupe revoit et renforce activement ses actions en matière de protection sociale lorsque cela est nécessaire, en s’efforçant de s’aligner sur les normes internationales tout en respectant les réglementations locales. Il concentre ses efforts sur la fourniture d’un soutien complet à son effectif diversifié, en tenant compte des circonstances uniques de chaque pays et type de collaborateur afin de garantir une couverture sociale équitable et solide (maladie, chômage, accident du travail et handicap acquis, congé parental, retraite).
G. Personnes handicapées (S1-12)
Hommes
Femmes
Total
Pourcentage d’employés enregistrés en situation de handicap au 31 décembre 2025
2,72 %
4,65 %
3,4 %
Veuillez noter que ces informations sont fournies uniquement pour les employés travaillant en France et sont basées sur le fait que ces employés ont informé Bureau Veritas qu’ils sont reconnus comme travailleurs handicapés par la Commission française des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) au 31 décembre 2025.
Chaque pays a ses propres définitions et pratiques de déclaration pour les personnes handicapées, basées sur les coutumes, les lois et réglementations locales, qui peuvent être très différentes les unes des autres. Par conséquent, les données pour l’ensemble de la main-d’œuvre mondiale ne sont pas indiquées.
H. Indicateurs de formation et de développement des compétences (S1-13)
I. Indicateurs de santé et sécurité (S1-14)
Le pourcentage de l’effectif couvert par un système de management de la sécurité du Groupe correspond au pourcentage de l’effectif couvert par la certification ISO 45001.
Indicateurs de santé et sécurité
2025
2024
Pourcentage d’employés couverts par un système de gestion de la santé et de la sécurité basé sur des exigences légales et/ou des normes ou directives reconnues (part de l’effectif du Groupe rattachée à des entités certifiées ISO 45001)
88 %
93 %
Nombre d’accidents mortels
0
2
Nombre d’accidents chez les sous-traitants
9
10
Nombre d’accidents chez les sous-traitants intervenus sur un site de Bureau Veritas
0
1
Accidents mortels chez les sous-traitants
0
0
Nombre d’accidents de travail
181
197
Nombre d’accidents de travail sans arrêt
47
75
Nombre d’accidents de travail avec arrêt
134
120
TAR – Taux total d’accidents (base de 1 000 000 heures travaillées) - Méthodologie CSRD
1,13
1,17
TAR – Taux total d’accidents (base de 200 000 heures travaillées) – Méthodologie interne de Bureau Veritas
0,23
0,24
LTR – Taux de fréquence des accidents avec arrêt (base de 1 000 000 heures travaillées) – Méthodologie CSRD
0,83
0,71
LTR – Taux de fréquence des accidents avec arrêt (base de 200 000 heures travaillées) – Méthodologie interne de Bureau Veritas
0,17
0,15
ASR – Taux de gravité des accidents
0,025
0,013
Nombre de jours d’arrêt
3 960
2 250
Nombre de jours perdus en raison d’accidents du travail et de décès dus à des accidents du travail,
à des problèmes de santé liés au travail et à des décès dus à des problèmes de santé liés aux employés3 960
2 250
Nombre de jours perdus en raison d’accidents du travail et de décès dus à des accidents du travail,
à des problèmes de santé liés au travail et à des décès dus à des problèmes de santé, imputables aux non-salariés35
86
Dans le cadre de sa stratégie 2028, Bureau Veritas a défini des indicateurs clés de performance en matière de santé et sécurité au travail, calculés sur une base de 200 000 heures travaillées. Ces indicateurs, le taux d’accident avec arrêt (TAR) et le taux de gravité (LTR), permettent de suivre l’évolution de la performance du Groupe en la matière.
Afin de répondre aux exigences de la directive CSRD, qui requiert la présentation de ces mêmes indicateurs sur une base de 1 000 000 d’heures travaillées, Bureau Veritas présente ces deux méthodologies de manière distincte dans un souci de transparence et de clarté.
J. Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (S1-15)
Type de congé familial
% d’employés ayant droit à ce type de congé
% d’employés ayant pris ce type de congé en 2025 – hommes
% d’employés ayant droit et ayant pris ce type de congé en 2025 – femmes
Congé maternité/adoption : pour les femmes salariées au moment de l’accouchement ou pour les femmes et les hommes en cas d’adoption
100 %
0 %
3,6 %
Congé paternité/congé second parent : pour les pères ou les seconds parents, à l’occasion de la naissance ou de l’adoption d’un enfant
100 %
4,2 %
0 %
Congé parental : congé parental pris par les parents pour la naissance ou l’adoption d’un enfant en vue de s’en occuper
100 %
0,6 %
2,3 %
Congé pour proche malade : congé pour s’occuper d’une personne vivant sous le même toit que l’employé ou d’un membre de sa famille proche qui a besoin de soins importants ou d’une aide pour une raison médicale grave
100 %
0 %
0,3 %
Type de congé familial
Nombre d’employés ayant pris ce type de congé en 2025 – hommes
Nombre d’employés ayant droit et ayant pris ce type de congé en 2025 – femmes
Congé maternité/adoption : pour les femmes salariées au moment de l’accouchement ou pour les femmes et les hommes en cas d’adoption
0 %
881
Congé paternité/congé second parent : pour les pères ou les seconds parents, à l’occasion de la naissance ou de l’adoption d’un enfant
1 191
-
Congé parental : congé parental pris par les parents pour la naissance ou l’adoption d’un enfant en vue de s’en occuper
349
565
Congé pour proche malade : congé pour s’occuper d’une personne vivant sous le même toit que l’employé ou d’un membre de sa famille proche qui a besoin de soins importants ou d’une aide pour une raison médicale grave
-
81
K. Indicateurs de rémunération (écarts de rémunération) (S1-16)
Ratio global conformément à l’ESRS S1-16
- ●(Rémunération horaire brute moyenne des employés hommes - Rémunération horaire brute moyenne des employées femmes) / Rémunération horaire brute moyenne des employés hommes.
Sur cette base, l’écart global s’élève à 7,2 %, soit un ratio de rémunération femmes/hommes de 0,93.
Cet écart a été calculé en prenant en compte l’ensemble des salariés, tout en appliquant des exclusions strictement nécessaires pour garantir la cohérence et l’exactitude des données :
- ●Collaborateurs avec des anomalies de données (salaires nuls, statuts non définis, absence d’identification de genre) ;
- ●Collaborateurs percevant une rémunération annuelle incohérente avec leur niveau de responsabilité : anomalie de reporting, ou de saisie dans les systèmes d’information, et/ou d’unité de conversion.
Le périmètre des employés considérés dans le tableau des résultats présenté couvre plus de 98 % des effectifs totaux du Groupe.
En complément du ratio global, une approche plus détaillée est appliquée pour affiner l’analyse et faciliter la prise de décision en matière d’équité salariale. Cette méthode repose sur :
- ●le calcul pondéré : l’écart de rémunération est ajusté en fonction de la distribution des effectifs, afin de mieux refléter la structure salariale réelle ;
- ●l’exclusion statistique des petits groupes : les groupes comprenant moins de trois hommes ou trois femmes sont exclus du calcul pondéré pour garantir la fiabilité statistique et préserver la confidentialité des données ;
- ●l’analyse par catégories de collaborateurs ;
- ●la différenciation entre cadres et non-cadres en CDI.
Le périmètre des employés considérés dans le tableau des résultats présenté couvre 72 % des effectifs totaux du Groupe (soit 95 % des employés en CDI du Groupe).
L. Ratio annuel de rémunération totale (S1-16)
Périmètre
Le ratio annuel de rémunération totale couvre l’ensemble des employés de Bureau Veritas dans le monde, garantissant ainsi une évaluation complète et représentative de ses pratiques de rémunération à l’échelle internationale. Cette approche permet de refléter au mieux la diversité de ses activités et des structures salariales au sein du Groupe.
Afin d’assurer la fiabilité et la cohérence des données, certaines exclusions strictement nécessaires ont été appliquées :
- ●Collaborateurs avec des anomalies de données (salaires nuls) ;
- ●Collaborateurs percevant une rémunération annuelle, incohérente avec leur niveau de responsabilité. : anomalie de reporting, ou de saisie dans les systèmes d’information, et/ou d’unité de conversion.
Ces exclusions représentent 2 % de l’effectif total. Aucune autre exclusion n’a été appliquée afin de garantir que le ratio est calculé sur la base de l’ensemble des catégories de rémunération requises par l’ESRS S1-16.
Méthodologie
La méthodologie appliquée est conforme aux principes définis par l’ESRS S1-16, incluant toutes les composantes de rémunération mentionnées dans l’AR 101 (b).
Le ratio est calculé en comparant la rémunération totale de la Directrice Générale (numérateur) à la rémunération médiane de l’ensemble des employés (dénominateur), en intégrant toutes les catégories de rémunération, à savoir :
- ●Rémunération fixe ;
- ●Rémunération variable à court terme (primes annuelles et bonus) ;
- ●Rémunération variable à long terme (actions de performance, stock-options) ;
- ●Avantages en nature et autres éléments de rémunération.
Comme pour le ratio global de rémunération, ce ratio a été calculé sur l’ensemble des salariés du Groupe, à l’exception de quelques catégories exclues pour garantir la fiabilité des données. Le périmètre couvre plus de 98 % des effectifs totaux.
Résultats
Les résultats du ratio annuel de rémunération totale sont présentés dans le contexte d’une organisation multinationale présente dans 140 pays. Il est important de noter que la comparaison est faite entre la rémunération de la Directrice Générale d’une multinationale cotée basée en France avec des employés dans le monde entier. Ces informations contextuelles sont essentielles pour interpréter les ratios de rémunération dans divers contextes mondiaux, en reconnaissant les subtilités associées aux normes de rémunération internationales, aux fluctuations de change et aux variations régionales des pratiques de rémunération.
M. Plaintes et incidents graves en matière de droits humains (S1-17)
Nombre total d’incidents de discrimination, y compris de harcèlement, signalés au cours de la période considérée, compilé sur la base des informations de la ligne d’alerte du Groupe (1)
54
Nombre de plaintes déposées par le biais de canaux permettant aux employés de faire part de leurs préoccupations, y compris les mécanismes de plaintes, compilé sur la base des informations de la ligne d’alerte du Groupe
202
Nombre de plaintes déposées auprès des points de contact nationaux pour les entreprises multinationales de l’OCDE
0
Montant des amendes, pénalités et indemnisations pour dommages suite à des incidents de discrimination, y compris le harcèlement et les réclamations déposées – euros
non publié(14)
Nombre de problèmes et d’incidents graves en matière de droits de l’Homme liés au personnel de Bureau Veritas
0
Nombre (y compris zéro) d’incidents graves liés aux droits humains affectant des employés au cours de la période considérée, y compris une indication du nombre de cas de violation des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, de la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail ou des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales
0
Montant des amendes, pénalités et indemnisations pour de graves problèmes de droits de l’Homme et incidents liés au personnel du Groupe – euros
0
Les informations présentées ci-dessus proviennent du système d’alerte de Bureau Veritas (présenté en section 2.4.1.2) qui sont compilées dans la plateforme de la ligne d’alerte du Groupe. Par ailleurs, le Groupe n’a pas connaissance de plaintes déposées auprès des points de contact nationaux pour les entreprises multinationales de l’OCDE le concernant.
-
2.4Informations en matière de gouvernance
2.4.1Conduite des affaires (G1)
2.4.1.1Gouvernance (G1.GOV-1)
Le Conseil d’administration de Bureau Veritas SA, le Comité exécutif du Groupe ainsi que le Comité d’éthique du Groupe définissent et suivent les règles liées à la conduite des affaires :
- ●le Conseil d’administration du Groupe au travers de son Comité d’audit et des risques, est directement impliqué dans la gouvernance des actions menées par Bureau Veritas en matière de conformité et plus particulièrement de lutte contre la corruption et le trafic d’influence. À ce titre, le Comité d’audit et des risques veille à ce que les politiques correspondantes soient définies et mises en œuvre. Il approuve et suit l’exécution d’un plan d’action annuel visant à une amélioration continue du programme de conformité du Groupe. Il suit également les données d’indicateurs qui lui sont reportés pour mesurer la performance du programme dans différents domaines (ligne d’alerte, formations, etc.). Le Compliance Officer du Groupe lui présente chaque semestre son rapport d’activité. Le Comité d’audit et des risques rend régulièrement compte de ses travaux au Conseil d’administration ;
- ●le Comité exécutif du Groupe est informé régulièrement des actions menées dans le cadre du programme de compliance ;
- ●le Comité d’éthique du Groupe, composé de la Directrice Générale, du Directeur financier, de la Directrice des Ressources humaines, et du Compliance Officer du Groupe supervise la mise en œuvre du programme de conformité et traite toutes les questions d’éthique qui lui sont soumises par le Compliance Officer du Groupe. Ce dernier lui présente tous les ans un rapport complet d’activité sur la mise en œuvre et le suivi du programme de conformité. Il se réunit toutes les fois que les circonstances l’exigent.
Les domaines d’expertise et expériences professionnelles significatives des membres du Conseil d’administration du Groupe sont précisés dans la matrice de compétences figurant en section 3.2.5 / Règles relatives à la composition du Conseil d’administration. Ils sont détaillés dans les biographies des membres du Conseil d’administration présentées en section 3.2.2 / Biographies du Document d’enregistrement universel.
Enfin, chaque représentant légal d’entité juridique (filiale ou succursale) est responsable de l’application du Code d’éthique et du programme de conformité par le personnel placé sous son autorité. À cet effet, il lui incombe de transmettre un exemplaire du Code d’éthique à l’ensemble des collaborateurs dont il a la responsabilité, de veiller à leur formation, de les informer sur leurs devoirs en termes simples, pratiques et concrets, et de leur faire savoir que toute infraction au Code d’éthique constitue un manquement sérieux à leurs obligations professionnelles pouvant entraîner des sanctions disciplinaires.
2.4.1.2Gestion des impacts, risques et opportunités matériels
Description des procédures d’évaluation des impacts, risques et opportunités importants (G1.IRO-1)
Le processus d’identification des impacts, risques et opportunités importants déployé par Bureau Veritas est précisé en section 2.1.4.1 – Description des procédures d’identification des impacts, risques et opportunités importants, du présent Document d’enregistrement universel.
À l’issue de cette analyse appliquée aux questions liées à la conduite des affaires, plusieurs enjeux ont été évalués comme présentant des impacts, risques et opportunités importants :
Thème
Sous-thèmes
IMPACT(S)
RISQUE(S)
OPPORTUNITÉ(S)
Culture d’entreprise
-
Positif/réel
La forte culture éthique de Bureau Veritas et ses politiques claires de conduite des affaires favorisent la confiance de ses clients, employés, fournisseurs et actionnaires, contribuant ainsi à un environnement d’affaires responsable. Préserver une culture d’entreprise solide d’intégrité est essentiel pour maintenir la confiance et la collaboration avec ses partenaires et les communautés.
Protection des lanceurs d’alerte
-
Potentiel
Une protection inadéquate des lanceurs d’alerte peut entraîner des coûts d’enquête, des problèmes juridiques, la suspension de certifications, des dommages à la réputation, la perte de clients, des perturbations opérationnelles et des problèmes de confiance avec les parties prenantes.
Engagement politique
-
Positif/réel
En partageant son expertise technique, Bureau Veritas contribue à l’élaboration de politiques éclairées, notamment dans les domaines ESG et de l’évaluation de la conformité, pour soutenir les objectifs de durabilité et de conformité des communautés qu’il dessert.
Gestion de la relation avec les fournisseurs et pratiques de paiements
-
Négatif/potentiel
Une mauvaise gestion des relations avec les fournisseurs, comme des retards de paiement, pourrait nuire aux services et à la valeur que Bureau Veritas apporte à ses clients, ainsi qu’à l’activité et à la durabilité de ses partenaires fournisseurs. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les problèmes de qualité causés par des relations tendues avec les fournisseurs peuvent compromettre la continuité, la fiabilité et la qualité des solutions livrées par le Groupe, tout en menaçant la stabilité financière et les opérations de son réseau de fournisseurs.
Corruption et pots-de-vin
Prevention et détection incluant la formation.
Incidents.
Potentiel
Ne pas parvenir à prévenir ou à traiter la corruption et les pot-de-vin pourrait exposer Bureau Veritas à des sanctions juridiques et financières, comme des amendes ou des poursuites pénales contre l’entreprise. Cela peut aussi entraîner des dommages à sa réputation, la perte de clients, des restrictions d’accès aux marchés, des perturbations opérationnelles et une perte de confiance de ses parties prenantes.
Culture d’entreprise et politiques de conduite des affaires, protection des lanceurs d’alerte, investigation des incidents, formation (G1-1)
Culture d’entreprise
La culture du Groupe Bureau Veritas est définie par ses absolus, ses valeurs et ses attentes en matière de leadership.
Par nature, la mission de Bureau Veritas requiert indépendance, impartialité et intégrité. Pour cette raison, l’éthique est l’un de ces trois absolus. Cet engagement favorise la rétention et l’attractivité des talents et permet une amélioration de l’image de marque ainsi qu’une meilleure gestion de la chaîne de valeur. Par cette exigence, un manquement aux règles définies par le Groupe en matière d’éthique pourrait avoir un impact important sur les relations avec les clients et les employés.
Le Code d’éthique du Groupe
L’éthique se décline en quatre grands principes au sein du Code d’éthique du Groupe. Un de ces principes est dédié à la politique du Groupe en matière de lutte contre la corruption.
Préfacé par le Président du Conseil d’administration, la Directrice Générale et le Compliance Officer du Groupe, le Code d’éthique expose les principes et règles sur lesquels le Groupe fonde son développement et sa croissance durable, et construit des relations de confiance avec ses clients, collaborateurs et partenaires commerciaux. Applicable à l’ensemble des collaborateurs du Groupe, le Code d’éthique est conforme aux exigences du TIC Council.
Un collaborateur qui ne respecterait pas les principes du Code d’éthique de Bureau Veritas est passible de mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’à la rupture de son contrat de travail.
Le Code d’éthique(15) est disponible sur le site internet de Bureau Veritas. Il est régulièrement actualisé. Sa dernière mise à jour majeure date de 2020. Elle a consisté en un changement de style rédactionnel et la fourniture de nombreux cas pratiques visant à rendre le Code d’éthique plus accessible et facile à lire. En 2023, le Code d’éthique a fait l’objet d’adaptations pour tenir compte des changements organisationnels intervenus sur la période. Celui-ci est disponible en 24 langues.
Le Groupe applique ainsi une politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption et des comportements apparentés. Compte tenu de sa large présence géographique et de son activité dans les métiers du test, de l’inspection et de la certification en seconde ou tierce partie, Bureau Veritas est potentiellement exposé à des risques de corruption passive dans les pays les plus touchés par ce phénomène. Plus globalement, l’ensemble des risques touchant à la corruption et au trafic d’influence sont identifiés dans une cartographie spécifique ayant été réactualisée en 2024.
Système d’alerte
Le Groupe a déployé un système d’alerte qui prévoit plusieurs canaux de signalement (voies hiérarchiques, Compliance Officers et une ligne d’alerte). La ligne d’alerte comprend un accès par e-mail, ou directement sur internet et permet des échanges anonymes et sécurisés.
Les différents canaux de signalement sont explicités dans le Code d’éthique. En outre, une notice d’information destinée à porter à la connaissance des salariés l’existence du dispositif d’alerte, les moyens d’y recourir, et les garanties associées au traitement des signalements reçus, notamment concernant la prévention du risque de représailles et la préservation de l’identité du lanceur d’alerte, a été disposée au sein de l’ensemble des implantations du Groupe.
Le système d’alerte est régulièrement rappelé lors des formations dispensées au cours de l’année. Cette communication continue peut contribuer à l’augmentation des cas d’entrave au Code d’éthique remontés au cours de l’exercice 2025, reflétant une meilleure sensibilisation et une plus grande efficacité du dispositif.
Les alertes transmises sont traitées de manière indépendante par les Compliance Officers des groupes opérationnels concernés sous la supervision du Compliance Officer du Groupe.
Le Compliance Officer du Groupe présente annuellement au Comité d’éthique du Groupe, au Comité exécutif du Groupe et au Comité d’audit et des risques une synthèse des alertes reçues par zone géographique et une typologie des signalements pour lesquels il a été possible de documenter objectivement l’importance des faits constituant un non-respect du Code d’éthique et/ou des lois et réglementations objets des infractions.
Gestion des relations avec les fournisseurs (G1-2)
Renforcement des achats responsables chez Bureau Veritas : des fondations solides pour une chaîne d’approvisionnement durable
Depuis 2021, Bureau Veritas a consolidé sa démarche en matière d’achats responsables, s’inscrivant pleinement dans la stratégie RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et le plan de vigilance du Groupe (énoncé en section 2.4.4 – Plan de vigilance du présent Document d’enregistrement universel). La publication de sa politique d’achats responsables témoigne de son engagement continu à construire une chaîne d’approvisionnement performante, durable et alignée avec les objectifs stratégiques de Bureau Veritas. Cette politique offre un cadre aux acheteurs et à tous les demandeurs d’achats, les guidant dans leurs approvisionnements au service de l’ambition de Bureau Veritas.
Grâce à plusieurs initiatives structurantes, cette politique vise à renforcer la relation avec les fournisseurs en intégrant les enjeux RSE et en encourageant l’innovation durable. Elle inclut notamment l’application du Code de conduite des partenaires d’affaires et le suivi des notations RSE.
Cette politique vise à renforcer la relation avec les fournisseurs en intégrant les enjeux RSE et en encourageant l’innovation durable grâce à plusieurs initiatives structurantes, telles que :
- ●Adoption du Code de conduite des partenaires commerciaux (BPCC) ;
- ●Exigences d’achats responsables (agir avec éthique et intégrité dans les affaires, mener un processus de sélection des fournisseurs équitable, respecter les droits de l’Homme, la santé et la sécurité, réduire l’impact environnemental) ;
- ●Amélioration continue avec un reporting responsable (intégration des critères RSE dans le processus d’achat, partage des programmes internes d’amélioration continue par les fournisseurs, promotion des fournisseurs engagés dans les principes RSE) ;
- ●Gestion spécifique des 70 fournisseurs stratégiques (en plus de la signature obligatoire du BPCC, assurance de la conformité de leurs propres fournisseurs et sous-traitants, réponse au questionnaire d’autoévaluation (SAQ), évaluation par un tiers indépendant) ;
- ●Système de signalement des infractions avec une ligne d’alerte pour signaler toute infraction ;
- ●Programme de gestion de la relation fournisseurs (SRM) pour évaluer le niveau de performance, de conformité et d’amélioration continue des fournisseurs notamment en matière d’achats responsables.
Depuis 2021, les enjeux RSE ont été renforcés avec l’introduction de l’indicateur SBTi dans l’évaluation des fournisseurs stratégiques permettant d’aligner leurs performances avec les objectifs de décarbonation de Bureau Veritas.
- ●L’intégration des objectifs de la fonction achats dans le plan stratégique « LEAP I 28 », au sein du pilier dédié à la performance. L’initiative d’exécution stratégique de la transformation des achats s’appuie sur les principes fondamentaux « Perform », « Purchase » et « Source » et concerne l’ensemble de l’organisation en exploitant l’empreinte mondiale du groupe. Cette transformation d’une fonction achat transactionnelle vers une approche stratégique repose sur plusieurs domaines prioritaires tels que :
- 1.Les stratégies de gestion des catégories et des fournisseurs,
- 2.L’engagement renforcé en faveur des achats responsables avec des actions spécifiques lancées auprès des fournisseurs de consommables de laboratoires et concernant l’électrification de la flotte de véhicules,
- 3.Le développement des systèmes et des compétences avec un programme de développement des talents,
- 4.La mesure de la performance des fournisseurs avec une plateforme de données et un cockpit d’indicateurs.
- ●La première Journée de l’innovation fournisseurs avec les partenaires stratégiques a permis de renforcer les trajectoires de performance et de RSE tout en clarifiant les objectifs communs ;
- ●La révision de la politique d’achats, qui est appliquée depuis janvier 2025. Elle inscrit les critères RSE avec une pondération équivalente aux autres critères lors de la sélection des fournisseurs ;
- ●La création de l’Académie Achat, destinée à former les acheteurs du Groupe et les collaborateurs impliqués dans les processus de commandes ;
- ●Le développement d’indicateurs achats, portant sur les délais et les pratiques de paiement, avec une mise en œuvre prévue à l’échelle du Groupe à partir de 2026.
Ces initiatives traduisent la volonté de Bureau Veritas de conjuguer performance opérationnelle et responsabilité sociétale, en construisant des partenariats solides et durables avec ses fournisseurs stratégiques, en parfaite cohérence avec les objectifs de son plan stratégique.
Éthique et conformité, prévention et détection de la corruption, procédures et organisation, gouvernance, proportion des fonctions à risque formées (G1-3)
Le Compliance Officer du Groupe définit, met en œuvre et supervise le programme de conformité. Il s’appuie sur une équipe située au siège et sur un réseau de Compliance Officers, relais de la fonction dans chacun des groupes opérationnels (Operating Groups). Il présente régulièrement l’état d’avancement de ses plans d’action au Comité exécutif et au Comité d’audit et des risques.
Bureau Veritas assure la prévention et la détection des risques de non-conformité au moyen d’un programme s’appuyant sur l’engagement de l’instance dirigeante, la cartographie des risques de corruption et la gestion de ces risques.
Le programme de conformité
Le programme de conformité du Groupe est un dispositif impliquant l’engagement de l’instance dirigeante. Il vise à prévenir et détecter les risques de non-conformité ainsi qu’à mener les actions correctrices. Il inclut :
- ●le Code d’éthique du Groupe ;
- ●le Code de conduite des partenaires d’affaires ;
- ●un manuel de procédures internes d’application ;
- ●un processus de cartographie des risques de corruption ;
- ●un programme de formation obligatoire déployé mondialement à destination de l’ensemble des collaborateurs (sous forme principalement d’e-learning complété par des actions locales de formation et de sensibilisation) ;
- ●un dispositif d’alerte éthique (interne et externe) ;
- ●des procédures d’évaluation interne et/ou externe des partenaires commerciaux ;
- ●des procédures de contrôle – y compris comptables – avec l’allocation de comptes dédiés pour les opérations réglementées (cadeaux, dons, etc.) ;
- ●la certification annuelle des cadres ainsi que des processus de contrôle et d’évaluation réguliers mis en œuvre via une campagne annuelle d’autoévaluation ; et enfin
- ●des audits internes et externes, dont l’un est spécifique au dispositif de lutte contre la corruption.
La prévention des risques de non-conformité est assurée au travers de l’éducation réalisée via le Code d’éthique et du programme de formation afférent.
La formation des salariés au Code éthique intitulée « Programme de conformité de Bureau Veritas » dédie un chapitre entier à la lutte contre la corruption. Ce chapitre dénommé « Lutte active contre la corruption » est l’un des quatre modules devant obligatoirement être suivi par tous les collaborateurs du Groupe Bureau Veritas, et ce dans le mois suivant leur arrivée. Le temps nécessaire au suivi de ce module est d’une heure. Cette formation est renouvelée tous les deux ans. Cette formation, obligatoire pour tous les salariés du Groupe, couvre ainsi les populations les plus à risque, en particulier les salariés du Groupe soumis au risque de corruption passive dans le cadre d’un audit réalisé chez un client ou chez le fournisseur d’un client. Cette formation inclut également des modules relatifs à l’intégrité des services et conflits d’intérêt, au respect des textes applicables (pratiques commerciales, sanctions internationales, protection des informations…) ainsi qu’à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise.
La prévention passe également par des procédures incluant des contrôles préalables réalisés par l’intermédiaire d’une plateforme d’autorisation pour les cadeaux, invitations, activités de mécénats et donations, ainsi qu’un programme d’évaluation des tiers lors de l’entrée en relation.
Les partenaires commerciaux du Groupe, tels que les intermédiaires, les sous-traitants, les associés de joint-ventures et les principaux fournisseurs, doivent s’engager contractuellement, lorsqu’ils traitent avec Bureau Veritas, à appliquer le Code de conduite des partenaires d’affaires du Groupe (Business Partner Code of Conduct(16)) qui intègre les grands principes et règles du Code d’éthique, à commencer par l’engagement de lutter contre la corruption et le trafic d’influence, mais aussi les conflits d’intérêts.
La détection de la possible survenance d’un de ces risques de non-conformité intervient à travers le système d’alerte susmentionné et le suivi organisé autour de différents niveaux de contrôle, comprenant in fine les diligences assurées par l’Audit interne dans le cadre d’une mission annuelle spécifique à l’évaluation du dispositif anticorruption.
Enfin, quand il y a lieu, des mesures de remédiation sont mises en place, assorties, le cas échéant, de l’adoption de mesures de sanction disciplinaire.
Des procédures régulièrement renforcées
Au travers de règles et procédures internes dédiées, le Groupe veille en particulier à la sélection de ses partenaires commerciaux (intermédiaires, associés de joint-ventures, sous-traitants, principaux fournisseurs), évalue ses clients et la probité de leurs actions, interdit certaines opérations telles que les paiements de facilitation ou les commissions illicites et en encadre d’autres comme les dons aux associations caritatives, les actions de parrainage ainsi que les cadeaux. Postérieurement à l’entrée en relation, Bureau Veritas suit le déroulement des activités et contrôle les règlements effectués aux partenaires les plus sensibles. Par ailleurs, le financement des partis politiques est proscrit.
Le dispositif est régulièrement renforcé, non seulement en matière de lutte contre la corruption, mais également en matière de prévention du harcèlement, de respect du droit de la concurrence, des sanctions économiques internationales, par l’actualisation des procédures internes ainsi que par l’animation de formations complémentaires et l’envoi d’alertes régulières par le réseau des Compliance Officers du Groupe.
Chaque groupe opérationnel (Operating Group) dispose d’un manuel d’application destiné à assister les responsables d’activité sur toutes les questions liées aux affaires juridiques, à la gestion des risques et à l’éthique dans le respect des règles applicables à l’ensemble du Groupe.
Pour l’exercice de ses activités, Bureau Veritas déploie des procédures opérationnelles spécifiques à destination de ses inspecteurs et auditeurs afin de s’assurer de l’intégrité et de l’impartialité des prestations délivrées.
Actions de sensibilisation et formation aux procédures
En complément de la formation au Code éthique « Bureau Veritas Compliance Program », des initiatives de formation et de sensibilisation aux différentes politiques de conformité du Groupe sont lancées au sein des Operating Groups. En 2025, plus de 60 initiatives ont été menées au travers de cours, webinaires ou encore de newsletters.
Des évaluations annuelles au niveau mondial
Chaque année, le Groupe procède à une campagne annuelle d’évaluation de la conformité donnant lieu à l’émission par le représentant légal de chaque entité juridique d’une déclaration de conformité.
Ces déclarations sont ensuite consolidées au niveau de chaque groupe opérationnel (Operating Group) et donnent lieu à l’émission d’une déclaration annuelle de conformité signée par chaque membre du Comité exécutif responsable d’un groupe opérationnel. Ces déclarations sont adressées au Compliance Officer du Groupe qui, sur la base de celles-ci, émet un rapport annuel présenté au Comité d’éthique puis au Comité d’audit et des risques.
Par ailleurs, le respect des principes et règles d’éthique de Bureau Veritas est un critère pris en compte dans l’évaluation annuelle des managers. En effet, il est demandé à chaque manager de confirmer lors de son évaluation annuelle qu’il a respecté les règles éthiques du Groupe. Les questions, réclamations ou commentaires de tiers concernant le Code d’éthique peuvent également être directement envoyés au Compliance Officer.
Des audits internes et externes réguliers
Le programme de conformité fait l’objet de vérifications périodiques effectuées par des auditeurs internes qui transmettent leurs conclusions au Compliance Officer du Groupe et au Comité d’audit et des risques. Depuis 2019, l’Audit interne réalise chaque année une mission spécifiquement destinée à vérifier la conformité du programme à la loi no 2016-691 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, aux bornes du Groupe et, depuis 2021, aux bornes de filiales.
Le programme de conformité fait chaque année l’objet d’un contrôle externe par un organisme d’audit indépendant donnant lieu à l’émission d’une attestation de conformité établie à l’attention du Compliance Officer du Groupe. Cette attestation est transmise par ce dernier au Compliance Committee du TIC Council, qui est l’association professionnelle des sociétés de test, inspection et certification. Le Compliance Officer du Groupe présente chaque année les résultats de cet audit au Comité d’éthique, puis au Comité exécutif et au Comité d’audit et des risques.
Plan d’action
Un travail important se poursuit quant au renforcement et à l’amélioration continue de certains dispositifs du programme de conformité, de contrôle ou d’audit interne prenant en compte les remontées internes, les changements de législations et les évolutions des attentes exprimées par les agences réglementaires en charge.
- ●de la cartographie des risques de corruption (déploiement de nouvelles procédures, initiatives de sensibilisation à l’intégrité…) ;
- ●de la campagne de compliance annuelle (régularisations d’anomalies remontées lors de la campagne, actions de sensibilisation…) ;
- ●du screening fournisseurs (contrôle sur la correcte signature des BPCC, questionnaires fournisseurs).
Un suivi périodique de la progression de ces plans d’action est assuré par le siège avec les équipes en charge de leur mise en œuvre dans les groupes opérationnels. L’avancement des plans d’action est communiqué trimestriellement au Group Compliance Officer.
2.4.1.3Métriques et cibles
Incidents de corruption (G1-4)
En 2025, le Groupe Bureau Veritas n’a pas été condamné pour des infractions à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption.
Un reporting, dont les données sont issues de la plateforme de la ligne d’alerte, recense l’ensemble des alertes éthiques reçues et les conclusions des investigations menées par les Compliance Officers des groupes opérationnels (Operating Group). Ces signalements sont catégorisés suivant les thèmes définis dans le Code d’éthique. Ce processus de reporting ne fait pas l’objet d’une revue par un organisme tiers indépendant.
En 2024, une conclusion a été apportée à 629 signalements remontés sur l’année considérée ou les années précédentes ; parmi ceux-ci :
- ●130 signalements ne tombaient pas dans le champ du dispositif de traitement des alertes de conformité du Groupe et ont été transférés aux départements (Ressources humaines et Technique, Qualité et management du Risque) les plus à même d’apporter une réponse adaptée ;
- ●499 signalements ont été considérés comme éligibles au dispositif et ont fait l’objet de vérifications. Les allégations prises en compte dans le dispositif de traitement du Groupe concernent les politiques Shaping a better workplace, Shaping better business practices, Shaping a better environment ainsi que les infractions aux lois et règlements dans les pays dans lesquels nous opérons :
- ●pour 319 signalements, il n’a pas été possible de corroborer les allégations objets des investigations par des éléments de preuves tangibles, objectifs et ayant un lien direct avec les faits signalés et ainsi établir leur matérialité,
- ●pour 180 signalements, il a été possible de documenter objectivement la matérialité des faits constituant un non-respect du Code d’éthique et/ou des lois et réglementations objet des infractions. Aucun ne concernait l’atteinte aux droits humains et libertés fondamentales.
L’augmentation du cas de non-respects du Code d’éthique est en partie expliquée par l’élargissement du déploiement de la ligne d’alerte, notamment permis par de multiples campagnes d’information.
Conclusions apportées aux signalements
traitésCatégorisation des infractions constatées
* Il s’agit des infractions (Autres) aux lois et règlements des pays dans lesquels Bureau Veritas opère.
Pour l’ensemble de ces situations litigieuses le Groupe a (i) fait cesser les agissements ou la situation ; (ii) le cas échéant, actualisé ou mis en place des mesures, procédures ou contrôles pour prévenir leurs réitérations ; et (iii) pris des sanctions disciplinaires (ou contractuelles) proportionnées à la faute des collaborateurs (ou prestataires) concernés.
Infractions constatées par région
Indicateurs
2025
2024
2023
Part des collaborateurs formés au Code d’éthique (1)
99,4 %
98,8 %
97,4 %
Pourcentage de fonctions à risques couvertes par les programmes de formation
100 %
100 %
100 %
Nombre de cas de non-respect du Code d’éthique (2)
180
129
91
- (1)Ce calcul inclut les formations en ligne et en présentiel de l’ensemble des employés un mois après leur arrivée dans le Groupe. Ce calcul s’étend à l’ensemble des effectifs du Groupe quel que soit leur niveau d’ancienneté. Ce calcul exclut les alternants, les stagiaires, les travailleurs temporaires, les employés embauchés il y a moins d’un mois. Le module de formation étant obligatoire pour l’ensemble des salariés, il couvre par conséquent 100 % des fonctions les plus à risque.
- (2)Nombre de cas de non-respect du Code d’éthique découverts au cours d’enquêtes qui ont connu une conclusion au cours de l’année considérée. Ces enquêtes peuvent, le cas échéant, avoir été ouvertes antérieurement à l’année de référence considérée.
-
2.5Questions de durabilité spécifiques au secteur
2.5.1Cybersécurité
Stratégie et modèle d’affaires
Les systèmes d’information et les solutions digitales sont essentiels pour porter la stratégie LEAP | 28. Face à des menaces renouvelées et une exposition digitale croissante, la protection des données de nos clients est l’un des objectifs majeurs du Groupe. Bureau Veritas a également pour objectif de protéger ses activités et ses savoir-faire, d’assurer sa conformité aux lois et règlements, et enfin, de préserver ses informations stratégiques et financières.
Dès 2016, Bureau Veritas s’est doté d’une organisation dédiée à la cybersécurité et la protection des données. Dans le cadre de la transformation digitale du Groupe, et avec le renforcement de la stratégie cloud, le déploiement du plan de sécurité des systèmes d’information a été accéléré.
Bureau Veritas garantit l’amélioration continue de son dispositif combiné NIST CSF et ISO 27001. Le système de management solide mis en place depuis 2019 a permis au Groupe, dès 2022, d’obtenir ses premières certifications ISO 27001. Il offre aussi de plus grandes garanties pour la résilience du Groupe et pour la protection de ses données.
Gouvernance
Sous le patronage du Conseil d’administration et du Comité exécutif, la cybersécurité a été inscrite dans les absolus du Groupe.
Pour illustrer son ambition dans ce domaine, le Groupe a également nommé un « sponsor » cybersécurité au sein du Conseil d’administration : Jérôme Michiels.
- ●contribuer à faire de la cybersécurité un facteur de différenciation concurrentiel ;
- ●donner un aperçu du point de vue du Conseil d’administration et de ce que font les autres organisations ;
- ●motiver l’organisation à se surpasser au-delà de la conformité minimale aux réglementations applicables ;
- ●approuver la stratégie globale et aider à définir de nouvelles politiques ;
- ●superviser l’exécution de la feuille de route cyber et fournir des conseils ;
- ●participer aux réunions et aux examens périodiques de la gouvernance cyber ;
- ●évaluer les indicateurs de performance cyber et encourager le benchmarking ;
- ●superviser les résultats des audits périodiques et juger de la pertinence des plans de remédiation ;
- ●s’assurer que des mécanismes de gestion de crise sont en place ;
- ●accepter d’être référencé sur des sites internet publics et dans des documents pertinents dans le cadre de cette fonction, avec la possibilité d’être contacté par des agences de notation extra-financière.
Gestion des impacts, des risques et des opportunités
Impacts, risques et opportunités matériels, réels et potentiels, liés à la cybersécurité
Thème
Sous-thème
IMPACT(S)
RISQUE(S)
OPPORTUNITE(S)
Cybersécurité
-
Potentiel
Les incidents de cybersécurité peuvent entraîner des pertes financières, des dommages à la réputation, des litiges, une érosion de la base clientèle et des perturbations opérationnelles pour Bureau Veritas.
Potentielle
En s’attaquant de manière proactive aux risques de cybersécurité, Bureau Veritas peut renforcer la confiance et la satisfaction de ses clients, améliorer sa réputation pour des services de haute qualité et sécurisés, et gagner un avantage concurrentiel sur le marché. Des mesures de cybersécurité solides protègent non seulement les opérations du Groupe, mais lui permettent aussi de mieux aider ses clients à sécuriser leurs données et systèmes critiques. Saisir ces opportunités liées à la cybersécurité aidera à conforter la position de Bureau Veritas en tant que partenaire de confiance et leader dans son secteur.
La reconnaissance du caractère matériel de la cybersécurité pour Bureau Veritas, notamment en matière de risques et d’opportunités, s’impose comme une nécessité incontestable.
Les risques liés à la sécurité numérique sont devenus des éléments prépondérants dans le paysage économique contemporain. La cybersécurité revêt une importance cruciale pour les parties prenantes de l’entreprise, car elle conditionne la continuité des opérations, la protection des données sensibles et la préservation de la réputation du Groupe. L’impact concret de failles de sécurité peut se traduire par des pertes financières substantielles, des litiges juridiques coûteux et des dommages irréparables sur la confiance des clients.
À ce titre, la Cybersécurité est un absolu de Bureau Veritas. Elle est suivie d’engagements tangibles visant à renforcer la robustesse des infrastructures numériques, à anticiper les menaces émergentes et à garantir une gestion proactive des risques cybernétiques.
La cybersécurité représente aussi une opportunité pour Bureau Veritas. Elle est un pilier de sa stratégie de développement. Le Groupe déploie un ensemble de services pour l’ensemble de ses clients soit en renforçant les services historiques comme dans la certification ou dans la gestion des assets industriels, soit en étendant son expertise à travers de nouvelles acquisitions en 2025.
Politiques
Politique de sécurité des systèmes d’information (SSI) et politiques opérationnelles
Bureau Veritas dispose d’une politique Groupe basée sur la norme ISO 27001 pour se doter d’un référentiel standard et auditable, et qui est régulièrement mise à jour pour s’adapter aux attentes des clients et des tiers. Des politiques opérationnelles lui sont associées. Elles décrivent les mesures applicables d’ordre organisationnel, technique ou de processus. Les documents les plus pertinents et de nature publique ont été mis en ligne sur le site institutionnel de Bureau Veritas :
https://group.bureauveritas.com/fr/groupe/batir-un-monde-meilleur/engagements-et-politiquesEn complément et depuis 2020, une évaluation indépendante de la maturité de chaque division a été mise en place. L’évaluation est basée sur les critères du NIST CSF. Les évaluations sont consolidées et présentées régulièrement au Comité exécutif ainsi qu’au Conseil d’administration.
Le Groupe a mis en place une charte qui définit les droits et les devoirs des utilisateurs, employés et sous-traitants, en matière de cybersécurité et de protection des données. Un programme digital de formation et de simulations de phishing a été lancé dès 2018. 100 % des utilisateurs employés et sous-traitants bénéficient de multiples formations, communications et simulations de phishing. Les actions font l’objet d’une gouvernance, d’un reporting.
Les applications « cœur » de chaque division sont suivies et régulièrement évaluées par les équipes de conformité centrales. Ces applications cœur sont les plus critiques et vitales du fait des processus ou des volumes d’affaires qu’elles couvrent. Les contrôles internes s’appuient sur les politiques de cybersécurité et le dispositif de Security by Design.
Actions et ressources allouées
Des processus, des pratiques et des contrôles opérationnels
Plusieurs dispositifs ont été conçus pour embarquer la sécurité des systèmes d’information dans les processus métier et les projets digitaux du Groupe :
- ●Security by Design : c’est la méthodologie applicable aux projets digitaux. Elle couvre toutes les phases du projet depuis la conception jusqu’au support en production ;
- ●des contrôles de qualité et de sécurité pour les applications et les bases de données sont mis en place : analyse de risques (méthodologie ISO 27005), scans de vulnérabilité, audit de code, revues pré-Go-Live pour les applications critiques et sensibles ;
- ●des audits externes de type test de pénétration et redteam (équipe de simulation d’attaque), avec des partenaires indépendants et en employant les outils et solutions du hacking éthique ;
- ●une organisation en purple team dans laquelle les équipes de défense et de simulation d’attaque collaborent afin d’améliorer la sécurité réelle des solutions et infrastructures essentielles ;
- ●des plans de continuité d’activité pour les services essentiels du SI sont mis en place. Ces plans de continuité doivent permettre un redémarrage des activités en moins de 24 heures, et avec une perte de données inférieure à deux heures ;
- ●des boîtes à outils sont créées sur la base des politiques de sécurité des systèmes d’information. Elles visent à simplifier la mise en œuvre des règles par différentes fonctions dans le Groupe. Cela consiste, par exemple, à la mise en place d’un plan de gestion des risques des tierces parties (TPRM) pour la fonction Achats et la gestion de la sous-traitance ; un guide des bonnes pratiques pour les développeurs ; des guides de mise en œuvre du chiffrement de bout en bout ; des guides de durcissement des configurations techniques pour les administrateurs informatiques, etc.
Confiance numérique et approche de conformité
Le Groupe a bâti son référentiel de conformité interne sur la norme ISO 27001 et ses annexes. Depuis 2022, plusieurs filiales ont lancé puis obtenu une certification. Le déploiement dans d’autres filiales a continué en 2025 et se poursuivra dans les années à venir.
Bureau Veritas veille à assurer la sécurité de son système d’informations en conformité avec les obligations contractuelles, les lois et règlements applicables. L’alignement et la cohérence entre les groupes opérationnels (Operating Groups) sont assurés par un modèle de gouvernance dirigé par le Groupe CISO et fondé sur le département central de Sécurité des Systèmes d’Information et sur les officiers de sécurité délégués dans chaque division du groupe (Régions et Product Lines).
Une attention particulière est accordée aux achats et prestations de service. Une boîte à outils a été élaborée, en collaboration avec la Direction des Achats et la Direction Affaires Juridiques et Audit du Groupe. Elle contient un plan d’assurance sécurité, des clauses applicables et d’autres outils à destination des acheteurs et gestionnaires de contrats de sous-traitance.
Plans d’action mis à jour
- ●un processus et des règles unifiées pour la gestion des droits d’accès de tous les utilisateurs y compris les clients (IAM et IGA) ;
- ●la poursuite de la sécurisation des infrastructures critiques avec une solution de gestion des comptes à privilèges : notamment pour les infrastructures réseau et cloud, la messagerie, les solutions pour le SOC ;
- ●une solution moderne et sécurisée pour les accès au réseau et à internet, y compris les accès à distance (SASE et ZTNA) ;
- ●une plateforme commune aux équipes digitales, IT et sécurité pour la gestion des terminaux et la remédiation de leurs vulnérabilités ;
- ●des politiques et un cadre de gouvernance pour l’intelligence artificielle très largement déployée et adoptée en 2025.
- ●le déploiement d’un nouveau dispositif pour la continuité d’activité, destiné aux métiers et aux équipes opérationnelles ;
- ●la poursuite du déploiement d’une plateforme à destination des équipes informatiques, mais aussi juridiques et métiers pour le pilotage et la consolidation des processus de conformité. Le Groupe a mis en place une plateforme de gouvernance, risque et conformité « GRC ». Nouveaux modules pour le Security by Design et la remédiation des risques ;
- ●une méthodologie et des solutions technologiques pour encadrer l’intelligence artificielle et notamment les solutions mises à disposition de nos utilisateurs et de nos métiers.
Sur des aspects de processus et d’organisation, les programmes de maturité et conformité sont renforcés année après année et leur généralisation dans les filiales se poursuit :
Le Groupe a dépassé dès 2021, le niveau de 5 % des dépenses informatiques (IT) investies dans la cybersécurité et la protection des données. Cet effort est poursuivi depuis, avec de nouveaux investissements technologiques, mais aussi des ressources dédiées toujours plus nombreuses, en particulier dans les Régions et les Product Lines.
Des technologies spécialisées et renouvelées
Afin de s’adapter à tous les usages cloud, au travail hybride et à la mobilité des utilisateurs, Bureau Veritas déploie des technologies modernes et toujours renouvelées. La feuille de route vise une architecture « Zéro Confiance » et met la gouvernance des identités au cœur de ses initiatives cyber, intelligence artificielle et data.
Le Groupe continue de renforcer son recours aux audits techniques externes (redteam), en s’appuyant sur des acteurs spécialisés et reconnus. Ceux-ci lui permettent d’améliorer constamment son niveau de protection et sa résilience. Les audits portent en particulier sur les infrastructures et solutions critiques pour l’ensemble du Groupe.
La collaboration purple team entre l’équipe cybersécurité du Groupe et sa filiale spécialisée BV Cyber se poursuit et se renforce. Elle complète l’éventail des tests et audits techniques et démultiplie les capacités de contrôle et de remédiation de nos applications et infrastructures.
Cette collaboration constitue un véritable laboratoire au profit de la protection du Groupe et en même temps au profit de l’innovation dans les services que Bureau Veritas propose à ses clients.
Le partenariat avec un acteur spécialisé dans la sécurité applicative est poursuivi. Ce partenariat a permis d’augmenter considérablement la capacité de Bureau Veritas à réaliser des pentests et audits de code pour tous les types d’applications.
Indicateurs et objectifs
Indicateurs
Cybersécurité
2025
2024
Objectif 2026
Objectif 2028
Nombre moyen d’actions (1) de formation par utilisateur int./ext.
15
15
10
10
Nombre d’audits externes de maturité cyber (3)
10
9
1 par REG/PL
1 par OG
Nombre de scans de vulnérabilité réalisés externes/internes
466
425
400
500
Nombre de tests de pénétration externes
60
31
50
50
Nombre d’incidents de sécurité reportés (2)
0
0
0
0
Nombre d’incidents impliquant des données clients
0
0
0
0
Nombre de clients impactés par un incident de sécurité
0
0
0
0
Nombre d’amendes et pénalités provoquées par un incident de sécurité et infligées par une autorité
0
0
0
0
- (1)Module de formation, simulation de phishing, conformité à la charte, etc.
- (2)À l’exclusion des incidents liés aux ordinateurs personnels et sans fuite de données (ex. : détection malware).
- (3)REG = Région ; OG = Groupe Opérationnel
- ●section 2.1.4 – Gestion des impacts, risques et opportunités, du présent Document d’enregistrement universel : pour le plan d’assurance cybersécurité intégré au Code de conduite des partenaires d’affaires (voir aussi la section 2.4.4 – Plan de vigilance, du présent Document d’enregistrement universel) ;
- ●section 2.3.1 – Personnel, du présent Document d’enregistrement universel : MyLearning : pour le cours de cybersécurité obligatoire pour les utilisateurs IS/IT.
-
2.6Indicateurs et correspondances
2.6.1Informations incorporées par référence
Le rapport de durabilité de Bureau Veritas est présenté dans les trois sections suivantes du présent Document d’enregistrement universel (DEU) :
- ●le chapitre 1 qui présente le Groupe Bureau Veritas et son business model ;
- ●le présent chapitre 2 qui décrit les dispositions en matière de durabilités aussi appelé rapport de durabilité ;
- ●le chapitre 4 qui présente la gestion des risques.
Table de correspondance ESRS - Document d’Enregistrement Universel (DEU)
Élément d’information
Norme ESRS applicable
Exigence de divulgation ESRS
Référence dans le rapport
Périmètre du rapport de durabilité
ESRS 1 –
Exigences généralesESRS 1-GR 3 :
Limites et périodes de reportingSection 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés (note 37)
Méthodologie de recueil de l’information
ESRS 1 –
Exigences généralesESRS 1-GR 8 :
Méthodes et hypothèses utiliséesSection 2.6.3 – Méthodologie de recueil de l’information
Modèle économique et chaîne de valeur
ESRS 2 –
Stratégie et modèle d’affairesESRS 2-SBM 1 :
Vue d’ensemble du modèle économique et de la stratégieChapitre 1
Processus d’identification des impacts, risques et opportunités
ESRS 2 –
Stratégie et modèle d’affairesESRS 2-IRO 1 :
Description du processus d’identification des impacts, risques et opportunitésSection 2.1.4.1 – Description des procédures d’identification des impacts, risques et opportunités
Composition et diversité du Conseil d’administration
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneESRS G1-GOV 1 :
Rôles et responsabilités des organes de gouvernanceSection 3.2.5 – Règles relatives à la composition du Conseil d’administration (paragraphe Politique de diversité au sein du Conseil d’administration)
Composition du Comité RSE
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneG1-GOV 1-2 :
Composition des comitéssection 3.3.3 – Comités du Conseil d’administration
Expertise des membres des organes d’administration
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneESRS G1-GOV 2 :
Composition des organes de gouvernanceSection 3.2.5 – Règles relatives à la composition du Conseil d’administration;
section 3.2.2 – Biographies du Document d’enregistrement universelFormation des membres du Conseil
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneESRS G1-GOV 2 :
Composition des organes de gouvernancesection 3.2.5 – Règles relatives à la composition du Conseil d’administration (paragraphe Formation des administrateurs).
Indicateurs climat dans la rémunération des dirigeants
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneESRS G1-GOV 4 :
Rémunération et incitationsSection 3.7.2.3 – Politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs ;
Section 3.7.3.2 – Rémunération du Président du Conseil d’administration versée ou attribuée au cours de l’exercice 2024Les plans variables long terme
ESRS G1 –
Gouvernance, gestion des risques et contrôle interneESRS G1-GOV 4 :
(Rémunération et incitations)sections 3.8.3.2 – Actions de performance et 3.8.3.3 – Options de souscription ou d’achat d’actions, du présent Document d’enregistrement universel.
-
2.7Rapport de certification du commissaire aux comptes
Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2025
Le présent rapport est émis en notre qualité de commissaire aux comptes de Bureau Veritas. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et incluses dans les parties 2.1 à 2.6 (hors partie 2.4.4 « Plan de vigilance ») du rapport de gestion (ci-après « l’État de durabilité »).
Nos travaux, qui portent sur ces informations, ont été réalisés dans un contexte évolutif caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes et le développement de pratiques de place.
En application de l’article L. 233-28-4 du Code de commerce, Bureau Veritas est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte de son rapport de gestion.
Ces informations permettent de comprendre les impacts de l’activité du groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l’évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d’entreprise.
En application du II de l’article L. 821‑54 du code précité, notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :
- ●la conformité aux exigences découlant des normes d’information en matière de durabilité adoptées par la Commission européenne en vertu de l’article 29 ter de la directive (UE) 2013/34 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, telle que modifiée par la directive (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 (ci‑après ESRS pour European Sustainability Reporting Standards) du processus mis en œuvre par Bureau Veritas pour déterminer les informations publiées, qui incluent, lorsque l’entité y est soumise, l’obligation de consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l’article L. 2312‑17 du Code du travail ;
- ●la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans l’État de durabilité avec les dispositions de l’article L. 233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS ; et
- ●le respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le Code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par Bureau Veritas dans son rapport de gestion, nous formulons un paragraphe d’observation(s).
Limites de notre mission
Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.
Cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de Bureau Veritas, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par Bureau Veritas en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.
En outre, s’agissant des informations prospectives, qui présentent par nature un caractère incertain, leurs réalisations futures différeront parfois de manière significative des informations prospectives présentées dans le rapport de gestion.
Notre mission permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles‑mêmes, et les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l’absence d’identification ou, au contraire, l’identification, d’erreurs, omissions ou incohérences d’une importance telle qu’elles seraient susceptibles d’influencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations objet de nos vérifications.
Les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenus pour leur établissement et présentés dans le rapport de gestion.
Conformité aux exigences découlant des normes ESRS du processus mis en œuvre par Bureau Veritas pour déterminer les informations publiées
Nature des vérifications opérées
- ●le processus défini et mis en œuvre par Bureau Veritas lui a permis, conformément aux ESRS, d’identifier et d’évaluer ses impacts, risques et opportunités liés aux enjeux de durabilité, et d’identifier ceux de ces impacts, risques et opportunités matériels qui ont conduit à la publication des informations en matière de durabilité dans l’État de durabilité ; et
- ●les informations fournies sur ce processus sont également conformes aux ESRS.
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la conformité du processus mis en œuvre par Bureau Veritas avec les ESRS.
Eléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière
Les informations relatives à la manière dont l’entité met à jour son analyse de double matérialité sont mentionnées dans la partie 2.1.4.1 de l’Etat de durabilité.
Nous avons, par entretien avec les personnes que nous avons jugé appropriées et par inspection de la documentation disponible, pris connaissance des analyses menées par l’entité, en particulier l’évaluation des facteurs internes et externes considérés pour justifier l’évolution de la matérialité des impacts, risques et opportunités (« IRO »).
- ●exercer notre esprit critique sur la documentation des analyses menées par l’entité ainsi que sur la démarche mise en œuvre par cette dernière pour identifier les facteurs internes et externes à considérer ;
- ●apprécier le caractère approprié des facteurs internes et externes considérés par l’entité au regard des faits et circonstances propres à l’entité ;
- ●apprécier le caractère approprié du processus d’évaluation de la matérialité d’impact et financière mis en œuvre par l’entité pour déterminer les informations matérielles publiées au regard des faits et circonstances propres à l’entité ;
- ●apprécier le caractère approprié de la description donnée à ce titre dans la partie 2.1.4.1 de l’État de durabilité.
Conformité des informations en matière de durabilité incluses dans l’État de durabilité avec les dispositions de l’article L. 233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS
Nature des vérifications opérées
Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions légales et réglementaires, y compris aux ESRS :
- ●les renseignements fournis permettent de comprendre les modalités de préparation et de gouvernance des informations en matière de durabilité incluses dans l’Etat de durabilité, y compris les modalités de détermination des informations relatives à la chaîne de valeur et les exemptions de divulgation retenues ;
- ●la présentation de ces informations en garantit la lisibilité et la compréhensibilité ;
- ●le périmètre retenu par Bureau Veritas relativement à ces informations est approprié ; et
- ●sur la base d’une sélection, fondée sur notre analyse des risques de non‑conformité des informations fournies et des attentes de leurs utilisateurs, ces informations ne présentent pas d’erreurs, omissions, incohérences importantes, c’est‑à‑dire susceptibles d’influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs de ces informations.
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans l’Etat de durabilité, avec les dispositions de l’article L. 233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS.
Observation
- ●la note « Sources d’incertitude associées aux estimations et aux résultats » de la partie 2.1.1.2 de l’État de durabilité, indiquant que les émissions de Scope 3 communiquées ont été calculées selon la méthodologie historique, laquelle sera progressivement remplacée par l’approche plus granulaire développée en 2025, et que le plan de transition climatique du groupe sera mis à jour lors de cette mise en œuvre ;
- ●les informations figurant dans la partie 2.4.3 de l’Etat de durabilité concernant le développement en cours des indicateurs relatifs aux délais de paiement fournisseurs ;
- ●les informations figurant dans la note « E. Salaires décents (S1‑10) » de la partie 2.3.1.3 de l’État de durabilité concernant la démarche engagée en 2025 en lien avec l’indicateur relatif aux salaires décents.
Éléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux normes ESRS des informations publiées au titre du changement climatique (ESRS E1), figurant dans la partie 2.2.2 de l’État de durabilité.
- ●mener des entretiens avec la Direction Qualité, Santé, Sécurité et Environnement (« QSSE »), notamment en charge des sujets environnementaux, pour s’enquérir du processus adopté par l’entité pour produire ces informations et les apprécier, en particulier la description des politiques, actions et cibles mises en place par l’entité ;
- ●définir et mettre en œuvre des procédures analytiques adaptées, sur la base de ces informations et de notre connaissance de l’entité.
En ce qui concerne les informations publiées par l’entité dans la partie 2.2.2.4 de l’État de durabilité au titre de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), nous avons également :
- ●pris connaissance de la procédure d’évaluation des émissions de GES utilisée par l’entité, en particulier de la méthodologie de calcul des données estimées et des sources d’informations utilisées dans l’élaboration des estimations que nous avons jugées structurantes pour la présentation de ces émissions de GES ;
- ●réalisé certaines procédures spécifiques, consistant notamment, sur une base de tests, à :
- ●apprécier le caractère approprié des facteurs d’émission utilisés ;
- ●rapprocher, pour les données directement mesurables (telles que la consommation d’énergie liée aux émissions des scopes 1 et 2), les données sous-jacentes servant à l’évaluation des émissions de GES avec les pièces justificatives.
S’agissant du plan de transition climatique pour l’atténuation du changement climatique décrit dans la partie 2.2.2.2 de l’Etat de durabilité, nos travaux ont également consisté à :
- ●apprécier si ce plan de transition climatique reflète les objectifs et engagements pris par les organes d’administration et de direction de l’entité, tels que retranscrits dans les procès-verbaux des réunions concernées, étant précisé que nous n’avons pas à nous prononcer sur le caractère approprié ou le niveau d’ambition des objectifs de ce plan de transition ;
- ●examiner si les informations publiées au titre du plan de transition répondent aux prescriptions de la norme ESRS E1 et décrivent de manière appropriée les hypothèses structurantes sous-tendant ce plan, étant précisé que les méthodologies permettant d’apprécier la compatibilité ou l’alignement de cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’échelle d’une entreprise avec une limitation du réchauffement de la planète à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ne sont, à ce jour, ni stabilisées, ni l’objet d’un consensus ;
Les informations publiées au titre du personnel de l’entreprise (ESRS S1) figurent dans la partie 2.3.1 de l’Etat de durabilité.
- ●prendre connaissance de l’information en matière de durabilité au titre du personnel de l’entreprise intégrée dans la partie précitée de l’État de durabilité ;
- ●comparer les informations présentées à celles attendues compte tenu de l’analyse de double matérialité réalisée par l’entité, et en particulier de la matérialité des enjeux et des IRO identifiés par l’entité ;
- ●conduire des entretiens avec la Direction des ressources humaines et la Direction QSSE afin :
- (i)d’examiner le processus de collecte, de traitement des informations qualitatives et quantitatives et la méthodologie retenue pour l’élaboration des données présentées dans la partie 2.3.1.3 de l’État de durabilité ;
- (ii)d’examiner la documentation sous-jacente disponible.
- ●les politiques décrites par l’entité au titre du personnel de l’entreprise, en particulier portant sur la formation et le développement des compétences, ainsi que la santé et la sécurité du personnel de l’entité et la description par la société des plans d’action et des ressources nécessaires sur ces mêmes sujets ;
- ●une sélection d’informations à examiner et pour chacune d’elles :
- (i)l’examen des modalités de mise en œuvre par l’entité des concepts clés de la norme ESRS S1 relatifs à cette information ;
- (ii)la définition et la mise en œuvre de procédures analytiques adaptées à l’information examinée.
Respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852
Nature des vérifications opérées
Nos travaux ont consisté à vérifier le processus mis en œuvre par Bureau Veritas pour déterminer le caractère éligible et aligné des activités des entités comprises dans la consolidation.
Ils ont également consisté à vérifier les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, ce qui implique la vérification :
- ●de la conformité aux règles de présentation de ces informations qui en garantissent la lisibilité et la compréhensibilité ;
- ●sur la base d’une sélection, de l’absence d’erreurs, omissions, incohérences importantes dans les informations fournies, c’est‑à‑dire susceptibles d’influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs de ces informations.
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le respect des exigences de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Éléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière
- ●prendre connaissance des regroupements de services en quatre catégories et de l’analyse, figurant dans le guide sur le reporting de la taxonomie pour le secteur du TIC (Testing, Inspection, Certification), élaboré par l’association professionnelle des organismes de vérification de conformité (TIC Council), dont Bureau Veritas est membre, tel que mentionné dans la partie de l’État de durabilité précitée ;
- ●apprécier, par entretien, la conformité de l’analyse de l’entité sur le caractère éligible des activités de Niveau 1 au regard des critères définis par les annexes des actes délégués complétant le règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil.
(1)Règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission du 31 juillet 2023 complétant la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil, et son rectificatif 2024/90408 du 26 juillet 2024.(2)Article L. 22-10-35, modifié par Ordonnance no 2023-1142 du 6 décembre 2023 – art. 6.(3)https://group.bureauveritas.com/sites/g/files/zypfnx196/files/media/document/BV_Climate_Transition_Plan_June_2024.pdf(4)https://group.bureauveritas.com/sites/g/files/zypfnx196/files/media/document/Environment_statement_2023_FR.pdf(6)https://group.bureauveritas.com/sites/g/files/zypfnx196/files/media/document/BV_Climate_Transition_Plan_June_2024.pdf(7)Les pourcentages d'énergie nucléaire présentés dans l'État de durabilité 2024 pour les années 2023 et 2024 (respectivement 30% et 40%) contenaient une erreur de décimale. Ces données sont corrigées dans le présent État de durabilité.(8)https://www.aib-net.org/facts/european-residual-mix(10)L’intensité énergétique est désormais calculée sur la base du « Total chiffre d’affaires et frais de mission refacturés aux clients » (vs « Total chiffre d’affaires » en 2024), conformément à la directive applicable.(11)Les managers des pays suivants ont participé à ces formations en 2025 : Arabie saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Colombie, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Inde, Pérou, Royaume-uni, Singapour.(12)Les termes « CDI/CDD » et « permanents/temporaires » sont synonymes dans la présentation des effectifs de Bureau Veritas et alignés avec la norme ESRS S1-6.(13)Personnes sous contrat avec Bureau Veritas pour la fourniture de main-d’œuvre (« travailleurs indépendants ») ou personnes fournies par des entreprises (agences d’intérim) et qui exercent principalement des « Activités liées à l’emploi » (code NACE N78).(14)Cet indicateur fait actuellement l’objet d’un renforcement des processus de collecte des données au sein du groupe Bureau Veritas, afin d’en assurer l’exhaustivité. Dans l’attente de la finalisation de ces travaux, Bureau Veritas n'est pas en mesure de le publier de manière fiable.(15)https://group.bureauveritas.com/sites/g/files/zypfnx196/files/media/document/BV-CODE-OF-ETHICS-FR.pdf(17)https://group.bureauveritas.com/sites/g/files/zypfnx196/files/media/document/Advocacy-Report.pdf(19)Les émissions de CO₂ biogénique provenant de la combustion ou de la dégradation de la biomasse dans le scope 1 de Bureau Veritas sont non significatives au regard de son profil d’émissions global et ne font pas l’objet d’une comptabilisation séparée. -
3.1Gouvernance de la Société
3.1.1Principes de gouvernance et Code de gouvernement d’entreprise
En application des articles L. 22-10-10 et L. 225-37-4 du Code de commerce, le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise, établi sous la responsabilité du Conseil d’administration conformément à l’article L. 225-37, dernier alinéa, du Code de commerce, rend compte de la composition et des conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil d’administration au cours de l’année 2025. Ce rapport a fait l’objet d’un examen par le Comité des nominations et des rémunérations lors de sa réunion du 23 février 2026. Il a ensuite été revu et approuvé par le Conseil d’administration lors de sa réunion du 24 février 2026.
Conformément à l’article L. 22-10-10 précité, Bureau Veritas se réfère volontairement au Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées établi par l’AFEP et le MEDEF (le « Code AFEP/MEDEF »).
Ce Code dans sa version à jour est disponible sur le site internet de l’AFEP : https://afep.com/wp-content/uploads/2022/12/ Code-AFEP-MEDEF-version-de-decembre-2022.pdf et au siège social de Bureau Veritas.
Les recommandations de l’AMF ont également été suivies pour l’établissement de ce rapport. Chaque année, une attention particulière est portée sur le rapport d’activité du Haut comité du gouvernement d’entreprise ainsi que sur le rapport annuel de l’AMF sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. Une analyse intégrant la pratique de la Société et, le cas échéant, les propositions d’amélioration sous forme de grilles d’évaluation sont présentées annuellement au Comité des nominations et des rémunérations et au Conseil d’administration.
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3.2Conseil d’administration
3.2.1Composition du Conseil d’administration
Au 31 décembre 2025 et à la date du présent Document d’enregistrement universel, le Conseil d’administration est composé de douze (12) administrateurs (mandataires sociaux non exécutifs). Les informations relatives à chacun d’entre eux sont présentées dans les biographies à la section 3.2.2 – Biographies des administrateurs ainsi que dans le tableau figurant à la section 3.2.3 ci-après – Synthèse de la composition du Conseil d’administration et de ses comités au 31 décembre 2025.
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3.3Organisation et fonctionnement du Conseil d’administration
3.3.1Cadre des travaux du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige sur convocation de son Président. Le planning annuel prévisionnel des dates de réunions du Conseil d’administration (hors séances extraordinaires) est arrêté et communiqué à chaque membre avant la fin du premier semestre.
Chaque séance donne lieu à l’établissement d’un dossier préparatoire couvrant les points inscrits à l’ordre du jour et remis à chaque membre plusieurs jours avant la réunion afin de permettre un examen préalable des documents par les administrateurs.
Chaque administrateur reçoit toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission et peut se faire communiquer par la Direction générale tous les documents utiles (y compris toute information critique concernant la Société).
En cours de séance, une présentation détaillée des points à l’ordre du jour est réalisée par les membres de la Direction générale. Les présentations sont suivies de discussions ou de débats avant le vote.
Un projet de procès-verbal détaillé, résumant les débats et les questions soulevées et mentionnant les décisions prises et les réserves émises, est ensuite transmis aux membres pour examen et commentaires avant d’être approuvé formellement en séance par le Conseil d’administration.
Les Commissaires aux comptes sont convoqués aux séances du Conseil qui arrêtent les comptes annuels et semestriels.
Les administrateurs peuvent également bénéficier, s’ils le jugent nécessaire, d’une formation complémentaire sur les spécificités du Groupe, ses métiers et son secteur d’activité.
Règlement intérieur du Conseil d’administration
Les conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil d’administration sont détaillées dans le Règlement intérieur du Conseil d’administration. Le Règlement intérieur est notamment destiné à préciser les modalités de fonctionnement du Conseil en complément des dispositions légales, réglementaires et statutaires.
Le Règlement intérieur a été initialement adopté lors de la réunion du Conseil d’administration du 3 juin 2009. Depuis lors, il a fait l’objet de mises à jour régulières. Il est disponible sur le site internet de la Société à l’adresse suivante :
Le Règlement intérieur rappelle que le Conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux Assemblées d’actionnaires et dans la limite de l’objet social, il se saisit de questions intéressant la bonne marche de la Société et règle par ses délibérations les affaires la concernant.
- ●le premier chapitre est consacré en particulier à la mission du Conseil d’administration, à la description des modalités de réunion du Conseil (notamment la tenue de réunions par des moyens de télécommunication), à la déontologie, à la Charte des administrateurs et à la rémunération des administrateurs ;
- ●le deuxième chapitre précise les règles d’indépendance des administrateurs ;
- ●le troisième chapitre est consacré aux censeurs(4) ;
- ●le quatrième chapitre précise les règles applicables aux comités du Conseil ; et
- ●le dernier chapitre est consacré aux modalités de modification, d’entrée en vigueur et de publication du Règlement intérieur et à l’évaluation du Conseil d’administration.
Le Règlement intérieur prévoit également des limitations aux pouvoirs de la Directrice Générale qui sont présentées dans la sous-section « Limitations apportées par le Conseil d’administration aux pouvoirs du Directeur Général » de la section 3.1.3 – Structure de gouvernance, du présent Document d’enregistrement universel.
Charte de déontologie boursière
Bureau Veritas veille au respect des recommandations émises par les autorités boursières dans le domaine de la gestion des risques liés à la détention, à la divulgation ou à l’exploitation éventuelle d’informations privilégiées.
Dans ce contexte, la Société a établi en 2008 une Charte de déontologie boursière et désigné un Group Compliance Officer, qui est chargé de veiller au respect des dispositions de la Charte. Cette Charte de déontologie boursière a pour objet de rappeler la réglementation applicable et d’attirer l’attention des personnes concernées :
- ●d’une part, sur les dispositions législatives et réglementaires en vigueur en la matière (obligation d’abstention sur les titres, interdiction de certaines opérations spéculatives et dispositions particulières applicables aux options d’achat et de souscription d’actions et aux actions gratuites) ainsi que sur les sanctions administratives et/ou pénales attachées à la méconnaissance de ces lois et règlements ;
- ●d’autre part, sur la mise en place des mesures préventives (périodes d’abstention, listes d’initiés, liste de confidentialité, devoir de communication et obligations déclaratives des dirigeants et des personnes qui leur sont étroitement liées) de nature à permettre à chacun d’investir dans les titres Bureau Veritas tout en respectant les règles relatives à l’intégrité du marché.
Chaque administrateur s’est engagé à respecter les dispositions de cette Charte lors de son entrée en fonction.
La Charte de déontologie boursière prévoit des périodes d’abstention (dites « fenêtres négatives ») de 30 jours calendaires précédant la date de publication des comptes sociaux ou consolidés annuels et des comptes semestriels et de 15 jours calendaires précédant la date de publication de l’information trimestrielle, auxquelles s’ajoute le jour de la publication du communiqué.
La Charte de déontologie boursière est mise à jour régulièrement pour tenir compte des évolutions légales ou réglementaires. Sa dernière révision intègre les dispositions du règlement (UE) 2024/2809 du 23 octobre 2024 dit Listing Act modifiant le Règlement Abus de Marché (MAR).
Executive sessions
Conformément aux recommandations du Code AFEP/MEDEF, le Règlement intérieur du Conseil prévoit que les administrateurs non exécutifs de la Société se réunissent hors la présence des dirigeants mandataires sociaux exécutifs une fois par an, afin notamment d’évaluer les performances des dirigeants mandataires sociaux.
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3.4Direction du Groupe
3.4.1Direction générale

Hinda Gharbi
Directrice Générale
55 ans
Nationalité : australo-tunisienne
Adresse professionnelle principale : Bureau Veritas, Tour Alto, 4 place des Saisons, 92400 Courbevoie
Date de 1re nomination : CA du 22 juin 2023
Échéance du mandat : 1er juillet 2027
Nombre d’actions détenues dans la Société : 48 642
Biographie
Hinda Gharbi a rejoint Bureau Veritas le 1er mai 2022 en tant que Chief Operating Officer et est devenue membre du Comité exécutif du Groupe. Le 1er janvier 2023, Hinda Gharbi a pris le poste de Directrice Générale Adjointe de Bureau Veritas. Le Conseil d’administration l’a nommée Directrice Générale le 22 juin 2023 à l’issue de l’Assemblée générale annuelle.
Diplômée en génie électrique de l’École nationale supérieure d’ingénieurs électriciens de Grenoble, et d’un master en Sciences en traitement des signaux de l’Institut polytechnique de Grenoble, Hinda a intégré le groupe Schlumberger en 1996, un leader mondial des technologies dans le secteur de l’énergie. Au cours de ses 26 années dans le groupe, Hinda Gharbi a occupé diverses fonctions de direction générale d’envergure mondiale et régionale dans les opérations, dans des activités cœur pour Schlumberger. Elle a également évolué dans des responsabilités transversales telles que les ressources humaines, le développement de technologies ou encore la santé, la sécurité et l’environnement. Depuis 2017, elle était membre du Comité exécutif de Schlumberger et depuis juillet 2020, elle était Exécutive Vice-Présidente Services and Equipment. Dans ces fonctions, elle était en charge des divisions parapétrolières pour le groupe, ainsi que des enjeux digitaux.
Autres mandats en cours
Mandat intra-groupe
Présidente de Bureau Veritas International SAS
Mandats échus
(exercés au cours des cinq dernières années)Administratrice de Rio Tinto (1) (membre du Comité d’audit et des risques, du Comité des nominations et du Comité de développement durable)
Cumul de mandats (2)
1 mandat de Directrice Générale
- (1)Société cotée.
- (2)Conformément à la recommandation du Code AFEP/MEDEF, le nombre de mandats ne doit pas dépasser le nombre maximum de mandats de dirigeants mandataires sociaux et d’administrateurs, y compris le mandat d’administrateur de Bureau Veritas SA, soit cinq mandats dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
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3.5Déclarations sur la situation des mandataires sociaux
3.5.1Contrats de services entre les dirigeants mandataires sociaux ou les administrateurs et Bureau Veritas ou l’une de ses filiales
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3.6Autres informations sur la gouvernance
3.6.1Tableau récapitulatif des délégations/autorisations accordées par l’Assemblée générale au Conseil d’administration (articles L. 225-37-4 et L. 22-10-10 du Code de commerce)
Le tableau ci-après récapitule les délégations/autorisations accordées par l’Assemblée générale des actionnaires au Conseil d’administration portant sur le capital en cours de validité, et l’usage qui en a été fait, au cours de l’exercice 2025.
Nature de la délégation/l’autorisation donnée au Conseil d’administration
Date de l’Assemblée générale
Durée de l’autorisation et échéance
Montant nominal maximum
Utilisation au cours de l’exercice
Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet d’opérer sur les actions ordinaires de la Société.
AGO* 20 juin 2024 (18e résolution)
18 mois, soit jusqu’au 19 décembre 2025
Prix unitaire maximum d’achat : 45 euros.
10 % du capital social de la Société (1)
6 717 495 actions rachetées en 2025
AGM** 19 juin 2025 (15e résolution)
18 mois, soit jusqu’au 18 décembre 2026
Prix unitaire maximum d’achat : 50 euros.
10 % du capital social de la Société (2)
Non utilisée
Plafond global des augmentations de capital et des émissions de valeurs mobilières représentatives de titres de créance et sous-plafond des augmentations de capital et des émissions de valeurs mobilières représentatives de titres de créance avec suppression du droit préférentiel de souscription.
AGM** 19 juin 2025 (16e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum global des augmentations de capital avec et sans DPS fixé à 21 600 000 euros (40 %) (3)
- ●Montant nominal des augmentations de capital avec suppression du DPS fixé à 5 400 000 euros (10 %) (4)
- ●Montant nominal maximum global des titres de créances émis en vertu des 17e et 19e à 22e résolutions fixé à 3 000 000 000 euros (5)
- ●Montant nominal maximum des titres de créances émis en vertu des 19e à 22e résolutions fixé à 1 000 000 000 euros (6)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires par émission (i) d’actions ordinaires de la Société ; et/ou (ii) de valeurs mobilières qui sont des titres de capital donnant accès immédiatement et/ou à terme à d’autres titres de capital existant ou à émettre par la Société et/ou une de ses filiales ; et/ou (iii) de valeurs mobilières qui sont représentatives de titres de créance susceptible de donner accès ou donnant accès à des titres de capital à émettre de la Société et/ou d’une de ses filiales.
AGM** 19 juin 2025 (17e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 16 200 000 euros (30 %) (3)
- ●Montant nominal maximum des titres de créance : 3 000 000 000 euros (5)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social par incorporation de primes, réserves, bénéfices ou de toute autre somme dont la capitalisation serait admise.
AGM** 19 juin 2025 (18e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 16 200 000 euros (30 %)
Non utilisée
Délégation de pouvoirs consentie au Conseil d’administration à l’effet d’émettre des actions ordinaires de la Société et/ou des valeurs mobilières donnant accès immédiatement et/ou à terme au capital de la Société, avec suppression du droit préférentiel de souscription, dans la limite de 10 % du capital social en rémunération d’apports en nature consentis à la Société.
AGM** 19 juin 2025 (19e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 10 % du capital social (3) (4)
- ●Montant nominal maximum des titres de créance : 1 000 000 000 euros (5) (6)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’émettre des actions ordinaires de la Société et/ou des valeurs mobilières donnant accès immédiatement et/ou à terme au capital de la Société en rémunération d’apports de titres effectués dans le cadre d’une offre publique d’échange à l’initiative de la Société.
AGM** 19 juin 2025 (20e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 5 400 000 euros (10 %) (3) (4)
- ●Montant nominal maximum des titres de créance : 1 000 000 000 euros (5) (6)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’émettre par offre au public (autre que celles visées au 1° de l’article L. 411-2 du Code monétaire et financier) des actions ordinaires de la Société et/ou des valeurs mobilières donnant accès immédiatement et/ou à terme au capital de la Société ou d’une filiale avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires.
AGM** 19 juin 2025 (21e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 5 400 000 euros (10 %) (3) (4)
- ●Montant nominal maximum des titres de créance : 1 000 000 000 euros (5) (6)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’émettre, par voie d’offre au public visée au 1° de l’article L. 411-2 du Code monétaire et financier, s’adressant exclusivement à des investisseurs qualifiés et/ou à un cercle restreint d’investisseurs, des actions ordinaires de la Société et/ou des valeurs mobilières donnant accès immédiatement et/ou à terme au capital de la Société ou d’une de ses filiales avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires.
AGM** 19 juin 2025 (22e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 5 400 000 euros (10 %) (3) (4)
- ●Montant nominal maximum des titres de créance : 1 000 000 000 euros (5) (6)
Non utilisée
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter, en cas de demandes excédentaires, le nombre de titres à émettre en cas d’augmentation de capital avec maintien ou avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires.
AGM** 19 juin 2025 (23e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
15 % de l’émission initiale (3) (4)
Non utilisée
Autorisation donnée au Conseil d’administration à l’effet de consentir des options de souscription d’actions, emportant renonciation expresse des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription, ou d’achat d’actions au profit de membres du personnel salarié et/ou de dirigeants mandataires sociaux du Groupe.
AGM** 19 juin 2025 (24e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Plafond de 1,5 % du capital social de la Société (7)
- ●Sous plafond applicable aux mandataires sociaux : 0,1 % du capital social de la Société (7)
Non utilisée
Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet d’attribuer gratuitement des actions ordinaires, existantes ou nouvelles, de la Société au profit de membres du personnel salarié et/ou de dirigeants mandataires sociaux du Groupe, avec renonciation de plein droit des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription.
AGM** 19 juin 2025 (25e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Plafond de 1 % du capital social de la Société (7)
- ●Sous plafond applicable aux mandataires sociaux : 0,1 % du capital social de la Société (7)
1 304 676 actions de performance attribuées en 2025 soit 0,28 % du capital social à la date de l’attribution
Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’émettre au profit des adhérents à un plan d’épargne entreprise des actions ordinaires de la Société et/ou des valeurs mobilières donnant accès immédiatement et/ou à terme au capital de la Société avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires.
AGM** 19 juin 2025 (26e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
- ●Montant nominal maximum des augmentations de capital : 1 % du capital social de la Société (3) (4)
Non utilisée
Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de réduire le capital social par annulation de tout ou partie des actions de la Société acquises dans le cadre de tout programme de rachat d’actions.
AGM** 19 juin 2025 (27e résolution)
26 mois, soit jusqu’au 18 août 2027
10 % du capital social
665 360 actions annulées en 2025, soit 0,14 % du capital
* Assemblée générale ordinaire.
** Assemblée générale mixte.
- (1)Le montant maximum des fonds affectés à la réalisation du programme de rachat d’actions s’élèverait à 2 042 421 840 euros, correspondant à un nombre maximum de 45 387 152 actions acquises sur la base du prix unitaire maximum de 45 euros (hors frais d’acquisition) et du nombre d’actions composant le capital social de la Société au 31 décembre 2023 (sans tenir compte des actions déjà détenues à cette date). Il est précisé qu’en cas d’opérations de croissance externe, de fusion, de scission ou d’apport, les actions acquises à cette fin ne pourraient représenter plus de 5 % du nombre d’actions composant le capital social de la Société.
- (2)Le montant maximum des fonds affectés à la réalisation du programme de rachat d’actions s’élèverait à 2 269 357 600 euros, correspondant à un nombre maximum de 45 387 152 actions acquises sur la base du prix unitaire maximum de 50 euros (hors frais d’acquisition) et du nombre d’actions composant le capital social de la Société au 31 décembre 2024 (sans tenir compte des actions déjà détenues à cette date). Il est précisé qu’en cas d’opérations de croissance externe, de fusion, de scission ou d’apport, les actions acquises à cette fin ne pourraient représenter plus de 5 % du nombre d’actions composant le capital social de la Société.
- (3)Le montant nominal maximum global des augmentations de capital susceptibles d’être réalisées en vertu des 17e, 19e à 23e et 26e résolutions ne pourrait pas excéder 21 600 000 euros.
- (4)Le montant nominal maximum global des augmentations de capital susceptibles d’être réalisées en vertu des 19e à 23e et 26e résolutions ne pourrait pas excéder 5 400 000 euros.
- (5)Le montant nominal maximum global des émissions de valeurs mobilières représentatives de titres de créances susceptibles d’être réalisées en vertu des 17e, 19e à 22e résolutions ne pourrait pas excéder 3 000 000 000 d’euros.
- (6)Le montant nominal maximum global des émissions de valeurs mobilières représentatives de titres de créances susceptibles d’être réalisées en vertu des 19e à 22e résolutions ne pourrait pas excéder 1 000 000 000 d’euros.
- (7)Le nombre total maximum d’actions susceptibles d’être consenties en vertu des 24e et 25e résolutions ne pourrait pas excéder 1,5 % du capital social de la Société, étant précisé que le sous-plafond applicable aux mandataires sociaux, commun aux 24e et 25e résolutions, serait égal à 0,1 % du capital social de la Société.
-
3.7Rémunérations des mandataires sociaux
En application du Code de Commerce(9), la présente section du rapport a été établie par le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations.
Cette section présente le descriptif complet des éléments de rémunération des mandataires sociaux de la Société, notamment les éléments suivants sur lesquels l’Assemblée générale 2026 est invitée à statuer :
- 1.les éléments de la rémunération totale et des avantages versés ou attribués au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux mandataires sociaux ;
- 2.la politique de rémunération applicable pour l’exercice 2026. Cette politique décrit toutes les composantes de la rémunération des mandataires sociaux et explique le processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre.
- ●les administrateurs de la Société ;
- ●le Président du Conseil d’administration ; et
- ●la Directrice Générale et le cas échéant les Directeurs Généraux délégués.
La politique de rémunération 2026 prendra effet au 1er janvier 2026 après son approbation par les actionnaires. La politique de rémunération 2025 approuvée par l’Assemblée générale des actionnaires du 19 juin 2025, reste applicable jusqu’à cette date.
- ●du Code AFEP/MEDEF et du Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) ;
- ●de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de sociétés cotées.
3.7.1Politiques de rémunération des mandataires sociaux
3.7.1.1Principes et objectifs relatifs à la rémunération des mandataires sociaux
La politique de rémunération des mandataires sociaux est établie par le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations. Elle intègre les principes et critères définis dans le Code de gouvernement d’entreprise AFEP/MEDEF, auquel le Groupe se réfère.
Elle est régulièrement revue et vise à offrir une rémunération équilibrée, cohérente et en ligne avec les recommandations du Code AFEP/MEDEF, tout en restant motivante et alignée sur les pratiques de marché.
Le Conseil d’administration s’assure chaque année que la politique de rémunération respecte les principes suivants :
Être en ligne avec la stratégie dans le respect de l’intérêt social afin d’assurer la pérennité et le développement du Groupe à moyen et long terme.
La politique de rémunération appliquée aux dirigeants est directement en lien avec la stratégie du Groupe. Elle soutient son modèle de développement en favorisant une croissance rentable, responsable et durable.
Le Conseil d’administration choisit de corréler directement la performance du dirigeant mandataire social exécutif avec celle de l’entreprise afin de garantir une politique de rémunération lisible et pertinente.
L’objectif est de créer de la valeur à long terme avec une part prépondérante de la rémunération soumise à des conditions de performance exigeantes à court, moyen et long terme.
La structure et le montant de la rémunération des dirigeants sont comparés aux pratiques de sociétés similaires en termes d’enjeux, de caractéristiques et de contexte. Cette comparaison est réalisée avec l’aide de cabinets de conseil indépendants. Compte tenu des caractéristiques de Bureau Veritas, les groupes de référence sont :
- ●Les sociétés du CAC 40 hors sociétés des secteurs bancaires et financiers ;
- ●Les sociétés du secteur TIC au niveau international (Eurofins, SGS et Intertek).
La revue annuelle intègre notamment les commentaires des actionnaires, des parties prenantes et des votes exprimés lors de l’Assemblée générale. Bureau Veritas a continué le dialogue débuté les années précédentes pour permettre de comprendre les points de vue des actionnaires (notamment les agences de notation) et d’échanger avec eux sur la politique de rémunération. Tenant compte de ces commentaires, la Société apporte de manière régulière plus de clarté dans ce document.
La rémunération est construite sur les mêmes fondements et les mêmes instruments que ceux appliqués à la rémunération des membres du Comité exécutif de la Société :
- ●Salaire fixe : en fonction du niveau de responsabilité au regard des pratiques du marché ;
- ●Rémunération variable intégrant des critères financiers et extra-financiers : motiver et reconnaître la performance, s’aligner avec les intérêts des actionnaires et des parties prenantes ;
- ●Intéressement long terme : une rémunération avec un lien direct à des mesures de performance long terme internes et externes, attribuées sous forme d’options de souscription ou d’achat d’actions et/ou des actions de performance de la Société ;
- ●Avantages sociaux : en phase avec le marché local, notamment en termes de protection sociale.
Ces principes et objectifs s’appliquent également à la rémunération de l’ensemble des collaborateurs de Bureau Veritas. La rémunération des employés du Groupe comprend une rémunération fixe, ainsi que des éléments variables à court et à long terme. Les composantes variables tiennent compte des performances individuelles et collectives, tant sur le plan financier que sociétal et environnemental.
Processus annuel d’élaboration de la politique de rémunération des mandataires sociaux
Le Comité s’appuie sur les recommandations d’un cabinet de conseil externe indépendant, pour déterminer les pratiques et les niveaux de rémunération pour chaque catégorie de mandataires sociaux.
Le Comité suit un processus rigoureux lors de l’élaboration de la rémunération des dirigeants. Ce processus vise à fournir au Conseil d’administration toutes les informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées en conformité avec les principes définissant la politique de rémunération de l’entreprise.
Revue annuelle de politique de rémunération des mandataires sociaux
La politique de rémunération des mandataires sociaux de Bureau Veritas est soumise à une revue annuelle par le Conseil d’administration. Lors de cette revue, le Conseil d’administration, sur la base des travaux du Comité des nominations et des rémunérations, discute de l’opportunité de réviser la politique de rémunération. Cette revue prend en compte l’évolution du Groupe, les pratiques des marchés de référence, ainsi que les événements particuliers ayant un impact sur le Groupe ou son organisation. L’objectif de cette revue est également de garantir la cohérence de la politique de rémunération avec les objectifs fixés pour chaque catégorie de mandataires sociaux. Sur la base de cette politique approuvée par l’Assemblée générale du 19 juin 2025, le Conseil d’administration a proposé une évolution de la rémunération de la Directrice Générale au titre de l’exercice 2026, telle que détaillée à la section 3.7.2.3 ci-après et qui sera soumise à l’approbation de l’Assemblée générale du 19 mai 2026.
Adaptations et ajustements possibles à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs
En cas de survenance de circonstances ayant un impact significatif sur un élément composant la rémunération variable du dirigeant et/ou sur la performance de la Société, et par voie de conséquence, étant susceptibles d’altérer l’appréciation de la performance d’un dirigeant mandataire social exécutif par le Conseil d’administration, ce dernier pourrait être conduit à adapter ou ajuster la présente politique de rémunération, dans les conditions ci-dessous.
Ces dispositions permettent au Conseil d’administration d’assurer le maintien d’une adéquation entre :
- ●la politique de rémunération applicable ;
- ●la performance et l’implication effectives du dirigeant concerné ;
- ●la performance et l’intérêt de la Société ; et enfin
- ●l’intérêt de ses actionnaires et de ses collaborateurs.
Dans ce contexte et de façon exceptionnelle, le Conseil d’administration disposera de la faculté d’adapter les critères de performance de la rémunération variable annuelle et/ou de la rémunération variable long terme ou d’ajuster, tant à la hausse qu’à la baisse, les paramètres attachés à ces derniers (poids, seuils, cibles, objectifs), afin de tenir compte de la survenance de circonstances exceptionnelles qui auraient été insusceptibles d’être anticipées à la date d’élaboration de la présente politique de rémunération soit d’un constat sur la cohérence des critères de performance et leur alignement avec l’évolution de la stratégie du Groupe.
Les circonstances qui pourraient donner lieu à l’utilisation de cette faculté sont notamment une modification substantielle du périmètre du Groupe ou du périmètre de responsabilité du dirigeant concerné ou tout événement échappant au contrôle de Bureau Veritas, tel qu’un changement de méthode ou de norme comptable, un événement externe majeur tel qu’une pandémie ou un événement géopolitique majeur, ou un changement structurel affectant les marchés, l’économie et/ou l’un des secteurs d’activité du Groupe.
Ces adaptations ou ajustements ne pourront en aucun cas conduire à un dépassement du plafond global de la rémunération du dirigeant mandataire social ni à la modification des plafonds de chaque élément de rémunération (tels que ces plafonds sont définis par la présente politique de rémunération), ni remettre en cause le caractère préétabli des critères de rémunération.
Dans une telle hypothèse, le Conseil d’administration prendrait sa décision sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations, statuant sur le sujet hors la présence du dirigeant concerné. Cette décision devra être motivée et justifiée au regard des circonstances y ayant conduit. Elle sera communiquée dans les plus brefs délais aux actionnaires de la Société.
Il est rappelé que le Conseil d’administration n’a procédé à aucune dérogation au cours des précédents exercices 2023, 2024 et 2025. À la date du présent rapport, il n’envisage pas d’y avoir recours en 2026.
Évolution de la gouvernance
La politique de rémunération de Bureau Veritas prévoit des dispositions pour l’application concrète de la rémunération en cas de changement de gouvernance ou de nomination d’un nouveau mandataire social en cours d’exercice. Ces dispositions varient en fonction du poste occupé par le nouveau mandataire social.
- 1.Administrateurs : si un nouvel administrateur est nommé en cours d’exercice, sa rémunération sera déterminée conformément à la politique de rémunération applicable aux administrateurs. Le Conseil d’administration prendra en compte la date de son entrée en fonction pour déterminer sa rémunération.
- 2.Dirigeants mandataires sociaux : si un nouveau dirigeant mandataire social non exécutif ou exécutif, tel qu’un Président du Conseil d’administration, un Directeur Général, ou un Directeur Général délégué, est nommé en cours d’exercice, sa rémunération sera fixée conformément à la politique de rémunération spécifique à la catégorie concernée. Le Conseil d’administration effectuera une analyse globale de la situation, tenant compte des compétences, de l’expérience, de la mission confiée, de l’appartenance ou non au Groupe, et autres facteurs pertinents. Cette analyse permettra notamment de déterminer les objectifs liés à la part variable de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs, les objectifs cibles, les minimums et les plafonds ainsi que la pondération par rapport à la rémunération fixe annuelle. Ces déterminations seront effectuées dans les limites des plafonds établis dans la politique de rémunération en vigueur applicable au Directeur Général et, le cas échéant, aux Directeurs Généraux délégués.
Conflit d’intérêts
Le Comité des nominations et des rémunérations de Bureau Veritas est composé de cinq membres, dont trois membres sont indépendants (y compris le Président du Comité). Cette composition, conforme aux pratiques de bonne gouvernance, assure l’objectivité des travaux du Comité et évite les conflits d’intérêts dans le processus de décision concernant la politique de rémunération des mandataires sociaux et son application.
Pour prévenir et gérer tout conflit d’intérêts éventuel, tant le Conseil d’administration que le Comité des nominations et des rémunérations ont mis en place des procédures spécifiques. Ainsi, la Directrice Générale participe aux travaux du Comité des nominations et des rémunérations, mais elle ne prend pas part aux délibérations sur les points de l’ordre du jour qui la concernent directement, notamment les éléments de rémunération, tant au niveau du Comité des nominations et des rémunérations qu’au niveau du Conseil d’administration. De même, le Président du Conseil d’administration ne participe pas aux délibérations concernant sa propre rémunération. Cette séparation des responsabilités permet d’assurer une réflexion indépendante dans la fixation de sa rémunération.
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3.8Intérêts des dirigeants mandataires sociaux, des administrateurs et de certains salariés
3.8.1Intérêts des dirigeants mandataires sociaux et des administrateurs dans le capital social de la Société
À la date de publication du présent Document d’enregistrement universel, les intérêts des administrateurs et des dirigeants mandataires sociaux dans le capital social de Bureau Veritas se présentent comme suit :
Administrateurs
Nombre d’actions
Pourcentage du capital
Laurent Mignon
1 200
NS
Geoffroy Roux de Bézieux
1 200
NS
Christine Anglade
1 200
NS
Julie Avrane
1 200
NS
Bpifrance Investissement
18 431 820
4,06 %
Claude Ehlinger
1 230
NS
Ana Giros Calpe
1 200
NS
Pascal Lebard
1 200
NS
Jérôme Michiels
1 200
NS
Jean-François Palus
1 200
NS
Elodie Perthuisot
1 200
NS
Frédéric Sanchez
1 200
NS
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4.1Facteurs de risques
Avant de prendre leur décision d’investissement, les investisseurs sont invités à lire attentivement les risques, financiers ou extra-financiers, décrits dans la présente section ainsi que l’ensemble des autres informations contenues dans le présent Document d’enregistrement universel.
Dans le cadre de l’application du règlement (UE) no 2017/1129, dit « Prospectus 3 », et afin de se conformer aux orientations de l’ESMA, les risques présentés ci-dessous sont, à la date de dépôt du présent Document d’enregistrement universel, les principaux risques considérés comme spécifiques au Groupe Bureau Veritas et/ou ses valeurs mobilières et dont le Groupe estime que la réalisation pourrait avoir un impact net important sur le Groupe, ses activités, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives. La survenance d’un ou plusieurs de ces risques pourrait entraîner une diminution de la valeur des actions de la Société et les investisseurs pourraient perdre tout ou partie de leur investissement.
L’identification des risques, leur évaluation et celle des procédures de contrôle associées sont menées en continu par les différentes directions opérationnelles ainsi que par les fonctions support du Groupe, en France comme à l’étranger. Elles font l’objet d’un reporting régulier au Comité exécutif de la Société, au Comité d’audit et des risques du Conseil d’administration ainsi qu’au Conseil d’administration lui-même. Elles contribuent à l’élaboration et à la mise à jour de la cartographie des risques décrite dans la section 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 du présent Document d’enregistrement universel.
Le Groupe est également couvert par différents programmes et polices d’assurance tels que décrits en détail dans la section 4.4 – Assurances, pages 4.4 du présent Document d’enregistrement universel. L’objectif de la politique d’assurance est de protéger au mieux les personnes et le patrimoine du Groupe contre la survenance de risques significatifs identifiés et assurables qui pourraient l’affecter.
Il existe d’autres risques qui ne sont pas propres à Bureau Veritas, mais qui peuvent toucher de nombreuses entreprises, quel que soit leur secteur d’activité. Même si ces risques ne sont pas spécifiques au Groupe, ils pourraient avoir des conséquences négatives sur ses activités, sa santé financière, ses résultats ou ses perspectives.
Il est possible que d’autres risques, dont le Groupe n’a pas encore connaissance ou qui sont mentionnés ailleurs dans le présent Document d’enregistrement universel, mais ne semblent pas importants à ce jour, existent ou apparaissent à l’avenir. Leur survenue pourrait avoir des conséquences négatives pour le Groupe, mais ils ne sont pas considérés comme majeurs pour le moment.
En 2025, la cartographie des risques du Groupe a été mise à jour, et le processus, tel que décrit dans la section 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 du présent Document d’enregistrement universel. Cette mise à jour confirme les huit risques identifiés dans le Document d’enregistrement universel de 2024, qui continuent de représenter les facteurs de risque pour le Groupe.
- ●les risques liés aux opérations et à l’activité du Groupe ;
- ●les risques humains ;
- ●les risques liés aux acquisitions.
Les risques sont classés par importance au sein de leur catégorie, basée sur leur probabilité d’occurrence et de leur impact potentiel sur le Groupe. Cette classification, décidée par la Société, peut changer en fonction de différents facteurs comme des événements externes ou des ajustements internes.
Les méthodes du Groupe pour gérer et contrôler ces risques sont décrites dans la section 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 du présent Document d’enregistrement universel.
- ●la probabilité d’occurrence ;
- ●l’impact, (tous deux tenant compte des mesures de prévention ou d’atténuation du risque) ; et
- ●la marge d’amélioration de la maîtrise du risque, c’est-à-dire la mesure dans laquelle elle peut être renforcée par une amélioration des mesures existantes ou le déploiement d’actions supplémentaires.
Ce tableau présente le résultat de cette évaluation des risques en termes de criticité nette. Pour chacun de ces facteurs, l’échelle de mesure suivante est utilisée : « faible » / « moyen » / « élevé ».
Faible
Moyen
Élevé
Criticité nette
●
●●
●●●
4.1
Facteurs de risques
Criticité nette
4.1.1
Risques relatifs aux opérations et à l’activité du Groupe
Risque cybersécurité [ESG]
●●●
Risque juridique lié à la réglementation et à son évolution
●●
Risque éthique [ESG]
●●
Risque lié aux procédures contentieuses ou précontentieuses
●●
Risque lié à la production de faux certificats
●
Risque lié au non-renouvellement, à la suspension ou à la perte de certaines autorisations
●
4.1.2
Risques humains
Risques liés aux ressources humaines [ESG]
●●●
4.1.3
Risques liés aux acquisitions
Risque de dépréciation des actifs incorporels issus d’acquisitions
●
Il est établi que les événements géopolitiques et économiques n’altèrent pas la classification issue du travail de cartographie des risques de Bureau Veritas. La survenance d’événements de cette nature pourrait toutefois accélérer la fréquence, l’impact, la nature ou la criticité de certains de ces risques.
4.1.1Risques relatifs aux opérations et à l’activité du Groupe
Risque cybersécurité [ESG]
Description du risque
Les changements géopolitiques et sanitaires des dernières années ont accru les pressions sur les systèmes d’information de toutes les entreprises, menant à l’émergence de nouveaux types de menaces :
- ●L’adoption des outils numériques et des plateformes en ligne est devenue courante. Les employés ont davantage recours au travail à domicile ou aux espaces partagés. Les cyberattaquants adaptent donc en permanence leurs méthodes ;
- ●Les clients sont de plus en plus exigeants sur la sécurité des systèmes d’information. Ceci est d’autant plus vrai que certains d’entre eux sont soumis à des réglementations exigeantes, imposant des niveaux de sécurité élevés, compte tenu de la nature de leurs activités considérées comme « essentielles » ou « critiques » (ex. : NIS 2, DORA au sein de l’UE). Leur confiance repose sur des attentes élevées concernant les normes de sécurité et sur la robustesse des pratiques de Bureau Veritas ;
- ●La dimension internationale de Bureau Veritas implique des flux de données importants et ajoute de la complexité. Tout dysfonctionnement ou arrêt en raison de menaces internes ou externes peut entraîner des conséquences néfastes à l’activité du Groupe. Ces dernières englobent notamment la perte de données, les retards ou les surcoûts, voire l’incapacité d’assurer la continuité de services pour certains systèmes d’information cruciaux.
En outre, dans le cadre de ses activités, le Groupe est amené à collecter et traiter des données personnelles. Au sein de l’Espace économique européen (EEE), ces activités sont soumises au règlement général (UE) no 2016/679 du Parlement et du Conseil sur la protection des données (ci-après le « Règlement »). Le Règlement impose une grande transparence, notamment à l’égard des personnes concernées et accroît la responsabilisation des entreprises (disparition du contrôle a priori des traitements, obligation de documenter toute décision prise au regard d’un traitement selon le principe d’accountability, obligation de notifier toute violation de données à l’autorité compétente…). Les risques liés à la protection des données sont décrits en détail dans la section 2.5.2 – Protection des données personnelles, pages 2.5.2 du présent Document d’enregistrement universel.
Pleinement conscient de l’accélération des menaces en matière de cybersécurité, le Groupe a intensifié ses efforts pour assurer la protection des systèmes ou infrastructures critiques. Il investit continuellement pour garantir la sécurité et l’intégrité des opérations et renforcer les mesures de sécurité.
Le risque de cybersécurité est décrit en détail dans le chapitre 2, dans la section 2.5 – Questions de durabilité spécifiques au secteur, dans la sous-section 2.5.1 – Cybersécurité, page 2.5.1 du présent Document d’enregistrement universel.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
Dans le cadre du contrôle et des mesures d’atténuation du risque cybersécurité, Bureau Veritas a notamment pris les dispositions suivantes :
- ●En matière de protection des biens :
- ●Un système central est en place pour la protection contre les attaques et tentatives d’intrusion,
- ●Des technologies de protection et de réaction permettent la protection des ordinateurs et des serveurs,
- ●Deux partenaires de Sécurité Opérationnelle (SOC) gèrent les incidents sur le réseau, le cloud et les infrastructures de Bureau Veritas,
- ●Les technologies obsolètes sont remplacées, en priorité par des solutions cloud ;
- ●En matière de protection des données :
- ●Des solutions d’authentification modernes ont été déployées,
- ●Un partenariat sur la sécurité applicative a été mis en œuvre,
- ●Un DRP (Disaster Recovery Plan) pour les centres de données a été développé, permettant de changer les infrastructures en cas de désastre,
- ●Des mesures juridiques et techniques ont été établies conformément aux lois et règlements applicables,
- ●Les contrats avec les prestataires externes ont été renforcés pour plus de sécurité,
- ●Une solution de messagerie sécurisée a été déployée à tout le Groupe, luttant en particulier contre le hameçonnage,
- ●La confidentialité des données étant essentielle, des mesures ont été prises pour renforcer les procédures de protection ;
- ●En matière de protection des personnes :
- ●Une charte de cybersécurité pour les utilisateurs a été établie,
- ●Des actions de formation ont été lancées pour tous les utilisateurs employés et sous-traitants.
Ces mesures sont contrôlées (via notamment des simulations de tentatives d’intrusion) et auditées chaque année par des sociétés externes indépendantes.
Effets potentiels sur le Groupe
Les effets potentiels de ces risques sur le Groupe seraient d’ordre :
- ●financier (pertes de contrats clients, pertes d’exploitation, pénalités…) ;
- ●réputationnel (divulgation de données confidentielles et personnelles, perte d’accréditations et d’autorisations à délivrer certains services) ;
- ●juridique (responsabilité vis-à-vis des personnes morales et/ou physiques sur lesquelles le Groupe détient des informations).
Tout manquement à ces obligations pourrait entraîner des sanctions financières et/ou pénales à l’encontre du Groupe, et nuire à sa réputation.
Évolution du risque en 2025
Des initiatives clés ont été lancées et mises en œuvre au cours de l’année 2025 :
- ●Une solution dite « SASE » de protection des réseaux et des données du Groupe a été déployée. Le déploiement des mesures de prévention des fuites de données dites « DLP » s’est poursuivi ;
- ●La configuration de nouvelles solutions leader du marché pour la gestion des identités et des accès de tous les utilisateurs du Groupe a été poursuivie ;
- ●La politique « Zéro Tolérance » pour la conformité des équipements informatiques PC, serveurs, réseau a été poursuivie. Ce programme a permis d’améliorer les résultats de manière importante.
En 2026, les actions prioritaires seront :
- ●La poursuite du programme de gouvernance des identités avec une priorité pour les accès clients et tiers, et avec un renforcement de l’automatisation des règles de gouvernance. Cet IAM « Identity And Access Management » sera intégré avec les technologies de détection et de réponse à incidents, les technologies pour la sécurité des réseaux et des accès au cloud. Une architecture « Zéro Confiance » sera aussi mise en place.
Le risque zéro ne peut être garanti malgré les dispositifs mis en œuvre. Le Groupe s’efforce de renforcer continuellement sa capacité de résilience et de réaction face aux nouveaux incidents et attaques qui pourraient survenir.
Risque juridique lié à la réglementation et à son évolution
Description du risque
Le Groupe exerce son activité dans un environnement fortement réglementé qui diffère parfois significativement selon les pays considérés. La plupart des activités de Bureau Veritas consistent à inspecter, tester ou certifier le respect par ses clients de normes et standards de toutes natures (réglementaires ou contractuelles). Les cadres réglementaires et normatifs sont donc au centre de la plupart des activités opérationnelles du Groupe. Ils conditionnent directement la capacité de Bureau Veritas à exercer lesdites activités. Ils dictent aussi les conditions opérationnelles dans lesquelles il les exerce.
- ●En cas de conjoncture économique défavorable, les clients impactés par un retournement de cycle pourraient privilégier la réduction du volume des inspections, tests ou certifications. Ce phénomène pourrait se traduire notamment par des actions de lobbying ou une exigence accrue du relâchement des contrôles réalisés par leur prestataire de services TIC. Dans cette hypothèse, les cadres normatifs privés (non imposés par la réglementation et adoptés sur une base volontaire, dans le cadre par exemple de standards contractuels), seraient les premiers impactés par la diminution des vérifications confiées.
- ●Une accélération de l’harmonisation internationale ou trans-sectorielle des normes et standards auxquels les clients de Bureau Veritas doivent se conformer pour respecter les lois et règlements applicables constituerait un risque pour le Groupe. Ce phénomène mènerait à la banalisation et à la marchandisation des services commercialisés par le Groupe, résultant en une pression concurrentielle accrue.
- ●Enfin, le mouvement inverse consisterait en une fragmentation liée au découplage des économies de la Chine, des États-Unis et de l’Europe. Certains pays pourraient ainsi faire le choix de ne pas ouvrir le marché local du TIC aux entreprises privées ou aux entreprises étrangères. Ils pourraient également décider de changer les règles d’exercice de ces activités, ne permettant plus au Groupe de travailler dans ces pays.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
Le Groupe s’efforce de suivre l’ensemble de ces évolutions. Il effectue un travail de veille réglementaire pour essayer d’anticiper, de suivre et d’apporter son point de vue auprès des autorités compétentes lors de la préparation de nouvelles réglementations.
La qualité de membre des associations professionnelles nationales et internationales du TIC et notamment du TIC Council (anciennement l’International Federation of Inspection Agencies) et de l’IACS (International Association of Classification Societies) participe à ce travail de veille réglementaire.
Effets potentiels sur le Groupe
La réglementation applicable aux activités du Groupe est susceptible d’évolutions qui pourraient être tant favorables que défavorables. Un renforcement de la réglementation ou de sa mise en œuvre peut parfois offrir de nouvelles opportunités de développement. C’est également susceptible d’entraîner des impacts opérationnels pouvant augmenter les charges d’exploitation, limiter le champ des activités (par exemple lors de conflits d’intérêts) ou plus généralement constituer un frein au développement de Bureau Veritas. Les principaux effets potentiels négatifs sont les suivants :
- ●Le Groupe pourrait faire l’objet de recours contentieux en cas d’évolutions majeures de la réglementation ou de la jurisprudence applicables à ses activités. Ces changements pourraient en effet entraîner la mise en cause fréquente ou systématique de la responsabilité civile professionnelle de ses salariés, de la Société ou de ses filiales. Le cas échéant, le Groupe pourrait être tenu de payer des dommages et intérêts significatifs, y compris si les prestations mises en cause ont été réalisées avant l’évolution du cadre réglementaire ;
- ●Plus exceptionnellement, une telle évolution contraignante de l’environnement réglementaire pourrait conduire Bureau Veritas à sortir de certains des marchés ;
- ●Un relâchement des exigences ou une harmonisation des législations, règlements, normes et standards sur lesquels s’appuient les services de test, inspection et certification rendus par Bureau Veritas pourrait affecter défavorablement son chiffre d’affaires ;
- ●Il en serait de même d’un éventuel relâchement des exigences de ses clients vis-à-vis de leurs chaînes d’approvisionnement (standard, normes et exigences contractuelles vérifiées par le Groupe) ;
- ●Un découplage des économies chinoises, américaines ou européennes impacterait quant à lui le bénéfice d’exploitation du fait d’un possible accroissement des coûts de mise en conformité. Les implantations géographiques de certains laboratoires nécessiteraient aussi des adaptations coûteuses.
Évolution du risque en 2025
L’analyse réalisée par Bureau Veritas dans le cadre de la cartographie des risques inhérents aux activités de TIC amène à considérer :
- ●D’une part, l’impact de la détérioration des conditions économiques sur la santé financière de ses clients. Cela engendre une possible pression sur le régulateur quant à l’assouplissement ou le report de la mise en place de nouvelles normes et standards contraignants ;
- ●D’autre part, l’accélération de l’harmonisation internationale ou trans-sectorielle des règlements, normes et standards s’imposant de manière impérative accroît la pression concurrentielle. En effet, cette tendance favorise la banalisation et la marchandisation des services commercialisés par le Groupe ; et enfin
- ●L’évolution de la situation géopolitique aboutit à un protectionnisme accru et un découplage des économies chinoises, américaines et européennes. Cela pourrait contribuer à réduire le commerce international entre ces régions et pays.
Risque éthique [ESG]
Description du risque
La marque Bureau Veritas est celle d’un leader mondial reconnu, au savoir‑faire, à l’indépendance, à l’impartialité et à l’éthique incontestables depuis presque deux siècles. Ces valeurs constituent des vecteurs de confiance. La confiance est au cœur de la relation entre Bureau Veritas et ses clients. Ainsi, l’éthique est de longue date un « absolu » du Groupe. Une attention particulière est portée au respect de valeurs et principes éthiques stricts dans le cadre de ses activités :
- ●transparence ;
- ●honnêteté et probité ;
- ●lutte contre la corruption, respect des lois et règlements en vigueur dans tous les pays ;
- ●travail équitable ;
- ●santé et sécurité.
Toutefois, des risques d’actes isolés de collaborateurs, préposés ou partenaires du Groupe en contradiction avec ces valeurs et principes ne peuvent être exclus. Cela englobe par exemple les actes de corruption ou la passivité d’un salarié afin d’obtenir un avantage personnel, favoriser le développement d’activités, éviter ou régler des litiges ou encore accélérer des décisions administratives. Cela peut également concerner des fraudes, situations de conflits d’intérêts, pratiques anticoncurrentielles, violation des régimes de sanctions économiques internationales.
En matière d’éthique, le risque dominant pour Bureau Veritas est la corruption passive d’un salarié du Groupe dans le cadre d’un audit réalisé chez un client ou chez le fournisseur d’un client. Ce risque est accru quand :
- ●le client ou l’objet de l’audit se situe dans une juridiction où la corruption est considérée comme endémique, culturellement tolérable, où les tentatives sont fréquentes ;
- ●la délivrance d’un rapport favorable par un salarié du Groupe conditionne les opérations de l’audité ou leur développement.
Le non‑respect des règles d’indépendance ou d’impartialité (résultant ou non d’un fait de corruption passive) est considéré comme un autre scénario de risque important.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
La Direction générale de Bureau Veritas a fortement renforcé son engagement en matière d’éthique. Pour cela, le Groupe a instauré un programme de conformité solide. Ce programme inclut :
- ●un Code d’éthique ;
- ●un manuel des règles et procédures internes applicables à tous les employés ;
- ●une organisation interne, à la fois centrale et régionale ;
- ●une ligne d’alerte ;
- ●des formations dédiées pour les collaborateurs ;
- ●une cartographie des risques de corruption ;
- ●des dispositifs d’évaluation des tiers ;
- ●des procédures de contrôle.
Les cas de non‑respect des règles d’éthique du Groupe, lorsqu’ils sont avérés, font l’objet de sanctions disciplinaires. Ce dispositif est audité annuellement.
Le programme de conformité du Groupe est décrit en détail dans les sections 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3, et 2.4.1 Conduite des affaires, pages 2.4.1 du présent Document d’enregistrement universel.
Effets potentiels sur le Groupe
En cas de manquement aux principes et règles d’intégrité, la responsabilité de salariés, dirigeants ou sociétés du Groupe pourrait être recherchée. Ce risque est accru par le nombre important et varié de partenaires commerciaux avec lequel Bureau Veritas travaille (intermédiaires, partenariats, sous-traitants) et la présence du Groupe dans des pays parfois notoirement exposés à la corruption. La survenance de tels événements pourrait donc donner lieu à des sanctions, notamment financières, et/ou affecter la réputation et l’image du Groupe, et ainsi avoir un effet défavorable significatif sur l’activité, la situation financière, les résultats ou les perspectives de Bureau Veritas.
Par ailleurs, au-delà des sanctions judiciaires, administratives et de l’impact réputationnel, le non-respect de ses principes et règles d’intégrité pourrait résulter en la perte d’accréditations, d’agréments, d’habilitations, de délégations, de reconnaissances officielles et plus généralement d’autorisations délivrées par des autorités publiques ou des organismes professionnels.
Évolution du risque en 2025
Le risque reste intrinsèquement le même d’une année sur l’autre. Le niveau de maîtrise s’améliore au fur et à mesure de la mise en place de nouvelles procédures et contrôles de plus en plus exigeants.
Risque lié aux procédures contentieuses ou précontentieuses
Description du risque
Bien qu’une attention primordiale soit portée à la qualité des prestations délivrées par Bureau Veritas, certains services rendus peuvent donner lieu à des litiges, parfois portés sur un plan judiciaire.
Le Groupe étant implanté dans plus de 140 pays, ces procédures surviennent dans des systèmes judiciaires et politiques variés, certains étant plus imprévisibles que d’autres.
Par ailleurs, certains pays présentent une sinistralité plus élevée du fait des règlementations locales qui y sont applicables : il en est ainsi en France où le droit français prévoit une présomption de responsabilité du contrôleur technique dans le secteur de la construction (loi Spinetta du 4 janvier 1978).
La bonne solvabilité du Groupe peut inciter les tiers à mettre en cause sa responsabilité de façon injustifiée.
De même, certains demandeurs n’hésitent pas, pour faire pression sur Bureau Veritas, à intenter des procédures administratives, voire pénales, sans fondement valable, mais susceptibles de nuire à l’image du Groupe.
Il n’est donc pas exclu que de futures réclamations contre Bureau Veritas puissent avoir des répercussions significatives sur l’activité, la santé financière, la réputation, les résultats ou les perspectives du Groupe. Les procédures contentieuses dans lesquelles le Groupe est engagé font l’objet de la section 4.5 – Procédures, enquêtes administratives, judiciaires et arbitrales, page 4.5 du présent Document d’enregistrement universel.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
Bureau Veritas a mis en place des procédures et des outils permettant la prévention, la gestion et le suivi des litiges. Ces procédures sont présentées dans la section 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 du présent Document d’enregistrement universel.
Les juristes du Groupe travaillent en étroite collaboration avec les avocats du Groupe dans le monde pour maîtriser au mieux les risques. Par ailleurs, le Groupe veille à disposer de polices d’assurance pour des capacités importantes afin de couvrir les conséquences financières de la mise en jeu de sa responsabilité professionnelle.
Les charges pouvant résulter de ces litiges font l’objet de provisions. Le montant comptabilisé en provisions est la meilleure estimation de la dépense nécessaire à l’extinction de l’obligation actualisée à la date de clôture de l’exercice comptable. Le total des provisions pour litiges sur contrats figure dans la section 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés, Note 27 – Provisions pour risques et charges, pages Note 27 du présent Document d’enregistrement universel.
Effets potentiels sur le Groupe
Une condamnation pour un montant très important au titre d’un événement qui ne serait pas couvert par la police d’assurance correspondante et qui n’aurait pas fait l’objet de provisions suffisantes pourrait avoir un impact défavorable significatif sur les comptes du Groupe.
Par ailleurs, un nombre important de condamnations entraînant de nombreuses indemnisations des assureurs au titre des polices d’assurance du Groupe pourrait occasionner une augmentation significative du coût des primes d’assurance pour cause de mauvaise sinistralité.
Évolution du risque en 2025
La sinistralité du Groupe en matière de responsabilité civile reste stable, mais cette tendance ne peut être garantie pour l’avenir du fait du contexte économique, commercial, politique et judiciaire dans lequel évolue le Groupe sur le plan mondial.
Risque lié au non-renouvellement, à la suspension ou à la perte de certaines autorisations
Description du risque
L’activité de Bureau Veritas dépend de multiples accréditations, agréments, habilitations, délégations, reconnaissances officielles et plus généralement autorisations ou licences attribuées à de nombreuses entités du Groupe. Certains sont de portée locale et d’autres de portée plus globale, délivrés par des autorités publiques ou des organismes professionnels. Ces autorisations peuvent être complexes à obtenir, nécessiter une organisation et une mise en place spécifiques, sont de durée limitée impliquant un suivi continu et un renouvellement périodique. Pour certaines activités, l’appartenance à des organisations professionnelles est indispensable afin d’être éligible à certains projets. C’est le cas pour les Services aux gouvernements (présents au sein de l’activité Agroalimentaire & Matières Premières) ou l’activité Marine & Offshore.
Bureau Veritas porte une grande attention à conserver, renouveler, voire étendre ces autorisations. Le non-renouvellement, la perte ou la suspension d’une autorisation pourrait survenir dans les cas suivants :
- ●un manquement à des obligations professionnelles ou la survenance d’un conflit d’intérêts (réel ou perçu) pourrait entraîner une perte temporaire ou définitive d’autorisations ;
- ●une autorité ou un organisme ayant octroyé au Groupe une autorisation pourrait également décider d’y mettre fin unilatéralement. Dans le cas spécifique des Services aux gouvernements, les contrats reposent sur des programmes et accréditations. Ces contrats sont conclus avec des gouvernements ou autorités publiques pour une durée allant de un à dix ans dans le cadre d’appels d’offres. L’objectif final est généralement d’opérer un transfert de savoir-faire aux autorités. Ces contrats ne sont donc souvent pas renouvelés à l’échéance, engendrant l’arrêt de l’activité de Bureau Veritas dans le pays concerné. Il arrive que certains des contrats non renouvelés fassent l’objet d’un accompagnement local sous la forme d’une assistance.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
Bureau Veritas a une organisation dédiée pour gérer ses autorisations.
- ●Depuis 2017, la mise en place d’outils de surveillance et contrôle, l’optimisation des organisations de certaines divisions ont permis d’en renforcer la gestion. C’est le cas notamment pour les activités Agroalimentaire & Matières Premières, Certification, Industrie et Marine & Offshore. L’accent est mis notamment sur la qualification du personnel, une gestion centralisée au niveau régional ou central des audits de surveillance internes, et la prévention des conflits d’intérêts. Le Groupe réévalue et améliore continuellement ses systèmes et outils.
- ●La gestion des autorisations de portée internationale a été centralisée. Elle s’appuie aussi sur le maillage régional, décliné à l’échelle des Régions opérationnelles de Bureau Veritas. Des campagnes internes de sensibilisation aux conflits d’intérêts et aux exigences d’accréditations sont réalisées en interne. L’objectif de cette organisation est de limiter les risques opérationnels de perte d’autorisations.
- ●Concernant les Services aux gouvernements, Bureau Veritas vise à diversifier géographiquement ses activités. Le Groupe structure ses programmes afin d’être rémunéré par les opérateurs plutôt que par les États. Le Groupe travaille aussi proactivement à anticiper et gérer les crises.
Des informations complémentaires sur ces autorisations et leur gestion figurent dans les sections 1.6 – Accréditations, agréments et autorisations, pages 1.6 et 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 du présent Document d’enregistrement universel.
Effets potentiels sur le Groupe
Le non-renouvellement, la suspension ou la perte des autorisations et contrats précités pourrait avoir un effet défavorable significatif sur l’activité du Groupe, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives. Il en est de même pour la perte de la qualité de membre de certaines organisations professionnelles.
Pour les Services aux gouvernements par exemple, le Groupe est lié par environ 30 contrats qui représentent un chiffre d’affaires d’environ 180 millions d’euros. La plupart concernent des pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient et sont soumis au droit administratif local.
- ●Certains de ces contrats peuvent être rompus rapidement et de manière discrétionnaire par les autorités locales.
- ●Opérer dans des pays émergents comporte des risques. Ces pays peuvent connaître des changements fréquents de réglementation, une instabilité politique et économique, des conflits, des troubles sociaux ou des actes terroristes. La réalisation de ces risques pourrait contribuer au non-renouvellement, à la suspension ou à la perte des autorisations et contrats.
- ●Le Groupe rencontre parfois des problèmes de règlement des prestations réalisées avec les gouvernements. Le non-paiement, le règlement tardif ou partiel de sommes importantes dues au titre de ces contrats pourraient également avoir un effet défavorable significatif sur l’activité, la situation financière, les résultats ou les perspectives de Bureau Veritas.
Évolution du risque en 2025
Les risques liés au non-renouvellement, à la suspension ou à la perte de certaines autorisations continuent de rester à des niveaux faibles compte tenu des efforts de prévention menés par le Groupe.
Risque lié à la production de faux certificats
Description du risque
La mission principale du Groupe est de vérifier la conformité des produits, d’actifs et systèmes selon des normes précises, principalement liées à la qualité, la sécurité, l’environnement et la responsabilité sociale. En tant qu’organisme indépendant, le Groupe établit des certificats attestant de cette conformité. Ces certifications sont un enjeu majeur pour les entreprises, leur permettant de commercialiser des produits, d’accéder à des marchés ou de renforcer leur image.
Du fait de l’importance de ces certifications, Bureau Veritas est exposé à des risques de falsification et manipulation de ses rapports ou certificats. Il peut s’agir également d’émission de rapports ou de certificats contrefaisant les marques et/ou les droits d’auteur du Groupe. Ces faits peuvent être causés par des membres internes au Groupe ou, plus couramment, par des entités externes, comme des clients ou d’autres tiers. Ces fraudes sont souvent motivées par le désir de répondre à des exigences réglementaires.
Contrôle et mesures d’atténuation du risque
Le Groupe a pris des mesures robustes pour lutter contre la contrefaçon et la falsification de certificats et de rapports, étant donné les risques élevés associés à de tels actes :
- ●politique de lutte contre la contrefaçon : depuis 2015, une politique ferme a été établie pour s’attaquer rapidement à tout signe de falsification ou de contrefaçon. Les enquêtes sont menées rapidement pour déterminer l’origine et les auteurs de tels actes, protégeant ainsi l’intégrité du Groupe et de ses opérations ;
- ●mesures légales et réparatrices : le Groupe n’hésite pas à prendre des mesures légales contre les fautifs, qu’ils soient internes ou externes à l’organisation. Par exemple, la découverte d’un collaborateur falsifiant des résultats d’analyses a conduit à son licenciement et à la notification des parties concernées, y compris les autorités judiciaires ;
- ●le programme de conformité : ce programme a été spécifiquement conçu pour détecter et prévenir les comportements internes inappropriés qui pourraient conduire à de telles falsifications. Il est abordé en profondeur dans les sections 4.3 – Procédures de contrôle interne et de gestion des risques, pages 4.3 et 2.4.1 – Conduite des affaires, pages 2.4.1 du présent Document d’enregistrement universel ;
- ●technologies de prévention : afin de contrer les risques externes de contrefaçon, le Groupe a adopté des technologies modernes. L’horodatage, la signature numérique et l’utilisation de QR codes sont des méthodes utilisées pour garantir l’authenticité des documents émis par le Groupe. Ces techniques offrent également une traçabilité renforcée, permettant aux clients et autres parties prenantes de vérifier rapidement l’authenticité des documents.
Par ailleurs, dans le cadre de l’ambition de la stratégie du Groupe LEAP | 28, la mise en place d’un programme « Performance Groupe » pour optimiser les processus opérationnels contribue à renforcer les moyens de sécurisation et de contrôle des livrables par une utilisation accrue de solutions métiers globales.
Effets potentiels sur le Groupe
La survenance de tels événements pourrait donner lieu à des poursuites judiciaires (sur le plan civil et pénal), menacer le maintien ou le renouvellement d’autorisations indispensables à la poursuite de certaines activités par le Groupe. Elle pourrait provoquer le retrait de certains produits du marché et/ou affecter la réputation du Groupe et de l’industrie du TIC en général.
Cela pourrait avoir un effet défavorable significatif sur l’activité, la réputation et l’image, la situation financière, les résultats ou les perspectives de Bureau Veritas.
Évolution du risque en 2025
Le risque de production de faux certificats ou rapports reste stable même si l’évolution des techniques de l’information pourrait rendre cette contrefaçon soit plus aisée soit moins détectable ou identifiable, et cela, compte tenu des actions engagées au niveau du Groupe. Récemment de faux sites internet de vérification de la validité de certificats sont apparus, mais la veille opérée a permis de les identifier et les faire fermer rapidement.
Le Groupe a très largement intensifié le déploiement de techniques de protection contre la falsification et d’amélioration de la traçabilité des rapports et certificats émis pour couvrir l’ensemble de ces activités. Ces techniques permettent notamment aux utilisateurs finaux de vérifier en ligne l’authenticité de ces documents et la véracité des informations contenues.
-
4.2Autres risques
Risques émergents
L’identification et la caractérisation des risques émergents ont fait l’objet d’une démarche dédiée. Elle a été menée par la Direction des Affaires Juridiques et Audit interne avec le concours d’un panel de parties prenantes internes représentant les fonctions en charge de la maîtrise des risques. Elles comprennent notamment les équipes suivantes :
- ●Intégrité Technique et Qualité (ITQ) ;
- ●Ressources humaines ;
- ●Achats ;
- ●RSE ;
- ●Data Protection Officer ;
- ●Hygiène, Sécurité & Environnement ;
- ●Digital & Technologie/Cybersécurité.
La démarche s’est basée sur des contributions individuelles collectées via un format standardisé, ainsi qu’une réflexion collective dans le cadre d’ateliers. Ces travaux ont permis de faire ressortir trois risques susceptibles d’avoir un impact significatif, mais non encore estimé :
Risque
Catégorie
Description
Impact
Actions d’atténuation
- ●Économique
- ●Environnemental
- ●Sociétal
- ●Technologique
- ●Autre
Description et spécification des risques émergents dans le contexte de l’activité de l’entreprise
Impact potentiel sur l’activité de l’entreprise
Description des actions d’atténuation au risque émergent
Fragmentation géopolitique des normes
Géopolitique
La montée des tensions géopolitiques, en particulier entre les États-Unis et la Chine, pourrait entraîner une divergence des normes techniques, des contrôles à l’exportation et des règles relatives aux données. Cela pourrait conduire à des exigences et certifications spécifiques sur des secteurs ou régions spécifiques.
La fragmentation pourrait accroître les défis opérationnels et commerciaux pour Bureau Veritas, impliquant des accréditations parallèles et des laboratoires locaux.
Cela pourrait affecter l’accès au marché dans certains certains secteurs sensibles.
- ●Participer aux organismes de normalisation.
- ●Maintenir des processus conformes à la résidence des données.
- ●Utiliser des guides pratiques pour les changements de sanctions/contrôles à l’exportation.
- ●Développer des partenariats locaux et des accréditations multi-hubs.
Risques pour les talents : réglementation et retraite
Économique
Les vagues de départs à la retraite et les limites à l’immigration peuvent engendrer des pénuries de compétences, nécessitant une planification des effectifs et des investissements technologiques.
Possibilité d’une augmentation des coûts opérationnels, de la nécessité d’une mise à niveau continue des compétences, d’investissements dans la planification de la relève et d’éventuelles difficultés de disponibilité dans certains secteurs d’activité.
- ●Intensifier la politique de rétention des collaborateurs expérimentés.
- ●Investir dans la préservation des connaissances.
- ●Renforcer le vivier de talents et le transfert de savoir-faire.
- ●Explorer de nouvelles stratégies de recrutement.
Conséquences d’une mauvaise adaptation aux enjeux de l’intelligence artificielle
Technologique
L’adoption rapide des solutions d’intelligence artificielle dans les entreprises présente de nouveaux enjeux, notamment sur le plan commercial.
Le principal risque réside aujourd’hui dans le fait de ne pas adopter l’IA assez rapidement pour libérer des gains de productivité et d’efficacité.
Alors que les clients accélèrent la modernisation de leurs actifs industriels et transforment leur méthode de gestion des données, ne pas saisir l’opportunité de transformer les modes de travail et d’enrichir le portefeuille de services de Bureau Veritas pourrait conduire à une perte de compétitivité et à une inadéquation avec les attentes du marché.
Ces enjeux commerciaux exigent également des ajustements opérationnels pour garantir la continuité, l’efficacité des activités et la capacité à accompagner l’évolution rapide des clients.
Le défaut d’adaptation à la transformation digitale menée par les clients pourrait entraîner une perte de compétitivité des solutions proposées par le Groupe, en particulier face aux concurrents plus réactifs dans l’intégration des nouvelles technologies.
Sans mesures appropriées, cette diminution de compétitivité pourrait entraîner une perte de parts de marché.
- ●Investir dans la modernisation des actifs et des processus pour accompagner la transformation des clients.
- ●Prendre une position de leader dans l’adoption de l’IA au sein du secteur, en définissant des standards et des pratiques innovantes pour guider l’intégration responsable et efficace des nouvelles technologies.
- ●Déployer des cadres solides de gouvernance de l’IA.
- ●Maintenir un registre des outils d’IA validés et approuvés.
- ●Mettre en place des programmes de formation, avec des sessions adaptées aux niveaux d’expertise.
- ●Renforcer les contrôles techniques pour la gestion et l’accès aux données.
-
4.3Procédures de contrôle interne et de gestion des risques
4.3.1Principes généraux du contrôle interne et de la gestion des risques
Principes généraux et cadre du contrôle interne
Bureau Veritas a adopté les principes généraux du cadre de référence de l’AMF pour l’autoévaluation de son contrôle interne afin d’identifier des axes de progrès en la matière.
En application de ce cadre de référence, deux questionnaires annuels d’autoévaluation du contrôle interne sont déployés par la Direction de l’Audit interne en central :
- ●le premier questionnaire porte sur les principes de base du contrôle interne ; et
- ●le second se focalise sur le contrôle interne comptable et financier.
Lors des audits, la Direction de l’Audit interne évalue ce dispositif. Les auditeurs externes examinent également le système.
Comme tout système, le contrôle interne est un dispositif dynamique en amélioration constante sans pour autant pouvoir fournir une garantie absolue que tous les risques sont éliminés. Depuis 2022, des contrôles réguliers ont été instaurés dans chaque filiale à l’aide d’un outil central. Cela garantit que tous les contrôles financiers sont bien documentés et exécutés correctement.
Principes généraux et cadre de la gestion des risques
La politique de gestion des risques du Groupe est centrée sur l’exigence que les entités opérationnelles respectent leurs obligations contractuelles avec compétence et professionnalisme. L’objectif principal est de prévenir toute responsabilité civile professionnelle en cas d’incident relatif à un bien, un système ou une installation qui a été soumis à une prestation par une entité du Groupe.
La stratégie de gestion des risques repose sur une organisation solidement établie au sein des différentes régions opérationnelles du Groupe et des Directions centrales.
Face à la variété des opérations menées localement et la volonté de donner une certaine autonomie de décision aux gestionnaires opérationnels, le Groupe a élaboré une politique exhaustive de prévention des risques. Cette politique est conçue de manière à être adaptée et mise en œuvre au sein des diverses régions.
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4.4Assurances
Dans un contexte de stabilisation progressive du marché de l’assurance, Bureau Veritas maintient la continuité de ses couvertures d’assurance.
4.4.1politique d’assurance du Groupe
La politique du Groupe est de souscrire des polices d’assurance couvrant l’ensemble des filiales à travers le monde. Elle s’appuie sur la centralisation des programmes d’assurance pour permettre une cohérence des risques transférés et des couvertures achetées. Cela permet de maximiser les économies d’échelle, tout en tenant compte des spécificités des métiers du Groupe et des contraintes contractuelles ou légales.
L’optimisation des couvertures et des coûts de transfert s’appuie également sur les résultats de la cartographie des risques. Elle repose aussi sur des garanties et capacités disponibles sur les marchés d’assurance.
À cet effet, le Groupe souscrit différents programmes d’assurance mondiaux et centralisés, placés via des courtiers d’assurance spécialisés auprès d’assureurs de premier plan tels qu’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), MSIG Insurance Europe AG, Chubb, QBE, AIG, MS Amlin, Zurich, RSA, Berkshire, etc. Tous les assureurs sélectionnés par le Groupe ont un rating minimum par S&P de A-.
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4.5Procédures, enquêtes administratives, judiciaires et arbitrales
Dans le cours normal de ses activités, le Groupe est impliqué dans un nombre important de procédures judiciaires. Ces dernières visent en particulier à mettre en cause la responsabilité civile professionnelle de Bureau Veritas.
Bien qu’une grande attention soit portée à la maîtrise des risques et à la qualité des prestations réalisées, certaines procédures peuvent aboutir à des condamnations pécuniaires.
Les charges pouvant résulter de ces litiges font l’objet de provisions. Le montant comptabilisé en provisions correspond à la meilleure estimation de la dépense nécessaire à l’extinction de l’obligation, actualisée à la date de clôture.
Les coûts que le Groupe peut être amené à engager peuvent excéder les montants des provisions pour litiges du fait de nombreux facteurs, notamment du caractère incertain de l’issue des litiges. Les provisions pour litiges comptabilisées par le Groupe sont présentées dans la note 27, figurant dans la section 6.6 – Note annexes aux comptes consolidés, pages Note 27 du présent Document d’enregistrement universel.
À la date de publication du présent Document d’enregistrement universel, il n’existe pas d’enquête ou de procédure gouvernementale, administrative, judiciaire ou d’arbitrage dont la Société a connaissance, qui soit en suspens ou dont elle est menacée, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des douze derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité du Groupe.
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4.6Positions fiscales incertaines
Bureau Veritas SA et certaines filiales du Groupe font l’objet de vérifications de comptabilité ou ont reçu des propositions de rectification qui ont engendré des discussions avec les autorités locales compétentes au stade contentieux ou précontentieux.
À ce stade d’avancement des dossiers en cours et sur la base des informations connues à ce jour, le Groupe considère que ces risques, contrôles ou redressements ont donné lieu au montant approprié de positions fiscales incertaines constatées dans les états financiers consolidés du Groupe.
S’agissant des litiges fiscaux relatifs aux impôts qui ne relèvent pas d’IAS 12, les provisions afférentes sont incluses dans les provisions pour litiges comptabilisées par le Groupe (cf. section 4.5 – Procédures, enquêtes administratives, judiciaires et arbitrales, page 4.5 du présent Document d’enregistrement universel, ci-dessus).
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5.1Faits marquants de l’exercice
5.1.1Objectifs financiers 2025 atteints, certains dépassant les attentes
5.1.1.1Croissance organique modérée à élevée du chiffre d’affaires sur l’année
Le chiffre d'affaires du Groupe au cours de l’exercice 2025 a augmenté de 6,5 % sur une base organique par rapport à 2024, incluant une hausse de 6,3 % au quatrième trimestre, bénéficiant de tendances de marché robustes dans l'ensemble des activités et des zones géographiques.
5.1.1.2Marge opérationnelle ajustée en amélioration à taux de change constant
Le Groupe a réalisé une marge opérationnelle ajustée de 16,3 %, soit une hausse de 51 points de base à taux de change constant et de 32 points de base sur une base reportée par rapport à l’exercice 2024.
5.1.1.3Flux de trésorerie à un niveau élevé, avec un taux de conversion(1) du cash supérieur à 90 %
-
5.2Évolution de l’activité et des résultats
(en millions d’euros)
2025
2024
Variation
Chiffre d’affaires
6 466,4
6 240,9
+ 3,6 %
Frais de mission refacturés aux clients
214,9
203,4
+ 5,7 %
Chiffre d'affaires et frais de mission refacturés aux clients
6 681,3
6 444,3
+ 3,7 %
Achats et charges externes
(2 009,8)
(1 943,2)
+ 3,4 %
Frais de personnel
(3 379,4)
(3 264,9)
+ 3,5 %
Autres charges
(299,7)
(302,8)
(1,0) %
Résultat opérationnel
992,4
933,4
+ 6,3 %
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence
(1,0)
(0,8)
+ 25,0 %
Résultat financier
(116,0)
(69,6)
+ 66,7 %
Résultat avant impôts
875,4
863,0
+ 1,4 %
Charge d'impôt
(265,9)
(273,8)
(2,9) %
Résultat net
609,5
589,2
+ 3,4 %
Résultat net revenant aux participations ne donnant pas le contrôle
21,5
19,8
+ 8,6 %
Résultat net part du Groupe
588,0
569,4
+ 3,3 %
5.2.1Chiffre d’affaires
Sur l'ensemble de l'année 2025, Bureau Veritas a enregistré un chiffre d'affaires total de 6 466,4 millions d'euros, soit une augmentation de 3,6 % par rapport à 2024. La croissance se compose :
-
5.3Flux de trésorerie et financement
5.3.1Flux de trésorerie
(en millions d’euros)
2025
2024
Résultat avant impôts
875,4
863,0
Élimination des flux des opérations de financement et d’investissement
(98,2)
53,2
Provisions et autres éléments sans incidence sur la trésorerie
192,0
24,6
Amortissements et dépréciations
299,5
283,7
Variations du besoin en fonds de roulement lié à l’activité
19,1
60,8
Impôts payés
(281,1)
(280,5)
Flux net de trésorerie généré par l’activité
1 006,7
1 004,8
Acquisitions de filiales
(126,2)
(313,9)
Cessions de filiales et d’activités
156,3
105,4
Acquisitions d’immobilisations corporelles & incorporelles
(147,0)
(145,9)
Cessions d’immobilisations corporelles & incorporelles
5,2
6,1
Acquisitions d’actifs financiers non courants
(11,9)
(8,2)
Cessions d’actifs financiers non courants
8,9
8,7
Variation des prêts et avances consentis
(0,8)
-
Dividendes reçus
0,7
-
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement
(114,8)
(347,8)
Augmentation de capital
13,4
18,1
Acquisition/Cession d’actions propres
(190,7)
(191,8)
Dividendes versés
(430,0)
(406,9)
Augmentation des emprunts et autres dettes financières
698,9
1 000,4
Remboursement des emprunts et autres dettes financières
(533,0)
(800,1)
Remboursement des dettes avec les actionnaires
(35,6)
(58,3)
Remboursement des dettes et intérêts de location
(157,8)
(149,9)
Intérêts payés
(40,7)
(21,7)
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement
(675,5)
(610,2)
Incidence des écarts de change
(54,0)
(12,7)
Disponibilités et équivalents de trésorerie classés en actifs destinés à être cédés
(1,0)
(3,6)
Variation de la trésorerie nette
161,4
30,5
Trésorerie nette au début de la période
1 200,6
1 170,1
Trésorerie nette à la fin de la période
1 362,0
1 200,6
dont disponibilités et équivalents de trésorerie
1 366,1
1 204,2
dont concours bancaires courants
(4,1)
(3,6)
Trésorerie nette provenant des activités opérationnelles du Groupe
Le flux net de trésorerie généré par l’activité (cash-flow opérationnel) s'est établi à 1 006,7 millions d'euros en 2025, en légère hausse par rapport aux 1 004,8 millions d'euros généré en 2024. Cela est attribuable à une amélioration de la variation du besoin en fonds de roulement de 19,1 millions d’euros, comparé à l’amélioration de 60,8 millions d’euros de l'année précédente.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) s’élève à 236,8 millions d’euros au 31 décembre 2025, contre 293,0 millions d’euros au 31 décembre 2024. En pourcentage du chiffre d’affaires, le BFR a diminué de 100 points de base pour atteindre un niveau bas de 3,7 %. Cette performance témoigne de l'attention constante portée par l'ensemble de l'organisation aux indicateurs de trésorerie.
Évolution du flux net de trésorerie généré par l’activité
(en millions d’euros)
Flux net de trésorerie généré par l’activité au 31 décembre 2024
1 004,8
Variation organique
46,1
Flux net de trésorerie généré par l’activité organique
1 050,9
Effet périmètre
0,2
Flux net de trésorerie généré par l’activité à taux constant
1 051,1
Effet de change
(44,4)
Flux net de trésorerie généré par l’activité au 31 décembre 2025
1 006,7
Le tableau ci-dessous présente le calcul détaillé du flux de trésorerie disponible en 2025 et 2024 :
(en millions d’euros)
2025
2024
Flux net de trésorerie généré par l’activité
1 006,7
1 004,8
Acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles
(147,0)
(145,9)
Cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles
5,2
6,1
Intérêts payés
(40,7)
(21,7)
Flux de trésorerie disponible
824,2
843,3
Le flux de trésorerie disponible, correspondant au flux net de trésorerie généré par l’activité après impôts, intérêts financiers et acquisitions nettes des cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles, s’élève à 824,2 millions d’euros, en baisse de 2,3 % sur un an, en comparaison au niveau record de 843,3 millions d’euros au cours de l’exercice 2024. Cela reflète l’impact non récurrent de la cession de l’activité de tests alimentaires, notamment les charges d'impôt sur la plus-value réalisée. Sur une base organique, le flux de trésorerie disponible a augmenté de 3,9 % sur un an.
Évolution du flux de trésorerie disponible
(en millions d’euros)
Flux de trésorerie disponible au 31 décembre 2024
843,3
Variation organique
33,2
Flux de trésorerie disponible organique
876,5
Effet périmètre
(11,7)
Flux de trésorerie disponible à taux constant
864,8
Effet de change
(40,6)
Flux de trésorerie disponible au 31 décembre 2025
824,2
Acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles
L’inspection et la certification sont des activités de services peu intensives en capital. Les activités d’analyse et de test en laboratoires requièrent quant à elles des investissements en équipements. Cela concerne les activités Biens de consommation et Agroalimentaire & Matières Premières, dont certaines activités d’inspection de marchandises aux frontières (Services aux gouvernements) nécessitent des scanners et des systèmes d’information.
Le montant total des acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles, net des cessions (Capex nets), est de 141,8 millions d’euros en 2025, en hausse de 1,4 %, à comparer aux 139,8 millions d’euros en 2024. Ce résultat démontre un contrôle discipliné et reflète la cession de l'activité de test alimentaire à forte intensité capitalistique, le ratio des dépenses nettes d'investissement par rapport au chiffre d’affaires du Groupe atteignant 2,2 %, soit un niveau stable par rapport à 2024.
Intérêts payés
Les intérêts payés (nets) sont en hausse à 40,7 millions d’euros, par rapport à 21,7 millions d’euros en 2024. Cette hausse provient pour l’essentiel de la diminution des produits de trésorerie encaissés.
Trésorerie nette provenant des activités d’investissement du Groupe
Les flux de trésorerie provenant des activités d’investissement du Groupe reflètent son développement par croissance externe. Le détail des acquisitions réalisées par le Groupe peut être présenté de la manière suivante :
(en millions d’euros)
2025
2024
Prix des activités acquises
(129,7)
(317,6)
Trésorerie des sociétés acquises
15,9
21,7
Coût d’acquisition restant à payer au 31 décembre au titre des acquisitions de l’année
14,0
17,4
Décaissements sur acquisitions antérieures
(15,0)
(21,7)
Impact sur la trésorerie des activités acquises
(114,8)
(300,2)
Frais d’acquisition
(11,4)
(13,7)
Acquisition de filiales
(126,2)
(313,9)
Acquisitions et cessions de sociétés
En 2025, le Groupe a réalisé 9 acquisitions. Une description succincte de ces acquisitions figure dans la section 5.1 – Faits marquants de l’exercice et dans la Note 12 – Acquisitions et cessions de la section 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés, du présent Document d’enregistrement universel.
L’impact financier net des acquisitions est de 126,2 millions d’euros. Cela correspond aux versements liés aux transactions et aux versements liés aux mécanismes d’indexation sur les bénéfices futurs (earn-out) des acquisitions réalisées lors des exercices précédents.
Les cessions de filiales et d’activités ont généré un flux de trésorerie positif de 156,3 million d’euros.
Trésorerie nette provenant des activités de financement du Groupe
Opérations sur le capital (augmentation, réduction et achat d’actions propres)
Les opérations sur le capital (augmentation de capital et acquisitions-cessions d’actions propres) reflètent principalement le rachat d’actions réalisé au cours de l’exercice dans le cadre de la stratégie LEAP | 28, net des levées d'actions gratuites et de l'impact du contrat de liquidité. Ces opérations représentent un flux négatif d’un montant de 177,3 millions d’euros.
Dividendes
En 2025, le Groupe a versé des dividendes pour un montant de 430,0 millions d’euros, dont 399,2 millions d’euros versés par Bureau Veritas SA à ses actionnaires au titre de l’exercice 2024 (dividende unitaire de 0,90 euro payable en numéraire).
Dette financière
Le montant de la dette financière brute a augmenté de 188,9 millions d’euros entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025 pour atteindre 2 619,8 millions d’euros. Cette augmentation s’explique principalement par une émission obligataire de 700 millions d’euros en octobre 2025, partiellement compensée par le remboursement du programme obligataire de 500 millions d’euros arrivé à maturité en janvier 2025.
Au 31 décembre 2025, la dette financière nette ajustée s’élevait à 1 253,3 millions d’euros. L’augmentation de 27,0 millions d’euros (incluant l'impact de la dette des sociétés acquises) par rapport au 31 décembre 2024 (1 226,3 millions d’euros) s’explique par :
- ●Un flux de trésorerie disponible de 824,2 millions d’euros,
- ●Un paiement de dividendes à hauteur de 430,0 millions d’euros, comprenant des dividendes versés aux minoritaires et des retenues à la source sur les dividendes intra-groupe,
- ●Des rachats d’actions, nets des opérations sur titres auto-détenus pour un montant de 177,3 millions d’euros, dans le cadre de la stratégie LEAP | 28 du Groupe,
- ●Des acquisitions nettes représentant un décaissement de 5,5 millions d’euros. Ce montant reflète les dépenses d’acquisition pour un montant de 161,8 millions d’euros (incluant le remboursement de sommes dues aux actionnaires), compensé par des produits de cession pour un montant de 156,3 millions d’euros (provenant principalement de la cession des activités de tests alimentaires),
- ●Un remboursement des dettes de location, représentant 157,8 millions d’euros,
- ●D’autres éléments venant augmenter l’endettement du Groupe de 58,1 millions d’euros (y compris les effets de change).
-
5.4Événements postérieurs à l’approbation
des comptesLes événements postérieurs à l’approbation des comptes sont décrits dans la Note 37 – Évènements postérieurs à la clôture de la section 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés, du présent Document d’enregistrement universel. En outre :
- ●En janvier 2026, le Groupe a cédé son activité non stratégique de supervision technique sur des projets de construction en Chine (chiffre d'affaires annualisé d’environ 39 millions d'euros) afin d'améliorer le mix de son activité Bâtiment & Infrastructures dans le pays.
- ●Depuis le début de l'année, le Groupe a finalisé trois acquisitions bolt-on supplémentaires générant un chiffre d'affaires annualisé cumulé d’environ 5 millions d'euros :
- ●L’acquisition d’ADS COM (France) a été finalisée en janvier 2026. Cette société est spécialisée dans l’examen des dossiers de demande de permis de construire pour les collectivités locales,
- ●Les acquisitions de Sustainable Construction Services (SCS) et Verte (deux sociétés britanniques) ont été finalisées en janvier et février 2026. Ces entreprises sont spécialisées dans le conseil en développement durable pour le secteur immobilier (certification des bâtiments « verts », performance énergétique des actifs, net zero carbon).
-
5.5Tendances pour l’exercice 2026
-
5.6Définitions et rapprochement
des indicateurs alternatifs
de performance avec les indicateurs IFRSLe processus de gestion de Bureau Veritas repose sur les indicateurs alternatifs de performance présentés ci-après. Ceux-ci ont été déterminés dans le cadre de la planification budgétaire et du reporting du Groupe, en interne et en externe. Bureau Veritas estime que ces indicateurs fournissent des renseignements supplémentaires utiles pour les utilisateurs des états financiers pour comprendre de façon adéquate la performance du Groupe, notamment sur le plan opérationnel. En outre, certains de ces indicateurs font référence dans l’industrie du « TIC » (Test, Inspection, Certification) et sont ceux principalement utilisés et suivis par la communauté financière. Ces indicateurs alternatifs de performance doivent être considérés comme complémentaires des indicateurs IFRS et des mouvements qui en découlent.
5.6.1Croissance
Croissance totale du chiffre d’affaires
Le pourcentage de croissance totale du chiffre d’affaires est un ratio qui mesure l’évolution du chiffre d’affaires du Groupe tel qu’il existe à la fin de l’exercice N par rapport à l’exercice N-1. La croissance totale du chiffre d’affaires se décompose en trois éléments :
Ces différentes composantes sont présentées dans la section 5.2.1 – Chiffre d’affaires du présent Document d’enregistrement universel. Enfin, l’évolution du chiffre d’affaires, au niveau du Groupe et pour chaque activité, figure dans la section 5.2.8 – Résultats par activité, du présent Document d’enregistrement universel.
Croissance organique
Le Groupe suit en interne et publie une croissance « organique » de son chiffre d’affaires que la Direction considère comme plus représentative de la performance opérationnelle pour chacun de ses secteurs d’activité.
La principale mesure de gestion et de contrôle de la croissance du chiffre d’affaires du Groupe est une croissance comparable. En effet, celle-ci permet de suivre l’évolution des activités du Groupe hors effets de change qui sont exogènes à Bureau Veritas, et des effets de portefeuille, qui concernent des activités nouvelles ou ne faisant plus partie du portefeuille d’activités. Cette mesure est utilisée pour l’analyse interne de la performance.
Bureau Veritas estime que cette mesure offre à la Direction et aux investisseurs une compréhension plus complète des résultats d’exploitation sous-jacents et des tendances des activités en cours, en excluant l’effet des acquisitions, des désinvestissements, y compris les cessions pures, ainsi que la cessation non désirée des activités (comme par exemple en raison de l’apparition de sanctions internationales), et l’évolution des taux de change pour les activités qui sont assujetties à la volatilité et qui peuvent occulter les tendances sous-jacentes.
Le Groupe estime également que la présentation séparée du chiffre d’affaires organique de ses activités fournit à la Direction et aux investisseurs des informations utiles sur les tendances de ses activités industrielles et permet une comparaison plus directe avec d'autres entreprises du secteur.
La croissance organique du chiffre d’affaires représente le pourcentage de croissance du chiffre d’affaires, présenté au niveau du Groupe et pour chaque activité, à périmètre et taux de change constant sur des périodes comparables :
- ●à périmètre de consolidation constant : effet de variation de périmètre retraité sur la base d’une période de douze mois ;
- ●à taux de change constants : exercice N retraité en utilisant les taux de change de l’exercice N-1.
Effet périmètre
Afin d’établir une comparaison à données comparables, l’impact des changements dans le périmètre de consolidation est déterminé :
- ●Pour les acquisitions de l’exercice N, en déduisant du chiffre d’affaires de l’exercice N, le chiffre d’affaires généré par les activités acquises durant l’exercice N,
- ●Pour les acquisitions de l’exercice N-1, en déduisant du chiffre d’affaires de l'exercice N, le chiffre d’affaires généré par les activités acquises pendant les mois durant lesquels les activités acquises n’étaient pas consolidées en N-1,
- ●Pour les cessions et désinvestissements de l’exercice N, en déduisant du chiffre d’affaires de l’exercice N-1, le chiffre d’affaires généré par les activités cédées et désinvesties durant l’exercice N-1 pendant les mois où les activités ne faisaient pas partie du Groupe durant l’exercice N,
- ●Pour les cessions et désinvestissements de l’exercice N-1, en déduisant du chiffre d’affaires de l’exercice N-1, le chiffre d’affaires généré par les activités cédées et désinvesties durant l’exercice
N-1 avant la cession.
Effet de change
-
5.8Contrats importants
Compte tenu de son activité, la Société n’a pas conclu, à la date de dépôt du présent Document d’enregistrement universel, de contrats importants autres que les contrats conclus dans le cadre normal des affaires, à l’exception des emprunts décrits dans la section 5.3.2 – Financement, du présent chapitre du Document d’enregistrement universel.
(1)(Flux net de trésorerie généré par l’activité – remboursement des dettes de location + impôt sur les sociétés) / résultat opérationnel ajusté.(2)Les émissions de gaz à effet de serre de Scopes 1 et 2 sont calculées sur une période de 12 mois, de janvier à décembre 2025. Les émissions du quatrième trimestre 2025 sont estimées sur la base du quatrième trimestre 2024, en ajustant pour tout événement majeur susceptible d'avoir un impact sur les émissions pendant cette période.(3)TAR : taux total d’accidents (nombre d’accidents avec et sans arrêt de travail x 200 000 / nombre d’heures travaillées).(4)Proportion de femmes du Comité exécutif à la Bande II (grade interne correspondant à un poste de direction) dans le Groupe (nombre de femmes en équivalent temps plein occupant un poste de direction / nombre total d’équivalents temps plein occupant des postes de direction).(5)Taux de Croissance Annuel Moyen.(6)À taux constant.(7)(Flux net de trésorerie généré par l’activité – remboursement des dettes de location + impôt sur les sociétés) / résultat opérationnel ajusté. -
6.1Compte de résultat consolidé
(en millions d’euros)
Notes
2025
2024
Chiffre d’affaires
7
6 466,4
6 240,9
Frais de mission refacturés aux clients
214,9
203,4
Chiffre d’affaires et frais de mission refacturés aux clients
6 681,3
6 444,3
Achats et charges externes
8
(2 009,8)
(1 943,2)
Frais de personnel
8
(3 379,4)
(3 264,9)
Impôts et taxes
(44,2)
(41,2)
(Dotations)/reprises de provisions
8
(38,1)
(23,0)
Dotations aux amortissements
13/14/15
(299,5)
(283,7)
Autres produits et charges d’exploitation
8
82,1
45,1
Résultat opérationnel
4
992,4
933,4
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence
(1,0)
(0,8)
Résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence
991,4
932,6
Produits de trésorerie et d’équivalents de trésorerie
21,4
46,0
Coût de l’endettement financier brut
(87,8)
(96,7)
Coût de l’endettement financier net
(66,4)
(50,7)
Autres produits et charges financiers
9
(49,6)
(18,9)
Résultat financier
(116,0)
(69,6)
Résultat avant impôts
875,4
863,0
Charge d’impôt
10
(265,9)
(273,8)
Résultat net
609,5
589,2
Résultat net revenant aux participations ne donnant pas le contrôle
21,5
19,8
Résultat net part du Groupe
588,0
569,4
Résultat par action (en euros)
Résultat net
30
1,32
1,27
Résultat net dilué
30
1,31
1,25
-
6.2État du résultat global consolidé
(en millions d’euros)
Notes
2025
2024
Résultat net
609,5
589,2
Autres éléments du résultat global
Éléments recyclables en résultat
Écarts de conversion (1)
(286,3)
9,9
Couvertures de flux de trésorerie
-
-
Effet d’impôt sur les éléments recyclables en résultat
10
-
-
Total des éléments recyclables en résultat
(286,3)
9,9
Éléments non recyclables en résultat
Gains/(pertes) actuariels (2)
26
(0,2)
1,6
Effet d’impôt sur les éléments non recyclables en résultat
10
-
(0,6)
Total des éléments non recyclables en résultat
(0,2)
1,0
Total des autres éléments du résultat global (après impôt)
(286,5)
10,9
Résultat global
323,0
600,1
revenant :
aux actionnaires de la Société
314,2
582,3
aux participations ne donnant pas le contrôle
8,8
17,8
- (1)Écarts de conversion : ce poste comprend les écarts dus à la conversion en euro des comptes des filiales étrangères, dont (9,8) millions d’euros au titre des participations ne donnant pas le contrôle.
- Les principales devises qui concourent à la variation de la période sont le dollar américain et des devises corrélées pour (151,6) millions d’euros, le dollar singapourien pour (38,0) millions d’euros et le dollar canadien pour (29,9) millions d’euros.
- Ce poste inclut également les effets liés à la réévaluation des éléments non monétaires au titre de l’application de la norme IAS 29 pour un montant de 2,8 millions d’euros.
- (2)Gains et pertes actuariels : le Groupe comptabilise en capitaux propres les écarts actuariels relatifs à l’évaluation des avantages au personnel à long terme. Ces écarts actuariels correspondent à l’incidence des ajustements liés à l’expérience et au changement des hypothèses d’évaluation (taux d’actualisation, taux d’augmentation des salaires et des retraites) de l’obligation relative au régime à prestations définies.
-
6.3État de la situation financière consolidée
(en millions d’euros)
Notes
Décembre 2025
Décembre 2024
Écarts d’acquisition
11
2 273,7
2 313,0
Immobilisations incorporelles
13
393,4
464,4
Immobilisations corporelles
14
379,5
401,9
Droits d’utilisation
15
434,4
409,6
Actifs financiers non courants
17
82,5
100,2
Impôts différés actifs
16
136,9
131,9
Total actif non courant
3 700,4
3 821,0
Clients et autres débiteurs
19
1 617,0
1 644,9
Actifs sur contrats
20
261,9
309,7
Impôt sur le résultat – actif
56,3
46,6
Instruments financiers dérivés
18
3,2
5,4
Autres actifs financiers courants
17
9,8
11,3
Trésorerie et équivalents de trésorerie
21
1 366,1
1 204,2
Total actif courant
3 314,3
3 222,1
Actifs destinés à être cédés
34
48,7
151,8
Total actif
7 063,4
7 194,9
Capital
22
54,5
54,5
Réserves et résultat consolidés
1 656,5
1 917,2
Capitaux propres revenant aux actionnaires de la Société
1 711,0
1 971,7
Participations ne donnant pas le contrôle
42,2
64,1
Total capitaux propres
1 753,2
2 035,8
Dettes financières non courantes
24
2 389,9
1 896,5
Dettes de location non courantes
15
347,6
328,0
Autres passifs financiers non courants
25
43,1
66,3
Impôts différés passifs
16
84,5
102,6
Avantages au personnel à long terme
26
144,3
148,8
Provisions pour risques et charges
27
96,8
77,5
Total passif non courant
3 106,2
2 619,7
Dettes fournisseurs et autres créditeurs
28
1 394,4
1 392,5
Passifs sur contrats
20
247,7
269,1
Impôt sur le résultat exigible
96,9
104,9
Dettes financières courantes
24
229,9
534,4
Dettes de location courantes
15
118,0
114,3
Instruments financiers dérivés
18
2,8
5,0
Autres passifs financiers courants
25
73,7
85,4
Total passif courant
2 163,4
2 505,6
Passifs destinés à être cédés
34
40,6
33,8
Total passif et capitaux propres
7 063,4
7 194,9
-
6.4Tableau de variation des capitaux propres consolidés
(en millions d’euros)
Capital
Primes
Réserve de conversion
Autres réserves
Total capitaux propres
Revenant aux actionnaires de la Société
Revenant aux participations ne donnant pas le contrôle
Au 31 décembre 2023
54,5
217,8
(399,9)
2 121,4
1 993,8
1 936,1
57,7
Augmentations de capital
0,1
18,8
-
-
18,9
18,9
-
Réductions de capital
(0,1)
(23,9)
-
-
(24,0)
(24,0)
-
Charge IFRS 2 des plans
de stock-options et d’actions de performance-
-
-
25,4
25,4
25,4
-
Dividendes distribués
-
-
-
(389,8)
(389,8)
(371,9)
(17,9)
Transactions sur actions propres
-
-
-
(167,8)
(167,8)
(167,8)
-
Entrées de périmètre
-
-
-
8,9
8,9
-
8,9
Transactions sur participations ne donnant pas le contrôle
-
-
-
-
-
0,5
(0,5)
Autres mouvements (1)
-
-
-
(29,7)
(29,7)
(27,8)
(1,9)
Total des opérations avec les actionnaires
-
(5,1)
-
(553,0)
(558,1)
(546,7)
(11,4)
Résultat net
-
-
-
589,2
589,2
569,4
19,8
Autres éléments du résultat global
-
-
9,9
1,0
10,9
12,9
(2,0)
Résultat global
-
-
9,9
590,2
600,1
582,3
17,8
Au 31 décembre 2024
54,5
212,7
(390,0)
2 158,6
2 035,8
1 971,7
64,1
Augmentations de capital
0,1
12,4
-
-
12,5
12,5
-
Réductions de capital
(0,1)
(18,2)
-
-
(18,3)
(18,3)
-
Charge IFRS 2 des plans
de stock-options et d’actions de performance-
-
-
23,2
23,2
23,2
-
Dividendes distribués
-
-
-
(418,1)
(418,1)
(399,2)
(18,9)
Transactions sur actions propres
-
-
-
(172,4)
(172,4)
(172,4)
-
Entrées de périmètre
-
-
-
2,7
2,7
-
2,7
Autres mouvements (1)
-
-
-
(35,2)
(35,2)
(20,7)
(14,5)
Total des opérations avec les actionnaires
-
(5,8)
-
(599,8)
(605,6)
(574,9)
(30,7)
Résultat net
-
-
-
609,5
609,5
588,0
21,5
Autres éléments du résultat global
-
-
(286,3)
(0,2)
(286,5)
(273,8)
(12,7)
Résultat global
-
-
(286,3)
609,3
323,0
314,2
8,8
Au 31 décembre 2025
54,5
206,9
(676,3)
2 168,1
1 753,2
1 711,0
42,2
- (1)Le poste « Autres mouvements » est constitué majoritairement de :
- ●la variation de juste valeur des puts (options de vente) sur intérêts minoritaires (cf. note 12 « Acquisitions et cessions ») ;
- ●l’impact de la cession de l’activité de tests alimentaires réalisée en 2025 pour la part revenant aux participations ne donnant pas le contrôle.
-
6.5Tableau des flux de trésorerie consolidés
(en millions d’euros)
Notes
2025
2024
Résultat avant impôts
875,4
863,0
Élimination des flux des opérations de financement et d’investissement
(98,2)
53,2
Provisions et autres éléments sans incidence sur la trésorerie
192,0
24,6
Amortissements et dépréciations
13/14/15
299,5
283,7
Variation du besoin en fonds de roulement lié à l’activité
29
19,1
60,8
Impôts payés
(281,1)
(280,5)
Flux net de trésorerie généré par l’activité
1 006,7
1 004,8
Acquisitions de filiales, nettes de la trésorerie acquise
12
(126,2)
(313,9)
Cessions de filiales et d’activités, nettes de la trésorerie cédée
12
156,3
105,4
Acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles
(147,0)
(145,9)
Cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles
5,2
6,1
Acquisitions d’actifs financiers non courants
(11,9)
(8,2)
Cessions d’actifs financiers non courants
8,9
8,7
Variation des prêts et avances consentis
(0,8)
-
Dividendes reçus
0,7
-
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement
(114,8)
(347,8)
Augmentation de capital social
22
13,4
18,1
Acquisition/Cession d’actions propres
(190,7)
(191,8)
Dividendes versés
(430,0)
(406,9)
Augmentation des emprunts et autres dettes financières
24
698,9
1 000,4
Remboursement des emprunts et autres dettes financières
24
(533,0)
(800,1)
Remboursement des dettes et transactions avec les actionnaires
12
(35,6)
(58,3)
Remboursement des dettes et intérêts de location
15
(157,8)
(149,9)
Intérêts payés
(40,7)
(21,7)
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement
(675,5)
(610,2)
Incidence des écarts de change
(54,0)
(12,7)
Trésorerie et équivalents de trésorerie classés en actifs destinés à être cédés
34
(1,0)
(3,6)
Variation de la trésorerie nette
161,4
30,5
Trésorerie nette au début de la période
21
1 200,6
1 170,1
Trésorerie nette à la fin de la période
21
1 362,0
1 200,6
dont trésorerie et équivalents de trésorerie
21
1 366,1
1 204,2
dont concours bancaires courants
24
(4,1)
(3,6)
-
6.6Notes annexes aux états financiers consolidés
Note 1Informations générales
Bureau Veritas SA (la « Société ») et l’ensemble de ses filiales constituent le Groupe Bureau Veritas (ci-dessous appelé « Bureau Veritas » ou le « Groupe »).
Depuis sa création en 1828, Bureau Veritas a développé une expertise reconnue pour aider ses clients à se conformer aux normes ou aux réglementations relatives à la qualité, l’hygiène et la santé, la sécurité, l’environnement et la responsabilité sociale. L’activité de Bureau Veritas consiste à inspecter, analyser, auditer ou certifier les produits, les actifs et les systèmes de management de ses clients par rapport à des référentiels réglementaires ou volontaires, pour délivrer ensuite des rapports de conformité.
Bureau Veritas SA est une société anonyme de droit français à Conseil d’administration soumise aux dispositions du Livre II du Code de commerce applicables aux sociétés commerciales ainsi qu’à toutes autres dispositions légales et réglementaires applicables aux sociétés commerciales et à ses statuts.
Son siège social est situé Tour Alto, 4, Place des Saisons, 92400 Courbevoie, France. Elle est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 775 690 621 RCS Nanterre. Son activité principale, codifiée 7120B, concerne les analyses, essais et inspections techniques. Le numéro LEI (Legal Entity Identifier) de la Société est 969500TPU5T3HA5D1F11.
La Société a été constituée par acte des 2 et 9 avril 1868 reçu par Maître Delaunay, notaire à Paris. La durée de la Société expirera, sauf dissolution anticipée ou prorogation décidée par l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires conformément à la loi et aux statuts, le 31 décembre 2080.
Le site internet de la Société est accessible à l’adresse suivante : https://group.bureauveritas.com/fr.
Au 31 décembre 2025, Wendel détient 22,7 % du capital de Bureau Veritas et 35,7 % des droits de vote théoriques (1).
-
6.7Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Bureau Veritas relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
-
6.8Comptes annuels de Bureau Veritas SA
Compte de résultat
(milliers d’euros)
Notes
2025
2024
Produits d’exploitation :
Production de services vendue
363 975
344 682
Montant net du chiffre d’affaires
7
363 975
344 682
Production stockée
-
5 467
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions
25 088
8 843
Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles
93
-
Autres produits
269 627
267 755
Total des produits d’exploitation (I)
658 783
626 747
Charges d’exploitation :
Achats de matières premières et autres approvisionnements
(76)
(200)
Autres achats et charges externes
(157 568)
(131 456)
Impôts, taxes et versements assimilés
(7 440)
(5 108)
Salaires
(136 927)
(133 931)
Cotisations sociales
(42 955)
(44 869)
Dotations aux amortissements et aux dépréciations :
Sur immobilisations : dotations aux amortissements
(1 542)
(1 730)
Sur actif circulant : dotations aux dépréciations
(5 279)
(1 144)
Dotations aux provisions
(22 721)
(9 025)
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées
(122)
-
Autres charges
(214 684)
(206 899)
Total des charges d’exploitation (II)
(589 314)
(534 363)
1. Résultat d’exploitation (I - II)
69 469
92 384
Produits financiers :
De participation (1)
383 973
251 437
D’autres valeurs mobilières et créances de l’actif immobilisé (1)
13 967
39 820
Autres intérêts et produits assimilés (1)
47 801
74 208
Reprises sur dépréciations et provisions
22 781
23 983
Différences positives de change
11 741
30 088
Produits des cessions d’immobilisations financières
25 375
-
Total des produits financiers (III)
505 638
419 536
Charges financières :
Dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions
(38 804)
(13 991)
Intérêts et charges assimilées (2)
(97 812)
(95 564)
Différences négatives de change
(17 036)
(30 689)
Valeurs comptables des immobilisations financières cédées
(2 387)
-
Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement et d’instruments de trésorerie
(14)
-
Total des charges financières (IV)
(156 053)
(140 244)
2. Résultat financier (III - IV)
349 585
279 292
3. Résultat courant avant impôts (I - II + III - IV)
419 054
371 676
Produits exceptionnels (V)
-
3 045
Charges exceptionnelles (VI)
-
(466)
4. Résultat exceptionnel (V) - (VI)
-
2 580
Impôts sur les bénéfices (VII)
10
(11 706)
(13 872)
Total des produits (I + III + V)
1 164 421
1 049 328
Total des charges (II + IV + VI + VIII)
(757 073)
(688 944)
Bénéfice
407 348
360 384
- (1)Dont produits concernant les entités liées.
- (2)Dont intérêts concernant les entités liées.
430 876
(35 056)
324 872
(46 560)
-
6.9Notes sur les comptes annuels
Note 1Immobilisations
Immobilisations – valeurs brutes
(milliers d’euros)
Montant brut à l’ouverture de l’exercice
Augmentations
Diminutions
Écart de conversion
Montant brut à la clôture de l’exercice
Concessions, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires
1 235
98
(29)
(55)
1 249
Fonds commercial
66
617
-
(39)
644
Immobilisations incorporelles
1 301
715
(29)
(94)
1 893
Constructions
2 487
151
(1 060)
(145)
1 433
Installations techniques, matériel et outillages industriels
4 490
560
(140)
(544)
4 367
Autres immobilisations corporelles
10 166
883
(1 545)
(904)
8 599
Immobilisations corporelles en cours, avances et acomptes
109
56
(5)
(15)
145
Immobilisations corporelles
17 252
1 650
(2 750)
(1 608)
14 544
Participations (1)
2 995 248
74 465
(302)
-
3 069 411
Créances rattachées à des participations
224 277
26 709
(119 204)
-
131 782
Autres titres immobilisés
284
37
(37)
-
284
Autres immobilisations financières (2)
133 594
395 126
(265 858)
(203)
262 659
Immobilisations financières
3 353 403
496 336
(385 400)
(203)
3 464 136
Total
3 371 956
498 701
(388 179)
(1 905)
3 480 573
- (1)Voir Note 2.
- (2)Les autres immobilisations financières n’incluent pas de prêts.
Au 31 décembre 2025, la Société détenait 8 857 215 actions propres classées en immobilisations financières, pour un total de 260,3 millions d’euros. Ces actions ne sont pas affectées à un contrat de liquidité et peuvent être utilisées pour tout objectif déterminé par la loi et les organes de gouvernance.
Amortissements des immobilisations
(milliers d’euros)
Durée d’utilisation
Mode d’amortis-
sementAmortis-
sements cumulés à l’ouverture de l’exerciceAugmen-
tations : dotations de l’exerciceDiminutions
Écart de conversion
Amortis-
sements cumulés à la clôture de l’exerciceConcessions, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires
(1 163)
(55)
28
45
(1 145)
Fonds commercial
(64)
(41)
-
4
(101)
Immobilisations incorporelles
Inférieure à 12 ans
Linéaire
(1 227)
(96)
28
49
(1 246)
Constructions
10 ans
Linéaire
(1 666)
(108)
1 018
55
(701)
Installations techniques, matériel et outillages industriels
5 à 10 ans
Linéaire
(2 959)
(421)
85
344
(2 951)
Autres immobilisations corporelles
3 à 10 ans
Linéaire
(7 933)
(917)
1 471
693
(6 686)
Immobilisations corporelles
(12 558)
(1 446)
2 574
1 092
(10 338)
Total
(13 785)
(1 542)
2 602
1 141
(11 584)
-
6.10Informations complémentaires concernant Bureau Veritas en vue de l’approbation des comptes annuels 2025
6.10.1Activités et résultats de la Société
-
6.11Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Bureau Veritas relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
-
7.3Principales filiales en 2025
Le Groupe comprend Bureau Veritas SA, ses succursales et ses filiales. À la tête du Groupe, Bureau Veritas SA détient des participations dans diverses sociétés en France et à l’étranger. À part son activité de société holding, elle détient également une activité économique propre au travers de certaines succursales à l’étranger.
Les principaux flux entre Bureau Veritas SA et ses filiales consolidées concernent les redevances de marque et les redevances techniques, la gestion centralisée de la trésorerie et la refacturation de la couverture d’assurance. Une présentation des principaux flux entre Bureau Veritas SA et ses filiales figure dans la section 7.6.1 – Principales opérations avec les apparentés, du présent Document d’enregistrement universel.
Au 31 décembre 2025, le Groupe comptait 533 entités juridiques (contre 535 entités au 31 décembre 2024).
Une description des 9 principales filiales, directes ou indirectes, de Bureau Veritas SA figure ci-dessous.
- ●l’entité a représenté au moins 5 % des capitaux propres consolidés au cours de l’un des deux derniers exercices ;
- ●l’entité a représenté au moins 5 % du résultat net consolidé au cours de l’un des deux derniers exercices ;
- ●l’entité a représenté au moins 5 % du chiffre d’affaires consolidé au cours de l’un des deux derniers exercices ;
- ●l’entité a représenté au moins 5 % du total actif consolidé au cours de l’un des deux derniers exercices.
Une liste des filiales de Bureau Veritas SA figure dans la Note 38 – Périmètre de consolidation annexée aux états financiers consolidés 2025, dans la section 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés, du présent Document d’enregistrement universel.
Bureau Veritas Holdings, Inc.
Bureau Veritas Holdings, Inc. est une société de droit américain créée en 1988, dont le siège social est situé 16800 Greenspoint Park Drive, 77060, Houston, Texas, États-Unis. Bureau Veritas Holdings, Inc. est une société holding détenue directement à 100 % par Bureau Veritas SA. Elle a pour principal objectif de détenir les participations du Groupe dans les filiales en Amérique du Nord.
-
7.4Contrats intra-groupe
La politique financière du Groupe consistant à centraliser les excédents de trésorerie, les filiales placent leurs excédents auprès de la Société. En cas de besoin, elles peuvent emprunter auprès de cette dernière. Sauf accord de la Société, les filiales ne doivent ni placer leurs excédents de trésorerie, ni emprunter auprès d’une autre entité.
-
7.5Contrats de franchise industrielle, redevance de nom et licence de savoir-faire, services centraux
Le Groupe a mis en place des contrats de franchise ou de licence et des contrats de prestations de services centraux avec la plupart de ses filiales, généralement sous la forme de contrats-cadres.
Ces contrats visent à mettre à disposition des entités du Groupe les droits de propriété intellectuelle relatifs à la marque et au savoir-faire, mais aussi à fournir des services techniques et administratifs aux filiales.
-
7.6Opérations avec les apparentés et rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
7.6.1Principales opérations avec les apparentés
Une description détaillée des contrats intra-groupe et autres opérations avec les apparentés figure dans la section 7.4 – Contrats intra-groupe, du présent chapitre ainsi que dans la Note 35 – Transactions avec les parties liées annexée aux états financiers consolidés 2025, dans la section 6.6 – Notes annexes aux comptes consolidés, du présent Document d’enregistrement universel.
-
7.7Capital social et droits de vote
7.7.1Capital social
Évolution du capital social au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025
Au 31 décembre 2024, le capital s’élevait à 54 469 156,56 euros(1), divisé en 453 909 638 actions d’une valeur nominale de 0,12 euro chacune. Le nombre total de droits de vote théoriques s’établissait à 583 851 627 et le nombre de droits de vote exerçables à 578 454 636.
- ●l’émission de 627 242 actions à la suite des levées d’options de souscription d’actions. Les augmentations de capital corrélatives ont été constatées par le Conseil d’administration lors de ses décisions du 24 février 2025(2), 19 juin 2025 et du 11 décembre 2025 ;
- ●la réduction du capital par l’annulation de 665 360 actions auto-détenues rachetées dans le cadre du programme de rachat d’actions. La réduction corrélative du capital a été décidée par le Conseil d’administration lors de ses séances du 24 février 2025, 19 juin 2025 et du 11 décembre 2025.
Au 31 décembre 2025, le capital s’élevait à 54 464 582,40 euros(3), divisé en 453 871 520 actions d’une valeur nominale de 0,12 euro chacune. Le nombre total de droits de vote théoriques s’établissait à 560 821 818 et le nombre de droits de vote exerçables à 550 602 988.
-
7.8Actionnariat
7.8.1Structure de l’actionnariat du Groupe
Actionnariat simplifié au 31 décembre 2025
Évolution de l’actionnariat
- ●En 1995, le groupe Wendel devient coactionnaire de Bureau Veritas avec le groupe Poincaré Investissements.
- ●En 2004, Wendel et Poincaré Investissements détiennent respectivement 33,8 % et 32,1 % du capital et des droits de vote de Bureau Veritas. Le 10 septembre 2004, Wendel prend progressivement le contrôle de la Société et acquiert 100 % de Poincaré Investissements, portant sa part dans Bureau Veritas à 65,9 % du capital et des droits de vote. Wendel propose alors aux actionnaires minoritaires de vendre leurs parts dans des conditions comparables à celles proposées pour l’acquisition de contrôle. À la suite de cette offre privée, Wendel détient 99 % du capital et des droits de vote de Bureau Veritas.
- ●Bureau Veritas entre en Bourse sur Euronext Paris le 24 octobre 2007. Wendel cède alors environ 31 % du capital pour 1 240 millions d'euros.
- ●Le 5 mars 2009, Wendel vend 11 millions d'actions, dans le cadre d’un placement privé, réduisant sa part au capital de 62 % à 52 %.
- ●Le 6 mars 2015, le groupe Wendel vend 48 millions d'actions(4) dans le cadre d’un placement privé, ramenant sa part à 40 % du capital et 56 % des droits de vote.
- ●Le 30 octobre 2018, Wendel cède 21 millions d'actions dans le cadre d’un placement privé. A l’issue de l’opération, la société détient environ 35 % du capital et 52 % des droits de vote de Bureau Veritas.
- ●Le 4 avril 2024, Wendel cède environ 40,5 millions d’actions Bureau Veritas, par voie de placement accéléré avec construction de livre d’ordres. Dans le cadre de cette opération :
- ●Le fonds Lac1, géré par Bpifrance, prend une participation d’environ 4 % au capital de Bureau Veritas ;
- ●Bureau Veritas réalise l’acquisition de ses propres actions pour un montant de 100 millions d’euros (soit environ 0,8 % de son capital).
- ●En 2025 :
- ●Le 12 mars, Wendel conclut un accord de vente à terme à maturité 3 ans sur environ 30,4 millions d’actions Bureau Veritas (représentant environ 6,7 % du capital(5)). Cette cession d'actions s'est traduite par les opérations suivantes :
- ●Accord de vente à terme préfinancée et accord de « call spread » : Wendel conclut un accord de vente à terme préfinancée pour une durée de 3 ans avec BNP Paribas environ 30,4 millions d’actions Bureau Veritas. Simultanément, Wendel conclut une opération de « call spread » avec les banques BNP Paribas et Morgan Stanley Europe SE afin de bénéficier jusqu’à environ 15 % de la hausse du cours de l’action sur les trois prochaines années, sur un montant d’actions équivalent à celles sous-jacente à la vente à terme.
- ●Placement privé d’actions par constitution d’un livre d'ordre accéléré : dans le cadre des opérations, les banques BNP Paribas et Morgan Stanley réalisent un placement privé d’environ 30,4 millions d’actions Bureau Veritas correspondant au nombre d’actions sous-jacentes à la vente à terme à travers la constitution d’un livre d’ordre accéléré. Les actions Bureau Veritas vendues par le biais de l’offre sont empruntées sur le marché. Dans le cadre de l’opération de « call spread », les banques BNP Paribas et Morgan Stanley Europe SE achètent 5,4 millions d’actions offertes, afin de couvrir leurs positions. Les actions sous-jacentes à la vente à terme détenues par Wendel sont nanties en faveur de BNP Paribas. Wendel maintiendra, sous réserve du nantissement des actions, la pleine propriété des actions et les droits de vote double associés jusqu’au règlement physique de la vente à terme (i.e., jusqu’au 17 mars 2028).
- ●Le 16 septembre, Wendel cède environ 23,3 millions d’actions Bureau Veritas (représentant environ 5,1 % du capital(6)). Ces actions étaient sous-jacentes à l’obligation échangeable en titres Bureau Veritas émise par Wendel en mars 2023 et arrivant à échéance en mars 2026, ayant permis à Wendel de lever un financement de 750 millions d’euros. La cession a été réalisée dans le cadre d’un placement par voie de construction accélérée d’un livre d’ordres réservé à des investisseurs qualifiés ainsi qu’à des investisseurs institutionnels internationaux. Dans le cadre de cette opération, Wendel SE a conclu des « call options » à dénouement en espèces portant sur un nombre maximal de 23 277 638 actions Bureau Veritas sous-jacentes.
- ●Le 12 mars, Wendel conclut un accord de vente à terme à maturité 3 ans sur environ 30,4 millions d’actions Bureau Veritas (représentant environ 6,7 % du capital(5)). Cette cession d'actions s'est traduite par les opérations suivantes :
Au 31 décembre 2025, le groupe Wendel possède 21,37 % du capital et 34,59 % de droits de vote théoriques (35,23 % des droits de vote exerçables) de Bureau Veritas.
Principaux actionnaires directs et indirects
Le groupe Wendel est l’actionnaire de contrôle de Bureau Veritas, dont il détenait au 31 décembre 2025, 21,37 % du capital et 34,59 % des droits de vote théoriques.
Dans le cadre de son activité d’investissement pour compte propre, elle investit dans des sociétés leaders dans leur secteur : ACAMS, Bureau Veritas, Crisis Prevention Institute, Globeducate, IHS Towers, Scalian, Stahl et Tarkett. En 2023, Wendel a annoncé son intention de développer une plateforme de gestion d'actifs privés pour compte de tiers en complément de ses activités d'investissement pour compte propre. Dans ce cadre, Wendel a finalisé les acquisitions de 51 % d’IK Partners en mai 2024, de 72 % de Monroe Capital en mars 2025 et annoncé l’acquisition de Committed Advisors en octobre 2025. Au 30 septembre 2025, le Groupe gérait 46 Mds d’euros pour le compte d’investisseurs tiers, pro forma de l’acquisition de Committed Advisors, et environ 5,3 Mds d’euros investis pour compte propre.
Wendel a également la particularité d’être une société d’investissement de long terme, disposant de capitaux permanents, d’une notation Investment Grade et d’accès aux marchés financiers, soutenue et contrôlée par Wendel-Participations, un actionnaire familial stable ayant plus de 315 ans d’histoire industrielle dont plus de 40 ans d’expérience dans l’investissement.
Wendel SE est cotée sur le marché réglementé d'Euronext Paris. Son Document d’enregistrement universel peut être consulté sur le site de l'AMF (www.amf-france.org) et sur le site de Wendel (www.wendelgroup.com).
Au 31 décembre 2025, Wendel SE était détenue à hauteur de 41,12 % par Wendel-Participations SE (et affiliés). Wendel-Participations SE est une société qui regroupe les intérêts d'environ 1 350 membres de la famille Wendel.
Conformément à l’article 25 des statuts de la Société, le groupe Wendel a un droit de vote double. Cela concerne l'ensemble des actions détenues par le groupe Wendel, dans la mesure où celles-ci font l’objet d’une inscription nominative depuis plus deux ans.
Part des investisseurs institutionnels (7)
Répartition du capital social en circulation et des droits de vote exerçables
Actionnaires
Au 31 décembre 2025
Capital
Droits de vote
théoriques
Droits de vote
exerçables en AG
Nombre
d'actions% d’actions détenues
Nombre
de droits de vote% de droits de vote
Nombre
de droits de vote% de droits de vote
Groupe Wendel
96 999 266
21,37 %
193 998 532
34,59 %
193 998 532
35,23 %
BlackRock
27 105 911
5,97 %
27 105 911
4,83 %
27 105 911
4,92 %
Public (1)
316 241 914
69,68 %
323 510 499
57,69 %
323 510 499
58,76 %
Salariés (2)
2 931 473
0,65 %
5 433 322
0,97 %
5 433 322
0,99 %
Dirigeants (3)
374 126
0,08 %
554 724
0,10 %
554 724
0,10 %
Auto-détention
10 218 830
2,25 %
10 218 830
1,82 %
-
-
TOTAL
453 871 520
100,00 %
560 821 818
100,00 %
550 602 988
100,00 %
- (1)Calculé par différence.
- (2)En ce compris les actions détenues par les salariés au Fonds Commun de Placement BV Next ainsi que les actions acquises au titre des plans d'intéressement à long terme.
- (3)Les dirigeants sont définis comme les membres du Comité exécutif du Groupe Bureau Veritas au jour de la date indiquée dans le tableau.
Par courrier reçu le 21 mars 2025, la société BNP Paribas a déclaré avoir franchi en hausse, le 12 mars 2025, indirectement par l’intermédiaire des sociétés qu’elle contrôle, les seuils de 5 % du capital et des droits de vote de la société Bureau Veritas et détenir indirectement 34 964 920 actions Bureau Veritas représentant autant de droits de vote, soit 7,70 % du capital et 5,99 % des droits de vote de cette société(8). Ce franchissement de seuils résulte principalement de la conclusion d’un contrat d’achat à terme préfinancé « prepaid forward » d’actions Bureau Veritas pour une durée de 3 ans avec la société Wendel, hors marché.
À la connaissance de la Société, il n’y avait pas, à la clôture de l’exercice 2025, d’autre actionnaire détenant 5 % ou plus du capital ou des droits de vote de la Société.
Actionnaires
(en %)
Au 28 février 2026
Au 31 décembre 2025
Au 31 décembre 2024
Au 31 décembre 2023
% actions détenues
Droits de vote
% actions détenues
Droits de vote
% actions détenues
Droits de vote
% actions détenues
Droits de vote
% théoriques
% exerçables
% théoriques
% exerçables
% théoriques
% exerçables
% théoriques
% exerçable
Groupe Wendel
21,37 %
34,59 %
35,23 %
21,37 %
34,59 %
35,23 %
26,50 %
41,20 %
41,59 %
35,43 %
51,54 %
51,56 %
Blackrock
5,73 %
4,64 %
4,72 %
5,97 %
4,83 %
4,92 %
n.d.
n.d.
n.d.
n.d.
n.d.
n.d.
Public (1)
69,94 %
57,90 %
58,97 %
69,68 %
57,69 %
58,76 %
71,59 %
56,86 %
57,39 %
63,77 %
47,51 %
47,53 %
Salariés (2)
0,64 %
0,95 %
0,97 %
0,65 %
0,97 %
0,99 %
0,65 %
0,94 %
0,94 %
0,66 %
0,83 %
0,83 %
Dirigeants (3)
0,08 %
0,10 %
0,10 %
0,08 %
0,10 %
0,10 %
0,07 %
0,08 %
0,08 %
0,08 %
0,08 %
0,08 %
Auto-détention
2,24 %
1,82 %
-
2,25 %
1,82 %
-
1,19 %
0,92 %
-
0,05 %
0,04 %
-
TOTAL
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
100,00 %
- (1)Calculé par différence.
- (2)En ce compris les actions détenues par les salariés au Fonds Commun de Placement BV Next ainsi que les actions acquises au titre des plans d'intéressement à long terme.
- (3)Les dirigeants sont définis comme les membres du Comité exécutif du Groupe Bureau Veritas au jour des dates indiquées dans le tableau.
Franchissements de seuils
Les franchissements de seuils légaux notifiés avant le 1er janvier 2025 sont consultables sur le site de l’Autorité des marchés financiers (« AMF »). Les franchissements de seuils statutaires sont communiqués au siège social de la Société.
En complément des seuils mentionnés dans l’article 11.2 des statuts de la Société (détails dans la section 7.10 – Actes constitutifs et statuts, du présent Document d’enregistrement universel) et selon l’article L. 233-7 du Code de commerce, toute personne physique ou morale agissant seule ou de concert qui vient à posséder un nombre d’actions représentant plus du vingtième (5 %), du dixième (10 %), des trois vingtièmes (15 %), du cinquième (20 %), du quart (25 %), des trois dixièmes (30 %), du tiers (1/3), de la moitié (50 %), des deux tiers (2/3), des dix-huit vingtièmes (90 %) ou des dix-neuf vingtièmes (95 %) du capital social ou des droits de vote informe la Société et l’AMF, au plus tard avant la clôture des négociations du quatrième jour de Bourse suivant le jour du franchissement du seuil de participation, du nombre total d’actions ou de droits de vote qu’elle possède. Cette information est également donnée dans les mêmes délais lorsque la participation en capital social ou en droits de vote devient inférieure à ces seuils.
À défaut, l’actionnaire est privé des droits de vote attachés aux actions excédant la fraction qui n’a pas été régulièrement déclarée pour toute Assemblée d’actionnaires qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date de régularisation de la notification. Dans les mêmes conditions, les droits de vote attachés à ces actions et qui n’ont pas été régulièrement déclarés ne peuvent être exercés ou délégués par l’actionnaire défaillant (article L. 233-14 alinéas 1 et 2 du Code de commerce).
Un formulaire type de déclaration de franchissement de seuils légaux est disponible sur le site internet de l’AMF.
À la meilleure connaissance de la Société et sur la base des franchissements de seuils légaux et statutaires notifiés par les actionnaires à la Société et/ou à l’AMF, les déclarations communiquées au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 sont recensées ci-après.
Date du courrier
Seuil franchi
Sens du franchissement
Wendel(9)
13/03/2025
27 % du capital
Hausse
13/03/2025
42 % des droits de vote
Hausse
09/04/2025
42 % des droits de vote
Baisse
16/04/2025
42 % des droits de vote
Hausse
19/09/2025
Seuils compris entre 27 et 23 % du capital
Baisse
19/09/2025
Seuils compris entre 42 % et 36 % des droits de vote
Baisse
24/10/2025
23% du capital
Hausse
30/10/2025
23% du capital
Baisse
05/11/2025
23% du capital
Hausse
07/11/2025
23% du capital
Baisse
BNP Paribas(10)
21/03/2025
7 % du capital
Hausse
21/03/2025
5 % des droits de vote
Hausse
Capital Group
30/01/2025
5 % du capital
Baisse
BlackRock
02/01/2025
4 % du capital
Baisse
07/01/2025
4 % du capital
Hausse
08/01/2025
4 % du capital
Baisse
09/01/2025
4 % du capital
Hausse
10/01/2025
4 % du capital
Baisse
14/01/2025
4 % du capital
Hausse
23/01/2025
4 % du capital
Baisse
24/01/2025
4 % du capital
Hausse
29/01/2025
4 % du capital
Baisse
30/01/2025
4 % du capital
Hausse
07/03/2025
5 % du capital
Hausse
07/03/2025
4 % des droits de vote
Hausse
11/03/2025
6 % du capital
Hausse
12/03/2025
6 % du capital
Baisse
13/03/2025
5 % du capital
Baisse
13/03/2025
4 % des droits de vote
Baisse
17/03/2025
5 % du capital
Hausse
17/03/2025
5 % du capital
Baisse
18/03/2025
5 % du capital
Hausse
19/03/2025
5 % du capital
Baisse
20/03/2025
5 % du capital
Hausse
21/03/2025
4 % des droits de vote
Hausse
16/04/2025
6 % du capital
Hausse
16/04/2025
5 % des droits de vote
Hausse
17/04/2025
5 % des droits de vote
Baisse
28/04/2025
5 % des droits de vote
Hausse
29/04/2025
5 % des droits de vote
Baisse
06/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
07/05/2025
5 % des droits de vote
Baisse
08/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
12/05/2025
5 % des droits de vote
Baisse
13/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
20/05/2025
5 % des droits de vote
Baisse
21/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
22/05/2025
5 % des droits de vote
Baisse
27/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
29/05/2025
5 % des droits de vote
Baisse
30/05/2025
5 % des droits de vote
Hausse
02/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
03/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
05/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
06/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
09/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
10/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
11/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
13/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
16/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
19/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
20/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
23/06/2025
5 % des droits de vote
Hausse
25/06/2025
5 % des droits de vote
Baisse
24/07/2025
6 % du capital
Baisse
25/07/2025
6 % du capital
Hausse
28/07/2025
6 % du capital
Baisse
Investisseur A
08/04/2025
4 % du capital
Hausse
08/04/2025
3 % des droits de vote
Hausse
04/06/2025
4 % du capital
Baisse
11/06/2025
3 % des droits de vote
Baisse
16/10/2025
3 % des droits de vote
Hausse
21/10/2025
3 % des droits de vote
Baisse
13/11/2025
3 % des droits de vote
Hausse
dont filiale de l’Investisseur A
28/04/2025
2 % du capital
Hausse
12/05/2025
2 % du capital
Baisse
Investisseur B
24/09/2025
2 % du capital
Hausse
05/11/2025
2 % du capital
Baisse
À la meilleure connaissance de la Société et sur la base des franchissements de seuils légaux et statutaires notifiés par les actionnaires à la Société et/ou à l’AMF, les déclarations communiquées entre le 31 décembre 2025 et le 13 mars 2026 sont recensées ci-après. La Société n’a pas été informée d’autres franchissements de seuils entre le 31 décembre 2025 et le 13 mars 2026.
Date du courrier
Seuil franchi
Sens du franchissement
Investisseur C
03/03/2026
2% du capital
Hausse
BlackRock
16/01/2026
6 % du capital
Hausse
21/01/2026
6 % du capital
Baisse
26/01/2026
6 % du capital
Hausse
27/01/2026
6 % du capital
Baisse
28/01/2026
6 % du capital
Hausse
29/01/2026
6 % du capital
Baisse
Droits de vote des actionnaires
Conformément aux statuts de la Société modifiés par l’Assemblée générale du 18 juin 2007 et entrés en vigueur le 23 octobre 2007, un droit de vote double est attribué à toutes les actions entièrement libérées pour lesquelles il sera justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins au nom du même actionnaire.
Ce droit de vote double cesse de plein droit pour toute action ayant fait l’objet d’une conversion au porteur ou d’un transfert de propriété.
Néanmoins, n’interrompra pas le délai ci-dessus fixé ou conservera le droit acquis, tout transfert du nominatif au porteur, par suite de succession ab intestat ou testamentaire, de partage de communauté de biens entre époux ou de donation entre vifs au profit du conjoint ou de parents au degré successible.
Au 31 décembre 2025, 106 950 298 actions bénéficiaient d’un droit de vote double sur les 453 871 520 actions composant le capital social en circulation.
Structure de contrôle
Au 31 décembre 2025, la Société était détenue par le groupe Wendel à hauteur de 21,37 % du capital et de 34,59 % de droits de vote théoriques (35,23 % des droits de vote exerçables) de Bureau Veritas.
L’organisation et le mode de fonctionnement du Conseil d’administration et de ses Comités spécialisés, la nomination d'un Administrateur Référent indépendant, le nombre d’administrateurs indépendants, la dissociation des fonctions de Président et Directeur général, l'encadrement du Règlement intérieur et le respect des recommandations du Code AFEP/MEDEF contribuent à encadrer la présence d’un actionnaire majoritaire et éviter les situations de conflits d'intérêts. Le Conseil d’administration de Bureau Veritas SA veille notamment à ce que la présence d’au moins un tiers de membres indépendants en son sein soit respectée. Les membres indépendants du Conseil d’administration sont désignés parmi des personnalités indépendantes et libres d’intérêt par rapport à la Société au sens du Règlement intérieur du Conseil. La composition du Conseil d'administration, ainsi que des développements sur l'indépendance de ses membres, sont présentés dans la section 3.2 – Conseil d'administration, du présent Document d'enregistrement universel.
-
7.9Informations boursières
7.9.1Le titre Bureau Veritas
Fiche signalétique
Place de cotation
Euronext Paris, compartiment A
Éligibilité
Éligible au plan d’épargne en action (PEA)
Éligible au service à règlement différé (SRD)
Introduction en Bourse
23 octobre 2007 à 37,75 euros par action, soit 9,44 euros ajustés de la division du nominal par quatre le 21 juin 2013
Présence dans les indices
CAC 40, CAC 40 ESG, CAC SBT 1.5, SBF 120, CAC Large 60, Euronext 100, EURO STOXX® Industrial Goods & Services, STOXX® Europe 50, STOXX® All Europe 100, STOXX® Europe 600, STOXX® Developed Markets 150, STOXX® Europe 600 Industrial Goods and Services, STOXX® Global ESG Leaders, STOXX® Global ESG Environmental Leaders, Dow Jones Sustainability World, Dow Jones Sustainability Europe, MSCI World, FTSE4Good Index series.
Code ISIN
FR 0006174348
Codes d’identification/Mnémonique
BVI
Reuters : BVI.PA
Bloomberg : BVI:FP
Nombre d’actions en circulation au 31 décembre 2025
453 871 520
Nombre de droits de vote exerçables au 31 décembre 2025
550 602 988
Volume moyen quotidien sur Euronext en 2025
1,06 millions de titres
Capitalisation boursière au 31 décembre 2025
12 336 millions d’euros
-
7.10Actes constitutifs et statuts
Un résumé des principales dispositions des statuts en vigueur à la date de dépôt du présent Document figure dans la présente section. Une copie des statuts peut être obtenue sur le site internet de la Société.
Objet social (article 3 des statuts)
- ●la classification, le contrôle, l’expertise ainsi que la surveillance de construction ou de réparation des navires et des aéronefs de toutes catégories et de toutes nationalités ;
- ●les inspections, contrôles, évaluations, diagnostics, expertises, mesures, analyses concernant la fonction, la conformité, la qualité, l’hygiène, la sécurité, la protection de l’environnement, la production, la performance et la valeur de toutes matières, produits, biens, matériels, constructions, équipements, usines ou établissements ;
- ●tous services, études, méthodes, programmes, assistance technique, conseils dans les domaines de l’Industrie, du transport maritime, terrestre ou aérien, des services et du commerce national ou international ; et
- ●le contrôle des constructions immobilières et du génie civil.
Sauf en cas d’incompatibilité avec la législation en vigueur, la Société peut procéder à toutes études et recherches et accepter des mandats d’expertise ou d’arbitrage dans les domaines en rapport avec son activité.
La Société peut publier tout document, et notamment des règlements et des registres maritime et aéronautique, et exercer toute action de formation concernant les activités précitées.
Plus généralement, elle exerce toute action pouvant, directement ou indirectement, en tout ou partie, se rattacher à son objet ou en favoriser la réalisation : notamment toute opération industrielle, commerciale, financière, mobilière ou immobilière, la création de filiales, la prise de participations financières, techniques ou autres, dans des sociétés, associations ou organismes dont l’objet est en rapport, pour le tout ou pour partie, avec celui de la Société.
-
8.2Contrôleurs légaux des comptes
Commissaires aux comptes titulaires
PricewaterhouseCoopers Audit
PricewaterhouseCoopers Audit a été renouvelé en tant que Commissaire aux comptes titulaire lors de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires du 24 juin 2022 pour une durée de six exercices sociaux expirant à l’Assemblée générale qui statuera sur les comptes de l’exercice 2027 et qui se tiendra en 2028.
PricewaterhouseCoopers Audit appartient à la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Versailles et du Centre.
Ernst & Young Audit
-
8.3Documents accessibles au public
Toutes les publications du Groupe (communiqués, rapports annuels, présentations annuelles et semestrielles, etc.) sont disponibles sur simple demande. Ils sont également accessibles depuis l'espace Investisseurs du site internet https://group.bureauveritas.com/fr/ investisseurs. Ce site permet de s’abonner aux alertes e-mails pour recevoir l’actualité et télécharger toutes les publications du Groupe depuis son introduction en Bourse. Il répertorie également la liste des analystes qui suivent le titre Bureau Veritas et affiche le cours de Bourse en temps réel. L'information réglementée est disponible au lien suivant https://group.bureauveritas.com/fr/investisseurs/ informations-financieres/information-reglementee.
Un Document d’enregistrement universel (anciennement intitulé « Document de référence ») est déposé chaque année auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Conformément à son Règlement général, il est disponible sur le site de l’AMF (www.amf-france.org), ainsi que sur https://group.bureauveritas.com/fr, en version française et anglaise.
Compte tenu de l’entrée en vigueur le 21 juillet 2019 du règlement (UE) 2017/1129 dit « Prospectus 3 » et de son règlement délégué 2019/980, Bureau Veritas publie depuis 2019 un Document d’enregistrement universel. Ce document répond à un objectif d’amélioration de la lisibilité pour les actionnaires et investisseurs en proposant un vecteur unique et central d’information. Il vise en outre à présenter une information englobant les thématiques financières et extra-financières notamment en matière de stratégie et de facteurs de risques.
Les documents, ou copie des documents, listés ci-dessous peuvent être consultés au siège social de Bureau Veritas (Tour Alto, 4 Place des Saisons, 92400 Courbevoie, France) ou bien envoyés sur simple demande par voie électronique :
- ●les statuts de Bureau Veritas SA ;
- ●tous rapports, courriers et autres documents, informations financières historiques, évaluations et déclarations établis par un expert à la demande de Bureau Veritas dont une partie est incluse ou visée dans le présent Document d’enregistrement universel ;
- ●les informations financières historiques de Bureau Veritas et de ses filiales pour chacun des deux exercices précédant la publication du présent Document d’enregistrement universel.
Par ailleurs, conformément à la recommandation AMF n° 2012-05 (modifiée le 5 octobre 2018), les statuts actualisés de la Société figurent sur le site internet : https://group.bureauveritas.com/fr.
Modalités de diffusion de l’information réglementée
Conformément à l’application, depuis le 20 janvier 2007, des obligations de diffusion de l’information réglementée issues de la transposition de la Directive Transparence dans le règlement général de l’AMF, la Direction des Relations Investisseurs de Bureau Veritas s’assure de la diffusion effective et intégrale de l’information réglementée. Celle-ci est, au moment de sa diffusion, déposée auprès de l’AMF et mise en ligne sur le site internet du Groupe.
La diffusion effective et intégrale est réalisée par voie électronique. Elle respecte les critères définis par le règlement général qui impose une diffusion auprès d’un large public au sein de l’Union européenne et selon des modalités garantissant la sécurité de la diffusion et de l’information. À cette fin, la Direction des Relations Investisseurs de Bureau Veritas utilise les services d’un diffuseur professionnel qui satisfait aux critères de diffusion fixés par le Règlement (UE) 596/2014 relatif aux abus de marché et par le Règlement général de l’AMF. Le diffuseur figure sur la liste des diffuseurs professionnels publiée par l’AMF et bénéficie par ce biais d’une présomption de diffusion effective et intégrale.
-
8.4Informations incorporées par référence
Les informations suivantes sont incorporées par référence dans le présent Document d’enregistrement universel :
- ●le rapport de gestion référencé dans la table de concordance en section 8.6.3 – Rapport de gestion du Document d'enregistrement universel 2024, les comptes consolidés du Groupe de l’exercice 2024 accompagnés du rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés, les comptes annuels de la Société de l’exercice 2024 accompagnés du rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels, figurant respectivement aux pages 519 à 520, 382 à 455, 456 à 481 du Document d’enregistrement universel, déposé auprès de l’AMF, en date du 27 mars 2025, sous le numéro D.25-0166 ;
- ●le rapport de gestion référencé dans la table de concordance en section 8.6.3 – Rapport de gestion du Document d'enregistrement universel 2023, les comptes consolidés du Groupe de l’exercice 2023 accompagnés du rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés, les comptes annuels de la Société de l’exercice 2023 accompagnés du rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels, figurant respectivement aux pages 493 à 494, 356 à 428, 429 à 454 du Document d’enregistrement universel, déposé auprès de l’AMF, en date du 9 avril 2024, sous le numéro D.24-0262.
-
8.5Glossaire ET index
A
- ●Action: Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. L’action peut être :
- ●au porteur : l’identité du détenteur est non connue de l’entreprise émettrice ;
- ●au nominatif : l’identité du détenteur est connue de l’entreprise émettrice. Cela confère généralement des droits supplémentaires aux actionnaires (droit de vote double, distribution d’actions…).
- ●Assistance à la gestion de projet : offre de services proposés par Bureau Veritas incluant la gestion, la supervision, la planification et l’assistance technique de projets de construction.
- ●AMF (Autorité des marchés financiers) : Autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller à la protection de l'épargne investie en produits financiers, à l'information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés.
- ●API (Application Programming Interface) : désigne une interface qui permet à deux applications de communiquer entre elles de manière standardisée.
- ●Action: Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. L’action peut être :
-
8.6Tables de concordance
Afin de faciliter la lecture du Document d’enregistrement universel, les tables de concordance ci-après permettent d’identifier :
- ●les principales rubriques qui constituent le Document d’enregistrement universel prévues par les Annexes I et II du Règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 ayant complété les dispositions du règlement (UE) 2017/1129 du 14 juin 2017 ;
- ●les principales informations qui constituent le rapport financier annuel prévues par l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et l’article 222-3 du Règlement général de l’Autorité des marchés financiers ;
- ●les principales informations qui constituent le rapport de gestion prévues par les articles L. 22-10-34 et suivants, L. 232-1 et suivants et R. 225-102 et suivants du Code de commerce ;
- ●les principales informations qui constituent le rapport sur le gouvernement d’entreprise prévues par les articles L. 225-37 et suivants du Code de commerce ;
- ●les informations sur les rémunérations avec la présentation sous forme des 11 tableaux préconisés par l’AMF (voir également Code AFEP/MEDEF).
Ces tables renvoient aux pages du présent Document d’enregistrement universel où sont mentionnés les éléments exigés par les lois, règlements et recommandations mentionnés ci-avant.
8.6.1Document d’enregistrement universel
Table de concordance du Document d’enregistrement universel – Annexes I et II du Règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 ayant complété les dispositions du règlement (UE) 2017/1129 du 14 juin 2017
Page(s)
1.
Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts
et approbation de l’autorité compétente1.1
Personnes responsables des informations
1.2
Déclaration des personnes responsables
1.3
Nom, adresse, qualifications et intérêts potentiels des personnes intervenant en qualité d’experts
N/A
1.4
Informations provenant d’une tierce partie
N/A
1.5
Déclaration de dépôt auprès de l’autorité compétente
1
2.
Contrôleurs légaux des comptes
2.1
Nom et adresse des contrôleurs légaux des comptes
2.2
Contrôleurs légaux ayant démissionné, ayant été écartés ou n’ayant pas été redésignés durant la période
couverte par les informations financières historiques3.
Facteurs de risque
4.
Informations concernant Bureau Veritas
4.1
Raison sociale et nom commercial de l’émetteur
4.2
Lieu, numéro d’enregistrement et LEI de l’émetteur
4.3
Date de constitution et durée de vie de l’émetteur
4.4
Siège social et forme juridique de l’émetteur, législation régissant les activités, pays d’origine,
adresse et numéro de téléphone du siège statutaire, site web avec un avertissement5.
Aperçu des activités
5.1
Principales activités
5.1.1
Nature des opérations effectuées par l’émetteur et ses principales activités
1.5 du Document d’enregistrement universel (DEU) 2025
68 - 88 du DEU 2024
49 - 70 du DEU 2023
5.1.2
Nouveau produit ou service importants lancé sur le marché
N/A
5.2
Principaux marchés
1.3.1 du DEU 2025
57 du DEU 2024
40 du DEU 2023
5.3
Événements importants dans le développement des activités
5.4
Stratégie et objectifs
5.5
Dépendance à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers
ou de nouveaux procédés de fabrication5.6
Position concurrentielle
5.7
Investissements
5.7.1
Investissements importants réalisés
Acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles , Investissements du DEU 2024
371 , 374 du DEU 2024
344 , 348 du DEU 2023
5.7.2
Principaux investissements en cours et engagements futurs
5.7.3
Informations concernant les coentreprises et les entreprises dans lesquelles l’émetteur détient une part de capital susceptible d’avoir une incidence significative sur l’évaluation de son actif/passif, de sa situation financière ou de ses résultats
5.7.4
Questions environnementales
6.
Structure organisationnelle
6.1
Description sommaire du Groupe
6.2
Liste des filiales importantes
7.
Examen de la situation financière et du résultat
7.1
Situation financière
7.1.1
Évolution des résultats et de la situation financière comportant des indicateurs clés de performance de nature financière et le cas échéant, extra-financière
27 - 29, 5.1, 6.1 - 6.5 du DEU 2025
33 et 35, 356 - 356 , 386 - 386 du DEU 2024
24 , 28 , 330 , 356 - 360 du DEU 2023
7.1.2
Évolution future probable des activités de l’émetteur et ses activités de recherche et développement
7.2
Résultats d’exploitation
7.2.1
Facteurs importants, événements inhabituels, peu fréquents ou nouveaux développements
7.2.2
Explication des changements importants du chiffre d’affaires net ou des produits nets
8.
Trésorerie et capitaux
8.1
Informations sur les capitaux de l’émetteur
8.2
Source et montant des flux de trésorerie
8.3
Informations sur les besoins de financement et la structure de financement
8.4
Restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé ou pouvant influer sensiblement sur les activités du Groupe
8.5
Sources de financement attendues
Sources de financement attendues pour les investissements futurs
9.
Environnement réglementaire
10.
Information sur les tendances
10.1
Principales tendances ayant affecté la production, les ventes et les stocks, les coûts et les prix de vente et changement significatif de performance financière du Groupe, survenus depuis la fin du dernier exercice jusqu’à la date d’enregistrement du Document d’enregistrement universel
10.2
Tendances connues, incertitudes ou demandes ou engagements ou événements raisonnablement susceptibles d’influer sensiblement sur les perspectives de l’émetteur, au moins pour l’exercice en cours
11.
Prévisions ou estimations du bénéfice
11.1
Déclaration sur la validité d’une prévision précédemment incluse dans un prospectus
N/A
11.2
Déclaration énonçant les principales hypothèses sur lesquelles l’émetteur a fondé sa prévision ou son estimation
N/A
11.3
Déclaration de comparabilité avec les informations financières historiques et de conformité des méthodes comptables
N/A
12.
Organes d’administration, de direction et de surveillance et Direction générale
12.1
Conseil d’administration et Direction générale
12.2
Conflits d’intérêts au niveau des organes d’administration, de direction et de surveillance et de la Direction générale
13.
Rémunération et avantages
13.1
Rémunérations et avantages en nature
13.2
Sommes provisionnées ou constatées par ailleurs aux fins du versement de pensions, de retraites
ou d’autres avantages14.
Fonctionnement des organes d’administration et de direction
14.1
Date d’expiration des mandats actuels
3.2.2 - Analyse de l’indépendance de certains administrateurs au regard du critère de la relation d’affaires , 3.4.1
14.2
Contrats de service
14.3
Informations sur le Comité d’audit et des risques et le Comité des nominations et des rémunérations
14.4
Déclaration relative à la conformité aux régimes de gouvernement d’entreprise applicables
14.5
Incidences significatives potentielles sur le gouvernement d’entreprise
15.
Salariés
15.1
Nombre de salariés et répartition des effectifs
15.2
Participations et stock-options détenues par les membres du Conseil d’administration et par la Direction générale
15.3
Participation des salariés dans le capital
b. Rémunération compétitive et juste, avec équité salariale , Absence de représentation des salariés et des salariés actionnaires , 3.8.3.2 - 3.8.3.3 , Actionnariat simplifié au 31 décembre 2025 - Répartition du capital social en circulation et des droits de vote exerçables
16.
Principaux actionnaires
16.1
Franchissement de seuils
16.2
Existence de droits de vote différents
Droits de vote des actionnaires , Quorum, vote, nombre de voix (article 28 des statuts)
16.3
Détention ou contrôle, direct ou indirect, de l’émetteur et mesures prises pour que ce contrôle ne s’exerce
pas de manière abusive16.4
Accord connu de Bureau Veritas dont la mise en œuvre pourrait entraîner un changement de son contrôle
17.
Transactions avec des parties liées
18.
Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats
18.1
Informations financières historiques
18.1.1
Informations financières historiques auditées pour les trois derniers exercices
États financiers - 6.8 , 5.1 - 5.6.7 , 6.8 - 6.9 du DEU 2025
382 - 460 , 356 - 378 , 456 - 474 du DEU 2024
330 - 352 , 356 - 422 , 429 - 450 du DEU 2023
18.1.2
Changement de date de référence comptable
N/A
18.1.3
Normes comptables
18.1.4
Changement de référentiel comptable
18.1.5
Informations financières en normes comptables françaises
18.1.6
États financiers consolidés
18.1.7
Date des dernières informations financières
31/12/2025
18.2
Informations financières intermédiaires et autres
N/A
18.3
Audit des informations financières historiques annuelles (rapport d’audit)
450 - 455 , 478 - 481 du DEU 2024
423 - 428 , 451 - 455 du DEU 2023
18.4
Informations financières pro-forma
18.5
Politique de distribution de dividendes et montant du dividende
18.6
Procédures administratives, judiciaires et d’arbitrage
18.7
Changement significatif de la situation financière ou commerciale
19.
Informations supplémentaires
19.1
Capital social
19.1.1
Capital souscrit
19.1.2
Autres actions
19.1.3
Actions autodétenues
7.7.3 , Répartition du capital social en circulation et des droits de vote exerçables
19.1.4
Valeurs mobilières
7.7 - Répartition du capital social en circulation et des droits de vote exerçables
19.1.5
Conditions d’acquisition
19.1.6
Options ou accords
19.1.7
Historique du capital
19.2
Acte constitutif et statuts
19.2.1
Objet social
19.2.2
Droits et privilèges des actions
Droits et obligations attachés aux actions (articles 8, 9, 11.1, 12, 13 et 35 des statuts)
19.2.3
Éléments de changement de contrôle
20.
Contrats importants
21.
Documents disponibles




















































































